Archive for the ‘Résolution de problèmes’ Category

Un étudiant en sciences de l’environnement d’origine française, qui bosse sur des améliorations en agriculture tropicale, m’a dit une phrase tellement profonde que j’ai décidé de vous la partager:

Il n’y a pas d’éthique dans le progrès.

L’homme raconte à quel point on devrait propager le progrès scientifique et technique afin d’améliorer les conditions de vie de l’ensemble de l’humanité. Par exemple, on pourrait partager les savoirs techniques pour l’agriculture dans les zones désertiques ou pauvres en sol cultivable. Pour des raisons nébuleuses, il m’a demandé de garder son anonymat.

Si vous aimez ce billet, vous aimerez aussi:

Dans le cadre de mon travail comme designer, il m’arrive de faire face à des clients qui n’ont pas d’expérience  dans leur industrie, de sorte que je suis la personne ressource qui les aide à orienter leur projet de développement. Je suis bien entendu plus expérimenté en développement de produit comme le montre mon portfolio, mais j’ai aussi travaillé au soutien de gens qui écrivaient leur premier plan d’affaires.

Bref, voici 4 mots à retenir pour développer ses affaires!

Éthique

Que ce soit pour des raisons d’intégrité ou de managament de l’information confidentielle, pour des brevets ou pour développer une philosophie d’entreprise, il est bon qu’un entrepreneur connaisse des bases en éthique. En général, l’éthique permet aux gens d’affaires de bâtir un réseau de confiance, ce qui est la base d’une relation commerciale fructueuse. À lire:

Croissance

Guy Kawasaki l’a dit, ce qui fait la différence entre un succès et un échec, c’est la croissance de production (scale of production). Si vous augmentez votre productivité en plus d’augmenter votre clientèle, vous améliorez grandement vos possibilités de faire des affaires. À lire:

Harmonie

Harmonie, dans le sens de « nicely done », dans le sens de « c’est bien conçu ». La beauté et la simplicité des processus permettent de garantir que les nouveaux employés et clients se reconnaissent facilement dans vos façons de faire. Ça évite des problèmes de communication et des pertes de temps que d’établir des règles d’harmonisation. À lire:

Meilleur

Faire de l’amélioration continue, c’est chercher à devenir meilleur dans ce qu’on fait. C’est ainsi qu’on innove, qu’on progresse. En automatisant les choses, on réduit les pertes de temps. En étant plus créatif, on résoud des problèmes plus complexes. À lire:

Si vous aimez ce billet, vous aimerez aussi:

Un sage a déjà dit: mesurez trois fois, mais ne tracez qu’une seule fois. Cela provient du fait que lorsqu’on pratique la menuisie et qu’on travaille avec des bois précieux, on ne peux pas rater sa coupe. On doit couper à la bonne mesure, exactement.

Cette philosophie me suit partout où je vais. Je suis très méticuleux sur le début du procesus, avant de passer à l’action. C’est pour éviter des erreurs plus tard. Malheureusement, des clients à moi font l’inverse: ils « rushent » (se précipitent) au départ et ils pensent obtenir de meilleurs résultats par la suite. Des fois, ils arrivent même à me convaincre de ne pas travailler en signant un contrat, une erreur majeure de mon côté!

L’expérience démontre que ce conseil d’un sage qui est de mesurer trois fois, tracer une fois est un conseil valable. De nombreux problèmes peuvent être évités avant même de commencer le travail. C’est le propre même du designer: il résout les problèmes avant la mise en production. C’est pourquoi j’offre souvent à mes clients de rédiger une étude, ou un bilan de recherche. Ça nous permet d’alligner nos esprits, d’être sur la même longueur d’onde. Ça permet de clarifier l’intégrité de chacune des parties.

J’ai un partenaire d’affaires qui a compris qu’il n’était pas en mesure de compléter un projet de café Internet après que je lui ai écrit un de ces bilans, et que j’aie critiqué son plan d’affaires concernant le design intérieur. Ça lui a évité 45 000$ de dette. Ça lui a aussi évité de se ramasser avec un design intérieur à moitié terminé. Ça lui a aussi permi de se rendre compte qu’il est plus un avocat qu’un entrepreneur en construction! Quoique cette relation d’affaires se soit terminée sans résultat concret, je pense toujours que j’ai fait mon maximum pour ce partenaire. Je n’ai pas regretté d’en être sorti un peu amoché parce que j’avais suivi mon processus sans tomber dans l’acharnement. Je suis resté intègre et au fond, lui aussi.

Un contre-exemple me vient en tête. J’ai réalisé recemment des schémas pour un client qui a finalement décidé de ne pas me payer au complet. Si j’aurais mieux mesuré au départ la qualité de ce client, je n’aurais pas eu à perdre la moitié de mon temps à travailler sur un contrat qui n’aurait été payé plus tard qu’à moitié. Ce client n’aurait pas eu non plus à m’exploiter. Il aurait engagé un de ses « freelancers » du Tiers monde sans diplôme qui travaillent à 10$ de l’heure et qui font un travail très approximatif.

Si vous êtes designers, vous connaissez probablement « des clients venus de l’enfer » comme celui dont je fais mention. Pour rire et se remettre en mode « action », allez lire les descriptions humoristiques du site Clients from hell. Si vous êtes client d’un designer, ce site vous enseignera aussi qu’une bonne relation humaine entre un client et son designer permet des innovations et des réussites plus grandes, comme le montre l’expérience et l’histoire même du design industriel.

Ces deux exemples, tirés parmi des dizaines, démontrent qu’il est fort utile de dessiner avant de couper et qu’il est mieux de bien mesurer avant de dessiner!

Si vous aimez ce billet, vous aimerez aussi:

Qu’est-ce que la résolution de problème?

Selon Wikipédia:

C’est une démarche standardisée visant la sélection de la meilleure solution possible pour un problème donné. On dénombre généralement 6 étapes (selon Thomas J. D’Zurilla) :

  1. Il s’agit d’observer quelles ont été les tentatives de résolution de problème employées jusqu’à maintenant.
  2. Définir ce qu’il faut modifier précisément (objectif réaliste).
  3. Trouver toutes les solutions imaginables au problème posé sans se soucier du réalisme de ces solutions (brainstorming).
  4. Evaluer la meilleure solution.
  5. Appliquer la solution choisie.
  6. Se demander si la solution choisie précédemment a permis de résoudre le problème (si ce n’est pas le cas, il faut revenir à la troisième ou la quatrième étape).

Ce que le design apporte à la résolution de problème

Les stratégies utilisées en design permettent de résoudre des problèmes en suivant une méthode d’analyse rigoureuse dans l’objectif de cibler les idées les plus créatives, originales et novatrices répondant le plus spécifiquement à l’ensemble des données du problème. Le design permet de signaler les défauts des solutions exposées parce qu’on détermine les critères de la soluton optimale et des différentes options pour régler un problème.

Quelle est la stratégie « design thinking »?

  1. Clarifier le problème en détail à l’aide d’une analyse basée sur une grille de critères;
  2. Jeter les idées sur papier;
  3. Observer avec méthodologie les solutions existentes et les problèmes similaires;
  4. Se fier sur des experts et sur l’expérience des gens qui vivent le problème;
  5. Identifier des pistes de solutions innovatrices en utilisant les techniques de créativités et en tenant compte des contraintes (temps, argent, énergie…);
  6. Valider, tester et revérifier toutes les hypothèses par des tests rigoureux.

À lire aussi

Découvrez le design… Téléchargez le e-book Le Design tout simplement.

Les produits pharmaceutiques sont des produits de consommation et à ce titre ils nécessitent une analyse propre au design. Les comprimés sont fabriqués en série, dans une chaîne de montage, en usine.

À mon avis, les médicaments sont en majorité mal conçus d’un point de vue « design ». Ils sont laids. Ils sentent mauvais. Ils ont mauvais goût. Ils sont difficiles à reconnaître les uns des autres. Ils sont parfois difficile à avaler. C’est sans parler de leurs effets secondaires! Leur emballage est relativement insignifiant. On évoque rarement la féminité, la jeunesse et l’aspect mignon, trois facteurs contribuant à l’acceptation par la masse des consommateurs.

Bref, les médicaments sont moches, mais surtout, ils remplissent leur fonction sans tenir compte des formes, couleurs et styles qu’apprécient pourtant les acheteurs.

Effet placebo

Alors que l’effet placebo contribue au fait de se sentir guéri ou en guérison, on mise rarement sur les éléments de design qui en augmente la performance. Selon moi, on peut favoriser l’effet placebo en s’assurant que le comprimé et son emballage connote ces éléments:

  • Expertise;
  • Autorité;
  • Féminité;
  • Hygiène;
  • Efficacité.

La simple observation de certains comportements met en évidence qu’il y a certains comprimés qu’on aime moins que d’autres pour des raisons de design.

Vitamines Pierrafeu

À entendre les enfants, on pourrait s’inspirer du design des Vitamines Pierreafeu! Ce qui leur donne un bon design:

  • Une forme arrondie au maximum (ce style de design est nommé : bubble-ism);
  • Un goût identifiable;
  • Des couleurs vives;
  • Un emballage significatif et rassurant.

Advil

La marque Advil semble aussi avoir compris l’intérêt du design de par la qualité des comprimés. Ceux-ci sont d’un rouge vif et ont un goût intéressant.

en-savoir-plus-designer-entreprise

 

Ebook sur le design

Découvrez le design… Téléchargez le e-book Le Design tout simplement.

MAJ:

Sur l’effet placebo: