Posts Tagged ‘R&D’

Il est sage qu’une entreprise qui souhaite faire affaire avec un firme de design mette en place un processus à l’interne visant à évaluer le choix final de façon simple et structurée. En effet, cela évite des pertes de temps et d’argent. Pour simplifier les choses, il serait pertinent de nommer à l’interne un décideur final, dont l’objectif sera ultimement de s’assurer que la commande de départ est satisfaite. Tout simplement: une personne avec un bon sens de l’analyse qui saura cocher point par point les critères du mandat de départ. Voilà. Point. Final. C’est ce qu’on peut conclure en lisant un article de La Presse, Les patrons doivent faire confiance aux créateurs :

Nos quelques fleurons, telles Hydro-Québec et la SAQ, réussissent assez bien, côté communications, dit Metz en entrevue. Pour la STM, c’est une autre paire de manches… Il y a 40 patrons, 40 entreprises de transport. Personne n’accepte de faire un seul logo, une seule passe. Peut-on être simple et penser grand?

Le studio de design tout comme l’entreprise traditionnelle est parfois teinté d’une idéologie dominante… Avant de se lancer dans un processus design, il est pertinent de savoir orienter sa manière traditionnelle de prendre des décisions. Votre entreprise est-elle plutôt centrée sur le court terme, le moyen terme, l’hypercompétitivité, le risque, la quête d’un standard commun… Tracez votre manière de décider et communiquez-la à la firme que vous engagez. Assurez-vous que le studio de design est compatible avec ce mode décisionnel.

Lorsque je pense à ce principe, la marque Enron et son slogan « Ask Why » (excellent slogan d’aileurs) me viennent à l’esprit. Enron était une entreprise basée sur la sélection naturelle. Ce mode décisionnel était si encré dans les moeurs que les employés à l’interne prenaient des risques importants pour propulser l’entreprise, ce qui ultimement entraîna la chute de ce géant aux pieds d’argile. Voir ce documentaire: Enron The Smartest Guys In The Room et Enron Commercial – Ode To Why .

En opposition, Unicef a un mode décisionnel qui me semble être basé sur la survie de tous et le développement durable. En conséquence, les employés agissent de manière à garantir la stabilité et la croissance pour des fins humanitaires.

Enron et Unicef ont tous deux des modes décisionnels très différents. Ainsi, ils devront communiquer différemment leur besoins au studio de design et sélectionner le concept final de manière différente. Pour en apprendre plus sur les erreurs de processus à éviter, voyez: The Process – succès ou échec en design .

Si vous aimez ce billet, vous aimerez aussi:

Publicités

Definition:

Research and development (often abbreviated « R & D ») is a statistical category, including economic and accounting of all activities undertaken « a systematic basis in order to increase the stock of knowledge, including knowledge of man, culture and society, and the use of this stock of knowledge to devise new applications. « 

And how it can serve as a research and development?

Companies in which innovation is activ obtain additional market gains. Why? Because their ways of responding to customer needs will ensure their leading position, visibility in the media and it also creates new types of consumers, loyal to the brand. It is also the R & D that allows to change the methods and procedures of the company: service, production, machinery, administration and personnel management are subjects to improve with the help of a designer and experts in R & D .

La créativité et l’innovation en PME se font souvent dans le cadre de contraintes. Les réflexions avant-gardistes sont le résultat de conversations, d’essai-erreurs et d’un travail de recherche. Tout cela est coûteux. Voici l’exemple d’un groupe avant-gardiste qui fonctionne de manière intéressante, en alliance avec des entreprises :

Selon Wikipédia:

Ant Farm est un groupe d’architectes américain qui produisit des œuvres expérimentales de 1968 à 1978. Leur travail est documenté en vidéo, et le groupe est considéré comme pionnier dans les arts multimédia. Il peut être considéré comme un mélange entre Archigram, les Rolling Stones et The Yes Men, et fait partie du mouvement de la contre-cultureaméricaine de cette époque. Ant Farm utilisa des technologies alors en pointe tout en attaquant de front la culture américaine de critiques politiques et sociales de façon très critique (et même violente) envers les mass-medias.

Ces architectes créent des projets qu’ils proposent ensuite aux entreprises.

Je crois qu’il s’agit d’une démarche qui peut s’avérer onéreuse, mais aussi très fructueuse que de faire de la R&D. C’est pourquoi je propose aux entreprises de s’allier avec des organismes à but non lucratif, des inventeurs, des artistes, etc. Cela permet d’éviter des coûts liés à la Recherche et développement. En effet, on profite des recherches de ces alliés, qu’on ne finance que pour les résultats satisfaisants qu’ils produisent. L’entente peut être définie comme une contribution sous forme de profits sur les ventes ou encore en tant que de la sous-traitance. Bien entendu, rien ne vaut une véritable orientation design en entreprise, mais ce type de partenariat peut réduire les coûts R&D d’une PME. Bref, PME et R&D, la solution est de créer des alliances.

Récemment, j’ai été demandé en entrevue pour le Magazine Elle Québec, pour lequel j’ai identifié des tendances de la consommation. Lors de cet entretien, j’ai constaté que parler des tendances, c’est aussi toucher aux croyances populaires vis-à-vis l’utilité de la mode, et sur l’effet que les entreprises peuvent avoir sur celle-ci. J’ai pensé pousser ma réflexion plus loin en vous invitant à considérer la recherche de tendances comme un processus favorisant la créativité et l’innovation. Quand on implique la recherche de tendances à des sessions de recherche et développement (R & D), on trace le portrait typique des futurs utilisateurs de nos produits et services en se basant à leurs attitudes, visions du monde et manières d’agir. Voici donc quelques éléments pertinents à considérer lorsqu’on souhaite faire appel à un chasseur de tendances.

Améliorer la valeur perçue de votre entreprise en vous distinguant auprès des clientèles très sensibles à la nouveauté.

Donner une orientation à un projet en se fiant à des courants populaires (par exemple, utiliser le mot-clé « authenticité » pour définir son branding).

Innover en devançant les tendances et en repérant des tendances « souterraines » cherchant à exploser.

Repérer des consommateurs typiques, capables d’influencer sur l’ensemble de la recherche marketing.

Initier des courants anti-conformistes, qui par nature attirent des publics désireux de laisser leur marque, en manipulant des produits disponibles sur le marché.

Attribuer à son entreprise une image forte en reversant une tendance allant à l’encontre de son objectif d’affaires.

Le groupe Foulab est un modèle de recherche et développement. Sur leur site, on peut lire:

L’objectif de foulab est de fournir à ses utilisateurs un environnement et des ressources leur permettant d’échanger connaissances, idées et d’explorer les nouvelles technologies. A ces fins, l’organisation aménagera un espace permettant aux utilisateurs de collaborer.

Développer un produit ou un service, c’est comme construire une maison: il faut suivre une démarche irréprochable pour obtenir un résultat satisfaisant. Quand on a des projets ambitieux, il faut bien s’entourer et savoir diriger une équipe.

Quoi ne pas faire

La complexité de certains processus à de quoi rendre dingue. Voulez-vous perdre votre argent et faire un burn-out? Alors faîtes comme ces gens qui tentent de créer un panneau routier d’arrêt:

The Process

Dans cette vidéo humoristique, on montre le processus (oui plutôt l’absence de processus) de trois bureaucrates qui ne connaissent rien à la recherche et développement (R&D) dont le seul but est de perdre leur temps et leur argent tout en minant le moral de leur designer préféré. Ils changent constamment d’idées, réinvente le concept alors qu’il est temps de passer à son exécution et ne savent pas décider des meilleures stratégies à adopter pour répondre à leur besoin. Ils auraient pu simplement demander au designer comment procéder dès le départ!

Quoi faire

Je pense que la pensée design (design thinking) s’applique pour développer des projets ambitieux de toute sorte. Pour réussir un développement de produits ou service, voici la marche à suivre (de base) qui fonctionnera peu importe votre type de projet:

  1. Vérifier avec un plan d’affaires que le projet est viable (consulter un expert en développement de produit au besoin)
  2. S’assurer d’avoir un objectif commun clair et précis
  3. Déterminer un chef ultime qui prendra les décisions difficiles ou choisir un fonctionnement par vote (éviter à tout prix le mode de l’oligarchie qui ne fera que détruire de bonnes idées au profit de débats interminables)
  4. Dressez une liste claire de critères et d’objectifs à suivre au format papier (cahier des charges, pas une liste de statistiques, mais bien une liste d’objectifs classés par ordre de priorité)
  5. Réviser ce cahier des charges en rencontrant le développeur de produit et en interagissant avec lui
  6. Prévoir des rencontres d’information (je suggère trois rencontres) et vérifier point par point le processus avant le début du travail (vous ne devriez pas vous attendre à ce que le travail soit exécuté avant d’avoir clairement trouvé vos besoins)
  7. Optimiser vos moyens de communication afin de faciliter l’interaction avant l’exécution du projet
  8. Déterminer un échéancier dont 10% sera consacré volontairement à rien afin d’avoir une marge de manoeuvre en cas de problème majeur
  9. Vérifier toujours à la même cadence le développement de produit (une fois par semaine, appeler pour s’informer)
  10. Si d’autres idées émergent, les mentionner au développeur de produits et s’assurer de ne pas dévier du plan de départ (le cahier des charges)

Note: la plupart des designers ne vous le diront jamais, mais ils détestent qu’on juge leurs idées en se basant sur des goûts personnels alors qu’un cahier des charges a été écrit pour analyser de façon rationnelle les choix du designer. Savez-vous pourquoi les designers détestent cela? C’est qu’ils savent qu’en agissant ainsi, vous êtes perdant en fin de compte. Se baser sur des choix émotionnels uniquement ou divaguer à cause de choix émotionnels vous fera perdre votre temps et votre argent. Pour reprendre l’analogie du début, il faut d’abord construire la maison avant de la décorer.

Vous aimez? Vous aimerez aussi:

Vous aimez? Commentez et partagez: Bookmark   and Share Saviez-vous que j’offre des services en design de produits et marketing promotionnel?

Chantal Bossé a laissé un commentaire fort pertinent sur le billet Il est très probable que votre produit ou service soit sans âme:

(…) La clé du succès des entreprises reconnues par leurs clients? La confiance et l’investissement dans leurs employés! (…)

Je suis totalement d’accord. Je pense que les employés sont à la base de toute stratégie d’entreprise. Je ne suis pas responsable des ressources humaines (RH), mais selon un sondage réalisé auprès de 101 dirigeants d’entreprise, les designers industriels comme moi sont un atout à une entreprise cherchant à améliorer sa créativité en entreprise, instaurer une culture de qualité et optimiser ses méthodes de travail. Puis, j’ai l’expérience de quelques chefs d’équipes de travail tout à fait incapables de gérer un projet de recherche et développement (R&D) ou de création artistique, mais qui, en appliquant ces quelques techniques que j’explique ici ont réalisé des bonds vers le succès dans leur entreprise.

Vos employés seraient heureux si…

Vous leur demandiez ce qui les rendrait plus heureux et plus performant au travail. Oh! C’est si simple et pourtant on oublie souvent de demander. Il suffit de poser la question de manière stratégique et éviter les dérapages qui mettraient votre autorité et votre leadership en doute et donnerait aux employés la frousse de perdre leur emploi:

  • Est-ce que tout va bien ou est-ce que votre (environnement de travail, rythme de vie au travail, …) ne convient pas?
  • Qu’est-ce que je peux faire pour vous rendre plus heureux au travail?
  • Qu’est-ce que je peux faire pour que vous rendre la vie plus facile au travail?
  • Qu’est-ce qui vous empêche de travailler à votre meilleur potentiel au quotidien?

En italique, sont les points d’impacts sur lesquels agir. Il ne faut pas toujours exécuter à la lettre ce que l’employé demande, mais bien écouter le besoin qu’il communique.

Quelle genre de réponses individuelles devraient vous satisfaire? Les réponses directement liées à la tâche:

  • J’ai mal au dos à cause de ma chaise d’ordinateur inconfortable et donc, j’ai tendance à me lever souvent de ma chaise pour m’étirer;
  • Je ne trouve jamais de papier à imprimante, il en manque toujours;
  • On ne répond pas immédiatement à mes appels, j’aurais besoin de plus de temps pour téléphoner;

Quelles genres de réponses devraient être acheminées aux chefs des départements afin que tous les employés en profitent? Les réponses directement liées à l’organisation du travail:

  • Travailler en équipe me semble une perte de temps, sauf lorsque nous cherchons une solution à un problème;
  • Les vendeurs me disent toujours qu’il faudrait que l’équipe de vente soit formée rapidement aux nouveaux produits;
  • Les secrétaires à l’accueil sont excellentes, mais moi, j’ai presque besoin de ma propre secrétaire pour gérer les centaines de courriels qu’on m’envoie par jour.

Quelles réponses devraient vous donner une sérieuse prise de conscience et vous donner envie de repenser votre attitude comme patron? Celles qui détruisent le moral de vos employés:

  • J’ai des enfants et ma gardienne n’apprécie pas que je fasse des heures supplémentaires sans préavis, alors j’aimerais avoir accès à un téléphone en tout temps pour pouvoir l’appeler;
  • Je dois toujours écrire et signer mes contrats, sauf qu’on ne me donne pas le temps de les lire;
  • J’ai du mal à respirer ici, mal de gorge aussi, mais ça doit être que je suis trop loin de la fenêtre.

Au fait, la majorité des gens ne se plaignent pas et sont trop gênés pour dire quoi que ce soit de négatif à leur employeur. On peut penser que pour une personne qui se plaint, c’est dix personnes qui ne disent rien. Bref, chaque plainte est un cadeau, tant qu’elle ne devient pas une insulte, une forme de plaisanterie mal placée ou bien un manque à l’éthique.

Ce que l’armée ferait… faîtes-le!

Demandez à n’importe quel soldat d’infanterie, ce qui garantie l’atteinte des objectifs les plus difficiles, c’est la qualité du moral des troupes. Identifier les points d’impact (ces éléments positifs ou négatifs qui influencent vos employés) et agissez en fonction de ces points d’impact. Le corps, je veux dire la posture/le confort, de votre employé, aussi étrangement que cela puisse paraître, c’est la preuve de votre succès. Si votre employé à le dos courbé, du mal à respirer, une envie constante de tousser, de respirer fort, de se gratter, de tourner en rond, c’est qu’il vous indique clairement son malaise au travail. Cela ne veut pas nécessairement dire qu’il n’aime pas son travail ou qu’il ne veut plus travailler. Cela veut souvent dire qu’il y a un inconfort dans sa vie quotidienne. On n’est pas naturellement porté à  toujours s’étirer, regarder le vide ou suer à grosses gouttes sans raison apparente. Ce sont des signes d’un stress, d’une fatigue accumulée.

Pour approfondir votre réflexion, lisez ceci:

Pas le temps…

D’abord, si vous n’avez pas le temps de parler à vos employés:

  • Vous devriez logiquement déléguer la tâche à quelqu’un de responsable parce que votre emploi du temps chargé ne vous le permet pas (à ce sujet chaque employé peut lui-même s’aider à devenir plus productif si vous lui en donnez l’ordre: < Je te donne un jour par mois pour réorganiser entièrement ton bureau et faire le ménage au besoin pour devenir plus productif au travail. >);
  • Vous avez un sérieux problème de management ou bien vous avez des employés autonomes qui n’ont pas besoin de votre direction (alors, ce sont des travailleurs autonomes et vous devrez vous référer au paragraphe qui suit).

Lisez ces billets si votre équipe ne travaille pas au rythme que vous souhaitez:

Des outils efficaces

Vous devriez installer un système de collecte d’information relative à la performance et le moral (oui, le moral et pas seulement l’attitude générale) de vos employés:

  • Logiciel de collecte d’information type Excel par exemple: pour accumuler des statistiques au besoin;
  • Boîte à suggestions : pour découvrir des forces et des faiblesses du votre propre entreprise, une boîte destinée à recevoir des messages anonymes de la part d’employés;
  • Mur d’inspiration: pour inspirer votre équipe de travail, un mur dédié à recevoir des images et des messages;
  • Table ronde : pour discuter ensemble en toute tranquillité, une table dans une salle vide sans irritants quelconques pour l’élite de l’entreprise autour de laquelle chacun peut lancer de nouvelles idées et se faire entendre comme représentant d’une équipe;
  • War Room: pour les temps durs, une salle volontairement stimulante visuellement et entièrement dévouée à des sessions de brainstorming et de débats de clans, voir des débats d’idéologies, tout ceci dans l’optique d’un changement positif pour tout le monde et dans le cadre du respect mutuel, de l’harmonie, de la justice et de l’équilibre.

La War Room est de loin l’outil le plus efficace en temps de crise :

Travailleur autonome en épuisement professionnel

Vous êtes travailleur autonome? Alors vous portez plusieurs chapeaux et il serait nécessaire de bien reconnaître vos points forts et vos points faibles et de vous allier avec des partenaires sérieux. Jouer trop de rôles, ça affecte directement la performance au travail et pas seulement au travail. Avec la mine basse, on peut tranquillement s’auto-détruire. Les réseaux sociaux sont des outils indispensables à mon avis, quand on se trouve dans une impasse comme travailleur autonome. S’entourer et avoir l’accord de vos proches est un must.

Employé de PME en état de paralysie

Vous êtes dans une PME? Alors vos employés vivent sans doute une certaine pression à la performance et se sentent directement responsable du succès de votre entreprise. Et si vous aviez une véritable culture d’entreprise, une charte des valeurs, un objectif commun bien clair et précis?

Employé d’une grandes entreprises sans âme

Selon les recherches de sociologues et le bon sens, le milieu du travail peut être parfaitement le lieu de rencontres amicales, amoureuses, de détente et de plaisir. Les grandes entreprises véhiculent leur image de marque via leurs employés et les conditions de travail. Les employés sont les premiers consommateurs, ou sinon les premiers porte-parole de l’entreprise. Serait-il le temps d’adresser le problème du bouche-à-oreille négatif au sein même de l’entreprise? Vos employés ont-ils un but cohérent avec celui de l’entreprise?

Trouvez un but:

Toujours des problèmes?

Vous vivez une situation problématique qui dépasse le champ des ressources humaines? Voyez ces méthodes, trucs et conseils.

Vous aimez? Commentez et partagez: Bookmark and Share Saviez-vous que j’offre des services en design de produits et marketing promotionnel?

Comme designer, on est souvent appelé à critiquer, voir détruire les produits pour mieux les analyser. Quand je dis détruire, je dis littéralement mettre en morceau un lecteur Mp3 par exemple. Dans le cas de l’amélioration des services, ça peut aller plus loin, comme c’est le cas des experts en service à la clientèle qui se font passer incognito pour engueuler des vendeurs ou tester leur patience (je ne suis pas de ce genre, mais vous comprenez l’idée). Bref, quand il est temps de mettre à l’épreuve un produit ou service, vous pourriez être surpris de l’inventivité que peuvent avoir vos concurrents.

S’il y a une chose en commun entre tous les designers, c’est leur très forte habileté à critiquer de façon constructive un produit ou service. Cela dit, l’un des éléments clés qu’il manque à la majorité des produits et services que j’analyse, c’est une âme. Tout bonnement une âme (ou le semblant d’une âme comme on pourrait dire qu’un objet à une âme), c’est-à-dire une intention, une vie propre, une histoire, un esprit, une forme de raison d’être au delà de la fonction.

Oui, c’est si simple et si souvent oublié: les produits et services qui ont une âme font vendre plus parce qu’ils sont souvent mieux conçus et surtout plus adaptés à satisfaire les besoins humains qui sont aussi des besoins non-matériels. Les exemples abondent, en voici quelques uns:

Bon, si vous venez de prendre conscience de l’absence d’une âme dans votre produit ou service, ne paniquez pas. Voici quelques trucs rapides pour donner une âme à son produit ou service:

  • Racontez l’histoire de votre produit ou service
  • Développez une expertise en recherche d’inspiration et montrez à vos clients les résultats de vos recherches (si vous êtes vendeur de voiture, montrez votre amour pour ces minis voitures de collection que vous aimez, mais gardez secrète, parce qu’elles font preuve que vous avez l’âme d’un passionné de voitures)
  • Développez une esthétique propre à votre produit ou service
  • Soignez votre image en suivant une logique de cohérence (tout veut dire le même message)
  • Posez-vous les questions suivantes: Si votre produit ou service était une être vivant, ou une machine ou un système si vous préferez, il ferait quoi pour bien fonctionner? Ce serait quel sorte de système? Serait-il doué de capteur, de moyens de satisfaire des clients difficiles ou de fonctions à personnaliser?

Contactez-moi si vous cherchez à optimiser vos produits et services et révéler l’âme de votre entreprise. Si vous êtes nouveau sur ce blogue, je vous invite à lire ces autres billets et vous abonner à ma newslettre (voir à droite):

Découvrez le design… Téléchargez le e-book Le Design tout simplement.

Entreprendre dans l’inconnu, c’est le travail du directeur artistique, expert de ce type de travail s’il en est un, qui doit superviser une entreprise créative et coordonner des activités sans en connaître la finalité. Les entrepreneurs devraient s’intéresser davantage au travail créatif s’ils veulent innover. De fait, l’innovation est gage de succès lorsqu’elle est bien structurée lors d’une étape de recherche et développement et pour innover, on a besoin de travailler dans l’inconnu à certains moments.

S’il n’est pas rare de voir les gens les plus avantureux réussir en situation de crise, il n’est pas rare non plus de voir les gens les plus créatif traverser avec succès les phases d’inconnu et de confusion.

On sous-estime souvent le travail créatif parce qu’il n’est pas toujours concret. C’est bien connu, ce qu’on ne peut pas voir, sentir, toucher, entendre ou goûter, on le trouve sans intérêt et ce qu’on ne peut pas se procurer, c’est pire. C’est bien normal de ne pas apprécier quelque chose qui manque de structure ou qui n’est pas arrivé à son terme final. On consomme ce qui est consommable. En ce sens, je risque de perdre certains d’entre-vous en vous parlant aujourd’hui de la recherche d’inspiration et ceux qui resteront, et bien tant mieux pour vous parce qu’il s’agit d’un des secrets du succès d’une entreprise à l’écoute de ses clients.

S’il y a une étape du travail créatif qui est nébuleuse et désordonnée c’est bien celle de la recherche d’inspiration. Il n’y a ni forme, ni ordre, ni méthode traditionnelle. Chacun sa méthode. Voici la mienne:

  • Trouver les ancêtres
  • Se donner un objectif immatériel
  • Partir à la découverte
  • Trouver un filon
  • Recommencer jusqu’à atteindre les limites de l’échéancier

Je vais aussi noter le niveau de difficulté de chacune de ces étapes afin de vous inviter à ne pas les prendre à la légère.

Trouver les ancêtres

Niveau de difficulté faible.

Comme directeur artistique, on a généralement intérêt à connaître ce qui a déjà été créé avant nous dans le même domaine d’activité sur lequel on travail. C’est une partie de la recherche d’inspiration que de passer en revue les ancêtres (ceux qui ont fait ce que vous voulez faire avant vous). Je vais prendre pour exemple ma direction artistique pour le design d’une salle de musée, je vais tenter de trouver toutes les expositions sur ce thème et en analyser les points forts et les points faibles. On fait cela dans d’autres domaines d’activité, en marketing entre autre, et c’est souvent sous-estimé des PME que de s’inspirer des anciens pour améliorer leur entreprise. Vous voulez passer à l’action?

  • Quelles sont les entreprises/personnes qui occupaient dans le passé l’activité que vous pratiquez aujourd’hui?
  • Quelles sont les ancêtres qui ont fait le plus de profit et pourquoi?

Se donner un objectif immatériel

Niveau de difficulté très élevé. Cette phase de la recherche d’inspiration est loin d’être naturelle chez la majorité des gens et il ne suffit pas d’être créatif ou artistique pour la comprendre. La plupart des gens ne savent même pas quoi en penser et ne savent pas du tout la reconnaître. Les publicitaires le savent bien, ce n’est pas donné à tout le monde de donner du sens à quelque chose et en augmenter la valeur perçue. Consultez-moi avant de faire n’importe quoi.

Il s’agit de l’étape la plus difficile et la plus déstabilisant. Pour trouver les objectifs immatériels, il faut comprendre intuitivement, sincèrement la raison d’être de ce qu’on fait. Bon… si cela sonne étrange, c’est bien normal parce que c’est l’étape du travail qui demande le plus de flexibilité, d’élasticité du cerveau, de lâcher prise. Quand je parle d’objectif immatériel, je ne parle pas de mission d’entreprise ou de faire du profit, attirer l’attention ou même rendre heureux. Je parle de trouver la raison d’être de ce que vous faîtes dans l’évolution de la vie, dans ce film qu’est la vie.

Si vous vendez des souliers, vous ne vendez pas que des souliers. Vous vendez la possibilité de marcher, de se déplacer. En fait, vous vendez du mouvement, du nomadisme, de la liberté. Vous donnez un moyen de transport naturel à quelqu’un qui, autrement, serait prisonnier de son anatomie. Vous changez le corps humain en un moyen de transport… Vous voyez le portrait?

Supposons que vous faîtes cette recherche d’inspiration comme moi pour un musée, vous aurez ensuite avantage à définir votre recherche en résumant les principaux objectifs immatériels de votre exposition. Par exemple, l’objectif immatériel d’une exposition sur l’espace, c’est de faire prendre conscience de l’idée que chaque humain influence le reste de l’univers et que chaque partie de l’univers est en symbiose, que si je pense ici, peut-être que cela a un effet là-bas, que chaque chose que je fais peut changer le monde, même si je ne le veux pas, que j’ai du pouvoir sur l’univers simplement parce que j’existe… Il y a, vous comprendrez, un aspect hautement spirituel à  de réaliser une exposition sur l’espace.

Pour cela, vous pouvez vous imaginer dans le film La Matrice.

Vous êtes une partie de l’univers, une illusion. Cette illusion a un objectif, mais elle cache quelque chose. Ce quelque chose est un mystère, le votre, celui de votre raison d’être.

  • Qu’est-ce qui s’agglutine au concept de ce que vous faîtes?
  • Qu’est-ce qui colle parfaitement à ce que vous entreprenez?
  • Quelle est le pourquoi du comment?
  • Quelle est la racine inconsciente, le code, le programme de ce que vous faîtes?
  • En quoi ce que vous faîtes crée des connexions fortes dans le cerveau?

Partir à la découverte

Niveau de difficulté moyen.

Maintenant, faîtes ce que vous voulez. Partez à la découverte. Collectez les flash, les idées spontanées, les images fortes. Pour mon travail sur l’exposition, ça ressemble à ceci (très court résumé de la recherche):

Trouver un filon

Niveau de difficulté moyen.

Vous verrez lentement apparaître des liens entre ce que vous trouvez et ce que vos ancêtres ont fait. Suivez ce filon.

Recommencer jusqu’à atteindre les limites de l’échéancier

Niveau de difficulté moyen.

Compilez les idées, ne perdez rien, classez le tout et recommencez jusqu’à ne plus avoir de temps.

Vous aimez? Commentez et partagez: Bookmark  and Share Saviez-vous que j’offre des services en design de produits et marketing promotionnel?

Récemment, une recherchiste de l’émission Mise à Jour – Québec au Canal Vox m’a contactée pour suite à un billet sur mon blogie intitulé Horreur dans la Ville de Québec, comment améliorer le mobilier urbain.

Je lui ai fait parvenir une recherche rapide sur le mobilier urbain en regard des projets d’aménagements du Nouvo St-Rock. Voici cette étude:

Introduction au mobilier urbain

Points forts de l’image du Quartier

Tiré du site Web www.quartiersaintroch.com :

En marge du Vieux-Québec, une nouvelle destination touristique voit le jour dans le quartier Saint-Roch, secteur dynamique de la Capitale. Le présent fait place à une revitalisation urbaine et branchée sur l’avenir. Le défi principal est d’attirer la clientèle touristique par des boutiques et restaurants de destination que l’on ne retrouve pas ailleurs. De plus, la conception de cette artère commerciale permet aux visiteurs de découvrir un milieu de vie authentique, agréable et novateur. L’offre culturelle, commerciale et artistique est une force incontestable dans le quartier, proposant ainsi une expérience originale.

Depuis l’an 2000, 380 millions de dollars ont été investis dans ce quartier afin de rénover et de reconstruire la plupart des édifices de la rue Saint-Joseph. L’enlèvement du toit du Mail Centre-ville contribue à une amélioration considérable d’un milieu de vie unique. La Ville de Québec a enfin retrouvé son centre-ville et permet à tous de redécouvrir le Nouvo Saint-Roch et ses nouveaux attraits.

De ce fait, le secteur fait partie depuis 2008 du circuit pédestre de 5,3 km qui vous mène de la Grande Allée Est dans la Haute-Ville de Québec, au Vieux-Port dans la Basse-Ville, en passant par quelques-unes des rues et places les plus pittoresques du Vieux-Québec. Tout au long du parcours, nous pouvons voir les constructions et monuments qui mettent en évidence les différents styles propres de chaque époque.

Le Nouvo St-Rock est d’esprit:

  • Dynamique
  • Urbain
  • Novateur (branchée sur l’avenir)
  • Authentique
  • Agréable

Le Nouveau St-Rock a une particularité :

  • Styles propres de chaque époque

Le Nouvo St-Rock a pour fonction :

  • Destination touristique
  • Circuit pédestre
  • Artère commerciale

Besoins de base :

Problème Solution
Jeter ses déchets Poubelles, bac de recyclage
Avoir soif Abreuvoir public
Aller aux toilettes Toilettes publiques
S’asseoir Bancs
Manger Tables
Jouer Ères de jeux pour enfants (balançoires) et pour adultes (jeu d’échec)
Apprendre Panneaux décrivant l’histoire du quartier
Se repérer Cartes géographiques
Se divertir Équipement multimédia, musique
Voir durant le soir et la nuit Lampadaires

Besoins généraux du milieu :

  • Se reposer après la marche ou la bicyclette pour boire, manger et se détendre
  • Se divertir en famille
  • Se divertir entre amis
  • Se divertir en couple
  • Rencontrer des collègues  et faire des rencontres d’affaires
  • Découvrir le quartier et en connaître l’histoire
  • Flâner
  • Jouer
  • Faire la fête

Utilisateurs principaux selon leur fréquentation des lieux :

  • Résidents du quartier
  • Groupe de collègues de travail du quartier
  • Touristes
  • Consommateurs résidents de la ville de Québec
  • Grands sportifs/grands marcheurs de la ville de Québec

Désagréments potentiels pour la population:

  • Saleté des lieux et odeurs
  • Pollution (sonore, air)
  • Présence d’animaux (oiseaux, écureuils)
  • Gang de rue, vandalisme, itinérance

Ma recommandation

Créer plusieurs ères de repos ou séparer une grande ère de repos en sections bien isolées les unes des autres afin de satisfaire trois clientèles bien différentes. Il devrait y avoir trois zones principales :

  • Zone chic et branchée pour commerçants et consomamteurs
  • Zone familiale avec jeux pour familles
  • Zone détente, histoire et rencontre pour touristes, sportifs et marcheurs

Zone chic et branchée pour commerçants

Zone familiale avec jeux

Zone détente, histoire et rencontre pour touristes, sportifs et marcheurs

MAJ:

Voici l’épisode de Mise à Jour sur le mobilier urbain:

Découvrez le design… Téléchargez le e-book Le Design tout simplement.



  • Page Facebook

  • Contactez-moi

    Laurent Marcoux, consultant en design industriel

    Email: contrat.laurent(at)gmail.com
    Skype : laurent_marcoux

    Pour la prise de rendez-vous: Heure locale au Canada

    Réseaux sociaux:
    Facebook Facebook
     Google+
    Linked-In Linked-In
    Twitter Twitter

  • Le Design et l’écologie

    LE DESIGN ET L’ÉCOLOGIE est un essai qui vise à vulgariser les concepts généraux liés à l’éco-conception de manière simple et concise. Il s’agit d’une introduction à l’éco-conception qui inclut une liste de définitions, un constat de l’impact du design sur l’entreprise socialement responsable, la logistique, le cycle de vie, l’image de marque et les normes de développement, ainsi qu’une liste de sites Web à consulter. AUCUN REMBOURSEMENT. AUCUN ÉCHANGE. 11 pages.
  • Le Design tout simplement

    LE DESIGN TOUT SIMPLEMENT est un essai qui vise à répondre à quatre grandes questions relatives au design : Qu’est-ce que le design? À quoi sert le design? Qu’est-ce qu’un bon design? Comment travaille un designer?  Né à Québec en 1987, Laurent Marcoux est diplômé en technique de design industriel au cégep de Sainte-Foy (Québec, Canada). Consultant en design, recherche et développement, il est l’auteur d’un blogue : http://designer-entreprise.com.  Notes générales: Ce texte fait 31 pages. Aucun échange. Aucun remboursement.