Archive for the ‘Management de l’innovation’ Category

Toutes les réformes commencent par le « ventre », c’est-à-dire qu’il faut s’attarder à ce qui nourrit le système pour le transformer. Dans une organisation comme une entreprise privée, le profit est au centre du système, mais aussi, et souvent beaucoup plus, l’intérêt des employés et des employeurs. Aussi, si on veut changer les choses dans une organisation, il faut trouver l’élément central avant même qu’un conflit survienne, le point de rupture à partir duquel il serait inapproprié ou même dangereux de ne pas porter attention. De nos jours, on dirait que les travailleurs ont pour intérêt de « donner quelque chose à manger à leurs enfants ». Pour révolutionner le monde du travail, attaquons-nous à offrir une meilleure conciliation travail-famille et un contexte plus favorable à l’épanouissement des familles.

Dans le monde du design, le « ventre » du système, c’est cette culture des dirigeants de conseil d’administration qui considèrent que le design vaut quelque chose. Sans eux, il n’y aurait pas de vrais changements dans les produits et services qui nous sont accessibles.

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Un étudiant en sciences de l’environnement d’origine française, qui bosse sur des améliorations en agriculture tropicale, m’a dit une phrase tellement profonde que j’ai décidé de vous la partager:

Il n’y a pas d’éthique dans le progrès.

L’homme raconte à quel point on devrait propager le progrès scientifique et technique afin d’améliorer les conditions de vie de l’ensemble de l’humanité. Par exemple, on pourrait partager les savoirs techniques pour l’agriculture dans les zones désertiques ou pauvres en sol cultivable. Pour des raisons nébuleuses, il m’a demandé de garder son anonymat.

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Voici une histoire incroyable d’innovation qui a démarrée dans l’esprit d’un jeune brillant qui a d’abord créé une batterie, puis une génératrice électrique à partir de déchets.

À 15 ans il fournit de l’électricité à tout son village du Sierra Leone !

Ce petit prodige de 15 ans a révolutionné la vie de son village du Sierra Leone (un des pays les plus pauvres d’Afrique). En effet, Kelvin Doe, véritable Mc Gyver de la physique, a construit sa première batterie à 13 ans avec pour seuls outils du métal, du soda et de l’acide. Très vite, il se met à fabriquer une radio et un générateur à partir de composants électroniques trouvés dans les poubelles. Ce dernier permis de fournir de l’électricité à tout son village, et sa radio à diffuser de la musique mais aussi des émissions pour améliorer la vie et la communication au sein de sa communauté, et pour réfléchir aux enjeux du pays.
vis le tribunal du net, via Pour tous ceux qui ont connu la douleur en marchant sur un LEGO!

15-Yr-Old Kelvin Doe Wows M.I.T.

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Voici deux vidéos à voir sur le big data et l’analyse statistique pour innover:

Big Data révolution : comment gérer l’innovation? – Matins Innovation ISIS 11/04/13 – Prof. V.Vinzi

Quants: The Alchemists of Wall Street (Marije Meerman, VPRO Backlight 2010)

Dans le cadre de mon travail comme designer, il m’arrive de faire face à des clients qui n’ont pas d’expérience  dans leur industrie, de sorte que je suis la personne ressource qui les aide à orienter leur projet de développement. Je suis bien entendu plus expérimenté en développement de produit comme le montre mon portfolio, mais j’ai aussi travaillé au soutien de gens qui écrivaient leur premier plan d’affaires.

Bref, voici 4 mots à retenir pour développer ses affaires!

Éthique

Que ce soit pour des raisons d’intégrité ou de managament de l’information confidentielle, pour des brevets ou pour développer une philosophie d’entreprise, il est bon qu’un entrepreneur connaisse des bases en éthique. En général, l’éthique permet aux gens d’affaires de bâtir un réseau de confiance, ce qui est la base d’une relation commerciale fructueuse. À lire:

Croissance

Guy Kawasaki l’a dit, ce qui fait la différence entre un succès et un échec, c’est la croissance de production (scale of production). Si vous augmentez votre productivité en plus d’augmenter votre clientèle, vous améliorez grandement vos possibilités de faire des affaires. À lire:

Harmonie

Harmonie, dans le sens de « nicely done », dans le sens de « c’est bien conçu ». La beauté et la simplicité des processus permettent de garantir que les nouveaux employés et clients se reconnaissent facilement dans vos façons de faire. Ça évite des problèmes de communication et des pertes de temps que d’établir des règles d’harmonisation. À lire:

Meilleur

Faire de l’amélioration continue, c’est chercher à devenir meilleur dans ce qu’on fait. C’est ainsi qu’on innove, qu’on progresse. En automatisant les choses, on réduit les pertes de temps. En étant plus créatif, on résoud des problèmes plus complexes. À lire:

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Un sage a déjà dit: mesurez trois fois, mais ne tracez qu’une seule fois. Cela provient du fait que lorsqu’on pratique la menuisie et qu’on travaille avec des bois précieux, on ne peux pas rater sa coupe. On doit couper à la bonne mesure, exactement.

Cette philosophie me suit partout où je vais. Je suis très méticuleux sur le début du procesus, avant de passer à l’action. C’est pour éviter des erreurs plus tard. Malheureusement, des clients à moi font l’inverse: ils « rushent » (se précipitent) au départ et ils pensent obtenir de meilleurs résultats par la suite. Des fois, ils arrivent même à me convaincre de ne pas travailler en signant un contrat, une erreur majeure de mon côté!

L’expérience démontre que ce conseil d’un sage qui est de mesurer trois fois, tracer une fois est un conseil valable. De nombreux problèmes peuvent être évités avant même de commencer le travail. C’est le propre même du designer: il résout les problèmes avant la mise en production. C’est pourquoi j’offre souvent à mes clients de rédiger une étude, ou un bilan de recherche. Ça nous permet d’alligner nos esprits, d’être sur la même longueur d’onde. Ça permet de clarifier l’intégrité de chacune des parties.

J’ai un partenaire d’affaires qui a compris qu’il n’était pas en mesure de compléter un projet de café Internet après que je lui ai écrit un de ces bilans, et que j’aie critiqué son plan d’affaires concernant le design intérieur. Ça lui a évité 45 000$ de dette. Ça lui a aussi évité de se ramasser avec un design intérieur à moitié terminé. Ça lui a aussi permi de se rendre compte qu’il est plus un avocat qu’un entrepreneur en construction! Quoique cette relation d’affaires se soit terminée sans résultat concret, je pense toujours que j’ai fait mon maximum pour ce partenaire. Je n’ai pas regretté d’en être sorti un peu amoché parce que j’avais suivi mon processus sans tomber dans l’acharnement. Je suis resté intègre et au fond, lui aussi.

Un contre-exemple me vient en tête. J’ai réalisé recemment des schémas pour un client qui a finalement décidé de ne pas me payer au complet. Si j’aurais mieux mesuré au départ la qualité de ce client, je n’aurais pas eu à perdre la moitié de mon temps à travailler sur un contrat qui n’aurait été payé plus tard qu’à moitié. Ce client n’aurait pas eu non plus à m’exploiter. Il aurait engagé un de ses « freelancers » du Tiers monde sans diplôme qui travaillent à 10$ de l’heure et qui font un travail très approximatif.

Si vous êtes designers, vous connaissez probablement « des clients venus de l’enfer » comme celui dont je fais mention. Pour rire et se remettre en mode « action », allez lire les descriptions humoristiques du site Clients from hell. Si vous êtes client d’un designer, ce site vous enseignera aussi qu’une bonne relation humaine entre un client et son designer permet des innovations et des réussites plus grandes, comme le montre l’expérience et l’histoire même du design industriel.

Ces deux exemples, tirés parmi des dizaines, démontrent qu’il est fort utile de dessiner avant de couper et qu’il est mieux de bien mesurer avant de dessiner!

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J’ai participé à Destination 2030 (#D2030), une initiative du gouvernement québécois, en proposant 2 documents vidéos et 1 photo. Mon objectif est de faire connaitre des principes propres à créer un contexte favorable à l’innovation au Québec.

1. Sur le modèle suédois / Suède:

RDI Économie – Entrevue Paul Saint-Pierre Plamondon

Voir aussi: De l’intégrité à l’innovation

2. Sur le modèle de Singapour:

‘The Miracle Of Asia’ (Part 1) – Singapore Documentary

‘The Miracle Of Asia’ (Part 2) – Singapore Documentary

3. Sur la rentabilité d’une éducation postsecondaire au Canada:

Graphique (capture d’écran d’un PDF: Est-il financièrement rentable d’entreprendre des postsecondaires au Canada?):

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Y a-t-il un mode d’emploi à inventer quelque chose? Eh bien! On peut toujours se fier à ce qui ne fonctionne pas pour savoir comment faire mieux!

Il est certain que sans un bon processus décisionnel à l’interne, votre organisation n’ira pas bien loin. Mais au-delà des stratégies d’innovation, au-delà du prototypage, existe-t-il un moyen de savoir si l’invention qu’on a en tête est bonne ou non?

Voici quelque chose pour vous aider à inventer, c’est une démarche qui cherche à vous faire comprendre rapidement d’où viennent les inventions à succès:

  1. *Où est la souffrance? = Est-ce que vous enlevez de la souffrance?
  2. Où est la nullité? = Est-ce que ça ajoute du bon sens?
  3. Si vous répondez à ces deux questions, alors il faut vous positionner.
  4. Avez-vous trouvé le meilleur moyen d’enlever la souffrance?
  5. Avez-vous trouvé le meilleur moyen d’ajouter du bon sens?
  6. Si oui, alors il vous reste à créer un prototype de votre invention.

Voici un exemple concret à propos de l’automobile Ford modèle T:

  1. Où est la souffrance? Je dois marcher 5 kilomètres tout les jours. = Est-ce que vous enlevez de la souffrance? Oui, je n’ai plus besoin de marcher autant qu’avant!
  2. Où est la nullité? Mon cheval me coûte cher et il n’est pas toujours en santé. = Est-ce que ça ajoute du bon sens? Oui, tout ce qu’il me faut c’est remplir mon automobile d’essence.
  3. Si vous répondez à ces deux questions, alors il faut vous positionner.
  4. Avez-vous trouvé le meilleur moyen d’enlever la souffrance? Oui, le Ford modèle T est l’automobile la plus parfaite.
  5. Avez-vous trouvé le meilleur moyen d’ajouter du bon sens? Oui, nous faisons économiser des centaines d’heures à nos clients.
  6. Si oui, alors il vous reste à créer un prototype de votre invention et le financer convenablement.

bon-sens-souffrance-marcoux-invention-inventeur

Cette logique peut être validée en tenant compte de ce documentaire sur Henry Ford:

FULL DOCUMENTARY PBS American Experience Henry Ford

*La phrase « Où est la souffrance? » (« Where is the pain? ») est de Clotaire Rapaille.

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Cette année, un entrepreneur en communication m’a contacté pour que je l’aide à développer une culture créative dans son entreprise. Je lui ai fait un plan détaillé pour qu’il motive ses employés et qu’il ait un certain contrôle sur la démarche créative.

J’écris déjà depuis 2009 sur l’innovation en entreprise et sur des méthodes pour augmenter la créativité. J’ai regroupé mes textes dans ces catégories:

Côté créativité, mon texte préféré est « Bobak Ferdowsi, l’esprit d’équipe et l’image de la NASA »:

La leçon est que l’esprit d’une entreprise transparaît dans chacune de ses manifestations et que la créativité des employés doit être mise à profit pour que la culture de l’entreprise soit à son meilleur.

Pour ce qui est du management de l’innovation, j’ai écris sur « Bill Gates donne sa méthode de recherche et développement (R et D) ».

Mon billet préféré dans le domaine de l’innovation est « De l’intégrité à l’innovation », où j’écris:

Combien de jeunes entrepreneurs m’ont demandé la clé du succès des entreprises qui font de l’innovation et du design… Je pense qu’il y a ici une bonne partie de la réponse! Quelle surprise se fut pour moi d’entendre Me Paul St-Pierre Plamondon, président et porte-parole de Génération d’Idées, à l’émission : RDI Économie – Entrevue Paul Saint-Pierre Plamondon (23-11-2012, 18h30):

Le modèle suédois. Entrevue avec Paul Saint-Pierre Plamondon et Henrik Mattsson.

Dans son entrevue, St-Pierre Plamondon définit une logique du modèle suédois qui mène à une meilleure performance. La logique est la suivante: en étant intransigeant avec la corruption, on gagne la confiance du public de sorte à faire régner un esprit d’intégrité qui permet ensuite des essais et erreurs et des remises en question, ce qui est un processus propre à la recherche et développement et donc, à l’innovation. 

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Pour dynamiser un conseil d’administration, il est pertinent d’ajouter un athlète autour de la table, ne serait-ce que pour avoir son opinion sur la globalité de l’entreprise. Un olympien saura déterminer à quel niveau se perd l’énergie dans l’entreprise au niveau des ressources humaines. Il pourra définir des pratiques permettant d’optimiser le rendement et la performance des humains sur le terrain. Cette démarche est cohérente avec ce que j’avais écrit dans ce billet: « La créativité d’entreprise ou De l’utilité des « weirdos » en brainstorming ».

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    LE DESIGN ET L’ÉCOLOGIE est un essai qui vise à vulgariser les concepts généraux liés à l’éco-conception de manière simple et concise. Il s’agit d’une introduction à l’éco-conception qui inclut une liste de définitions, un constat de l’impact du design sur l’entreprise socialement responsable, la logistique, le cycle de vie, l’image de marque et les normes de développement, ainsi qu’une liste de sites Web à consulter. AUCUN REMBOURSEMENT. AUCUN ÉCHANGE. 11 pages.
  • Le Design tout simplement

    LE DESIGN TOUT SIMPLEMENT est un essai qui vise à répondre à quatre grandes questions relatives au design : Qu’est-ce que le design? À quoi sert le design? Qu’est-ce qu’un bon design? Comment travaille un designer?  Né à Québec en 1987, Laurent Marcoux est diplômé en technique de design industriel au cégep de Sainte-Foy (Québec, Canada). Consultant en design, recherche et développement, il est l’auteur d’un blogue : http://designer-entreprise.com.  Notes générales: Ce texte fait 31 pages. Aucun échange. Aucun remboursement.