Archive for the ‘Recherche et développement (R & D)’ Category

Dans l’article du Harvard Business Review « Can Design Save Silicon Valley? », on peut lire ceci:

The reasons for an investor focus on design are not all that hard to understand. “Great design” has helped drive Apple’s valuation to $475 billion, while AirBnB, Square and Pinterest all demonstrate how superb user experience design attracts both rabid fans and VC investment (over $1 billion between them, to date). Last, but far from least, is Google’s $3.2 Billion acquisition of the design-centric Nest, maker of a smart thermostat.

 via Guy Kawasaki

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Jeffrey Veen parle de l’innovation dans une présentation au UX Week 2010. Il y parle de l’histoire de l’innovation pour le domaine de la réfrigération de la glace. Il mentionne l’évolution des techniques de réfrigération et mentionne les méthodes ayant permis l’adaptation des industriels à ces nouveaux marchés pour la glace. Il fait ainsi le parallèle avec le monde du Web, un monde très innovateur.

UX Week 2010 | Jeffrey Veen | How the Web Works

 

Toutes les réformes commencent par le « ventre », c’est-à-dire qu’il faut s’attarder à ce qui nourrit le système pour le transformer. Dans une organisation comme une entreprise privée, le profit est au centre du système, mais aussi, et souvent beaucoup plus, l’intérêt des employés et des employeurs. Aussi, si on veut changer les choses dans une organisation, il faut trouver l’élément central avant même qu’un conflit survienne, le point de rupture à partir duquel il serait inapproprié ou même dangereux de ne pas porter attention. De nos jours, on dirait que les travailleurs ont pour intérêt de « donner quelque chose à manger à leurs enfants ». Pour révolutionner le monde du travail, attaquons-nous à offrir une meilleure conciliation travail-famille et un contexte plus favorable à l’épanouissement des familles.

Dans le monde du design, le « ventre » du système, c’est cette culture des dirigeants de conseil d’administration qui considèrent que le design vaut quelque chose. Sans eux, il n’y aurait pas de vrais changements dans les produits et services qui nous sont accessibles.

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Un étudiant en sciences de l’environnement d’origine française, qui bosse sur des améliorations en agriculture tropicale, m’a dit une phrase tellement profonde que j’ai décidé de vous la partager:

Il n’y a pas d’éthique dans le progrès.

L’homme raconte à quel point on devrait propager le progrès scientifique et technique afin d’améliorer les conditions de vie de l’ensemble de l’humanité. Par exemple, on pourrait partager les savoirs techniques pour l’agriculture dans les zones désertiques ou pauvres en sol cultivable. Pour des raisons nébuleuses, il m’a demandé de garder son anonymat.

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Voici une histoire incroyable d’innovation qui a démarrée dans l’esprit d’un jeune brillant qui a d’abord créé une batterie, puis une génératrice électrique à partir de déchets.

À 15 ans il fournit de l’électricité à tout son village du Sierra Leone !

Ce petit prodige de 15 ans a révolutionné la vie de son village du Sierra Leone (un des pays les plus pauvres d’Afrique). En effet, Kelvin Doe, véritable Mc Gyver de la physique, a construit sa première batterie à 13 ans avec pour seuls outils du métal, du soda et de l’acide. Très vite, il se met à fabriquer une radio et un générateur à partir de composants électroniques trouvés dans les poubelles. Ce dernier permis de fournir de l’électricité à tout son village, et sa radio à diffuser de la musique mais aussi des émissions pour améliorer la vie et la communication au sein de sa communauté, et pour réfléchir aux enjeux du pays.
vis le tribunal du net, via Pour tous ceux qui ont connu la douleur en marchant sur un LEGO!

15-Yr-Old Kelvin Doe Wows M.I.T.

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Voici deux vidéos à voir sur le big data et l’analyse statistique pour innover:

Big Data révolution : comment gérer l’innovation? – Matins Innovation ISIS 11/04/13 – Prof. V.Vinzi

Quants: The Alchemists of Wall Street (Marije Meerman, VPRO Backlight 2010)

Dans le cadre de mon travail comme designer, il m’arrive de faire face à des clients qui n’ont pas d’expérience  dans leur industrie, de sorte que je suis la personne ressource qui les aide à orienter leur projet de développement. Je suis bien entendu plus expérimenté en développement de produit comme le montre mon portfolio, mais j’ai aussi travaillé au soutien de gens qui écrivaient leur premier plan d’affaires.

Bref, voici 4 mots à retenir pour développer ses affaires!

Éthique

Que ce soit pour des raisons d’intégrité ou de managament de l’information confidentielle, pour des brevets ou pour développer une philosophie d’entreprise, il est bon qu’un entrepreneur connaisse des bases en éthique. En général, l’éthique permet aux gens d’affaires de bâtir un réseau de confiance, ce qui est la base d’une relation commerciale fructueuse. À lire:

Croissance

Guy Kawasaki l’a dit, ce qui fait la différence entre un succès et un échec, c’est la croissance de production (scale of production). Si vous augmentez votre productivité en plus d’augmenter votre clientèle, vous améliorez grandement vos possibilités de faire des affaires. À lire:

Harmonie

Harmonie, dans le sens de « nicely done », dans le sens de « c’est bien conçu ». La beauté et la simplicité des processus permettent de garantir que les nouveaux employés et clients se reconnaissent facilement dans vos façons de faire. Ça évite des problèmes de communication et des pertes de temps que d’établir des règles d’harmonisation. À lire:

Meilleur

Faire de l’amélioration continue, c’est chercher à devenir meilleur dans ce qu’on fait. C’est ainsi qu’on innove, qu’on progresse. En automatisant les choses, on réduit les pertes de temps. En étant plus créatif, on résoud des problèmes plus complexes. À lire:

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Il y a des gens qui, dans une organisation, sont comme les maillons principaux d’une cotte de mailles. S’ils disparaissent, il faut les remplacer rapidement (ce qui engendre des coûts d’acquisition) ou travailler sans eux (ce qui provoque de nouvelles pertes jusqu’à un point de non retour et un changement profond). Autrement dit, il y a des personnes-pivot au sein des entreprises. Tout le monde le sait bien!

Ce qui m’intéresse, c’est ce qui se produit quand ces personnes-pivot sont corrompues par des facteurs extérieurs ou encore qu’elles s’éteignent lentement d’elles-mêmes de sorte à affecter l’ensemble de l’organisation jusqu’à la rendre hors d’elle-même, hors de ses capacités. Si la première possibilité est d’ordre légale, l’autre est d’ordre psychologique, pourrait-on dire. On peut stopper un employé qui se serait mis à agir au-delà de son autorité. On pourrait le diagnostiquer rapidement, agir rapidement pour corriger la situation, tant que les systèmes dynamiques d’alertes sont optimaux. Mais pour repérer les gens qui s’épuisent eux-mêmes, c’est plus difficile. C’est pourquoi, me semble-t-il, de nombreux entrepreneurs engagent des gens « qui ont l’air » en santé, mais qui ne le sont pas.

Le cas de la Commission Charbonneau, qui fait le portrait (triste) de gens corrompus dans la province du Québec, nous permet de conclure qu’il y a des facteurs psychologiques qui font en sorte que les gens se mettent à se corrompre de leur propre gré ou contre leur gré. Les deux dimensions sont donc liées: être corrompu et se faire corrompre / être blessé psychologiquement et se faire blesser psychologiquement. Tout cela nous indique qu’il faudrait bien mesurer l’étendue des forces et faiblesses chez chaque employé avant, pendant et après leur embauche pour prévenir l’éclatement systémique. À l’opposé, des organisations dynamiques, comme nous en avons vu avec la tragédie du Lac-Mégantic, font preuve d’une résilience importante face à l’adversité. Leur force? L’association, la solidarité. À voir:

Bref, je propose que les organisations se dotent non seulement d’alertes efficaces contre les gens qui dépassent le cadre de leur compétences, mais aussi de moyens de percevoir les blessures qui nuisent à la santé mentale (au moral disait-on avant) des employés afin d’augmenter la solidarité dans leur organisation. Les gens de l’armée vous le diront: quand le moral est bas, on est moins efficace! Pour assurer un « filet de sécurité » contre ces gens qui s’épuisent, il est conseillé de miser sur la solidarité, l’encouragement réciproque et des mesures propres aux ressources humaines pour motiver les employés. Demander « Comment ça va? Dit-moi ce qui se passe. » sur une base systématique, ça peut faire une partie du travail. Combien posent véritablement la question à leurs employés en attendant une réponse honnête?

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Un sage a déjà dit: mesurez trois fois, mais ne tracez qu’une seule fois. Cela provient du fait que lorsqu’on pratique la menuisie et qu’on travaille avec des bois précieux, on ne peux pas rater sa coupe. On doit couper à la bonne mesure, exactement.

Cette philosophie me suit partout où je vais. Je suis très méticuleux sur le début du procesus, avant de passer à l’action. C’est pour éviter des erreurs plus tard. Malheureusement, des clients à moi font l’inverse: ils « rushent » (se précipitent) au départ et ils pensent obtenir de meilleurs résultats par la suite. Des fois, ils arrivent même à me convaincre de ne pas travailler en signant un contrat, une erreur majeure de mon côté!

L’expérience démontre que ce conseil d’un sage qui est de mesurer trois fois, tracer une fois est un conseil valable. De nombreux problèmes peuvent être évités avant même de commencer le travail. C’est le propre même du designer: il résout les problèmes avant la mise en production. C’est pourquoi j’offre souvent à mes clients de rédiger une étude, ou un bilan de recherche. Ça nous permet d’alligner nos esprits, d’être sur la même longueur d’onde. Ça permet de clarifier l’intégrité de chacune des parties.

J’ai un partenaire d’affaires qui a compris qu’il n’était pas en mesure de compléter un projet de café Internet après que je lui ai écrit un de ces bilans, et que j’aie critiqué son plan d’affaires concernant le design intérieur. Ça lui a évité 45 000$ de dette. Ça lui a aussi évité de se ramasser avec un design intérieur à moitié terminé. Ça lui a aussi permi de se rendre compte qu’il est plus un avocat qu’un entrepreneur en construction! Quoique cette relation d’affaires se soit terminée sans résultat concret, je pense toujours que j’ai fait mon maximum pour ce partenaire. Je n’ai pas regretté d’en être sorti un peu amoché parce que j’avais suivi mon processus sans tomber dans l’acharnement. Je suis resté intègre et au fond, lui aussi.

Un contre-exemple me vient en tête. J’ai réalisé recemment des schémas pour un client qui a finalement décidé de ne pas me payer au complet. Si j’aurais mieux mesuré au départ la qualité de ce client, je n’aurais pas eu à perdre la moitié de mon temps à travailler sur un contrat qui n’aurait été payé plus tard qu’à moitié. Ce client n’aurait pas eu non plus à m’exploiter. Il aurait engagé un de ses « freelancers » du Tiers monde sans diplôme qui travaillent à 10$ de l’heure et qui font un travail très approximatif.

Si vous êtes designers, vous connaissez probablement « des clients venus de l’enfer » comme celui dont je fais mention. Pour rire et se remettre en mode « action », allez lire les descriptions humoristiques du site Clients from hell. Si vous êtes client d’un designer, ce site vous enseignera aussi qu’une bonne relation humaine entre un client et son designer permet des innovations et des réussites plus grandes, comme le montre l’expérience et l’histoire même du design industriel.

Ces deux exemples, tirés parmi des dizaines, démontrent qu’il est fort utile de dessiner avant de couper et qu’il est mieux de bien mesurer avant de dessiner!

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J’ai participé à Destination 2030 (#D2030), une initiative du gouvernement québécois, en proposant 2 documents vidéos et 1 photo. Mon objectif est de faire connaitre des principes propres à créer un contexte favorable à l’innovation au Québec.

1. Sur le modèle suédois / Suède:

RDI Économie – Entrevue Paul Saint-Pierre Plamondon

Voir aussi: De l’intégrité à l’innovation

2. Sur le modèle de Singapour:

‘The Miracle Of Asia’ (Part 1) – Singapore Documentary

‘The Miracle Of Asia’ (Part 2) – Singapore Documentary

3. Sur la rentabilité d’une éducation postsecondaire au Canada:

Graphique (capture d’écran d’un PDF: Est-il financièrement rentable d’entreprendre des postsecondaires au Canada?):

universite-graph

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    LE DESIGN ET L’ÉCOLOGIE est un essai qui vise à vulgariser les concepts généraux liés à l’éco-conception de manière simple et concise. Il s’agit d’une introduction à l’éco-conception qui inclut une liste de définitions, un constat de l’impact du design sur l’entreprise socialement responsable, la logistique, le cycle de vie, l’image de marque et les normes de développement, ainsi qu’une liste de sites Web à consulter. AUCUN REMBOURSEMENT. AUCUN ÉCHANGE. 11 pages.
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    LE DESIGN TOUT SIMPLEMENT est un essai qui vise à répondre à quatre grandes questions relatives au design : Qu’est-ce que le design? À quoi sert le design? Qu’est-ce qu’un bon design? Comment travaille un designer?  Né à Québec en 1987, Laurent Marcoux est diplômé en technique de design industriel au cégep de Sainte-Foy (Québec, Canada). Consultant en design, recherche et développement, il est l’auteur d’un blogue : http://designer-entreprise.com.  Notes générales: Ce texte fait 31 pages. Aucun échange. Aucun remboursement.