Archive for the ‘PME et innovation’ Category

Quelle est la tendance de l’heure? Comment définir les tendances? Que fait donc un chasseur de tendances? Voilà des questions sur lesquelles je me suis penché pendant plusieurs années, durant mes cours comme designer industriel et en sciences de la consommation. Au delà des sondages, il faut être capable de comprendre les orientations générales que prennent les consommateurs face aux évolutions technologiques, les changements de l’économie et les bouleversements de l’industrie manufacturière à l’ère de la mondialisation. Ces grands mots cachent en fait des problèmes concrets que vivent à la fois les industriels (entrepreneurs en PME) et les consommateurs, les acheteurs, les clients.

PME manufacturières

D’une part, les entrepreneurs de petites et moyennes entreprises (PME) vivent les changements drastiques et RAPIDES que leur fait vivre la mondialisation et la libération des marchés. Au Canada, en plus, ils souffrent des effets de la politique « Made in America », du protectionnisme faisant en sorte que les marchés étasuniens se ferment à la compétition de l’Amérique du Nord et d’ailleurs. Selon un article du Consumer Reports « Made in America? : How to know which flag-waving products are true red, white, and blue »:

Given a choice between a product made in the U.S. and an identical one made abroad, 78 percent of Americans would rather buy the American product, according to a new nationally representative survey by the Consumer Reports National Research Center.

J’avais écrit il y a quelques temps déjà ce billet « Les difficultés des entreprises manufacturières en 2010 »:

En conclusion, le positionnement des entreprises manufacturières au Québec se doit peut-être d’être à l’échelle mondiale. Si internet permet la distribution rapide des produits et la production pièce par pièce de produits personnalisés, je pense qu’il est temps de revoir la manière dont on conçoit, met en forme et distribue les produits fabriqués au Québec.

Consommateurs à la recherche d’une identité dans la masse

Les clients d’aujourd’hui consomment les produits selon des niches bien précises grâce à l’arrivée d’Internet et de la vente en ligne dans les foyers. Aujourd’hui, ils ont accès au monde, comme on dit. Il demeure que le consommateur des années 2000 est toujours à la recherche de produits à valeur identitaire. Il est aussi en mouvement pour plus d’authenticité, de franchise (même de cynisme), de distinction (consommation ostentatoire), de sens de la communauté, d’espoir, de ravissement et de sens des responsabilité sur le plan éthique et écologique (en anglais « accountability »/« sustainability »).

Les tendances

Nombreux sont les gens en marketing qui affirmeront de telles choses sans avoir d’exemples à donner. Ils se fieront aux articles « scientifiques », quoiqu’on puisse douter de la valeur scientifique de certains… De mon côté, je tiens à jour une archive d’objets et de documents relatifs à la consommation du XXIème siècle. Je rédige des bilans de recherche pour mes clients. J’en communique quelques bribes dans les catégories suivantes de ce blogue: « Design: concepts et produits de qualité » (critiques positives) et « Erreurs de design à éviter et critiques » (critiques négatives). Vous pouvez aussi suivre mes réflexions en cliquant ici:

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Pour dynamiser un conseil d’administration, il est pertinent d’ajouter un athlète autour de la table, ne serait-ce que pour avoir son opinion sur la globalité de l’entreprise. Un olympien saura déterminer à quel niveau se perd l’énergie dans l’entreprise au niveau des ressources humaines. Il pourra définir des pratiques permettant d’optimiser le rendement et la performance des humains sur le terrain. Cette démarche est cohérente avec ce que j’avais écrit dans ce billet: « La créativité d’entreprise ou De l’utilité des « weirdos » en brainstorming ».

Si vous aimez ce billet:

Plusieurs chefs d’entreprise se demandent:

  • Quelle est la marge de profit dans l’industrie du design d’objet?
  • Quelle est la marge de profit dans l’industrie du design industriel?
  • Quelle est la marge de profit dans le design industriel?

Si vous êtes à la recherche d’études de cas en design industriel, je vous recommande de lire mon billet « Études de cas (case study) en design industriel » et de visiter ces pages Web:

Voici des données que j’ai recueillies dans mon billet « PME et design : études de cas et données statistiques »:

Voici la liste des billets de ce blogue qui concernent le design industriel auprès des Petites et moyennes Entreprises (PME)dans une économie de la mondialisation. On y retrouve entre autre des statistiques concernant le retour sur investissement (ROI) en design industriel.

TOP 3

Si vous n’avez que trois études à lire pour comprendre l’impact du design sur une entreprise manufacturière, lisez, dans cet ordre :

  1. The Impact of Design on Stock Market Performance (PDF) (Monde), Design Council;
  2. Le design industriel au Québec – un Outil stratégique de compétitivité (PDF), Gouvernement du Québec;
  3. Synthèse des résultats de l’enquête sur la perception et l’utilisation du design industriel par les entreprises manufacturières québécoises, Gouvernement du Québec, Développement économique, Innovation et Exportation, avril 2008, 32 pages. (PDF) (Québec, Canada),Gouvernement du Québec.

J’ai aussi fait mention des salaires et taux horaires des designers dans ce billet « Les designers coûtent-ils trop cher ? Salaires et tarifs horaires ». Si cela vous branche, allez aussi voir la catégorie « Rentabilité du design industriel, design de produit, product design » de ce blogue.

Il importe pour une compagnie de suivre un processus de sélection rigoureux dans le choix d’une agence de design, pour en savoir plus, lisez « Sélectionner une agence de design + un studio de design ».

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Voici la liste des billets de ce blogue qui concernent le design industriel auprès des Petites et moyennes Entreprises (PME) dans une économie de la mondialisation. On y retrouve entre autre des statistiques concernant le retour sur investissement (ROI) en design industriel. Cela faisait un long moment que je voulais faire un recensement de ce genre. Et bien voilà!

NOTE: Certaines sources sont répétées dans plusieurs billets. C’est que des études sont parfois identifiées à des hyperliens antérieurs ou par plusieurs hyperliens à la fois, selon la source. Il se peut que des hyperliens soient échus. Dans tous les cas, vous pouvez contacter les organismes concernés pour en avoir copie.

TOP 3

Si vous n’avez que trois études à lire pour comprendre l’impact du design sur une entreprise manufacturière, lisez, dans cet ordre :

  1. The Impact of Design on Stock Market Performance (PDF) (Monde), Design Council;
  2. Le design industriel au Québec – un Outil stratégique de compétitivité (PDF), Gouvernement du Québec;
  3. Synthèse des résultats de l’enquête sur la perception et l’utilisation du design industriel par les entreprises manufacturières québécoises, Gouvernement du Québec, Développement économique, Innovation et Exportation, avril 2008, 32 pages. (PDF) (Québec, Canada), Gouvernement du Québec.

L’économie du XXIème siècle et le rôle du design dans le monde :

Il existe quelques analyses du rôle du design dans l’économie du XXIème siècle. On y traite en particulier du design industriel, qui  a pour synonyme: industrial design, design de produits et product design.

MONDE:

CANADA:

FRANCE:

Études de cas (case study) en design industriel :

Voici une liste d’études de cas en design industriel:

Investissement: The Impact of Design on Stock Market Performance :

Voici une étude sur l’impact du design sur la bourse, les marchés financiers: The Impact of Design on Stock Market Performance (PDF) par le Design Council.

IDSA:

The main finding of the study was that the 63 companies studied as effective users of design outperformed the FTSE 100 Index companies by 200%. These companies outperformed the index companies at all points during the 10 year period, regardless of whether it was in a bull or bear phase of the market.

PME, innovation et compétition sur le marché :

À une époque où la marque Apple est au sommet des entreprises les plus performantes, les gestionnaires s’intéressent au management de l’innovation. Selon le Larousse, l’innovation, c’est l’action d’innover, c’est-à-dire « introduire quelque chose de nouveau pour remplacer quelque chose d’ancien. » La créativité sert à l’innovation car elle est la « faculté d’invention . »

L’innovation demande une démarche de gestion des flux d’information et une gestion des talents dans l’entreprise. Ces deux variables sont instables et donc elles représentent des défis importants pour les PME. Bref, il est un vrai que c’est un cauchemar de gérer cela sans une formation adéquate en design thinking par exemple. C’est là que l’article « Qui sont les plus créatifs du monde? » du journal Les Affaires prend tout son sens en indiquant des pistes de solution et des stratégies éprouvées par des experts pour maximiser la créativité en entreprise. L’article présente un top 100 des entreprises les plus créativesune étude de Fast Company.

Retour sur investissement (ROI) en design industriel :

D’après le gouvernement du Québec

Le Ministère du Développement économique, Innovation et Exportation (MDEIE) présente l’importance d’engager un designer industriel:

Instrument essentiel de développement économique, le design industriel peut faire toute la différence entre le succès et l’échec de votre produit. Il permet à votre entreprise de concevoir des produits qui satisfont aux besoins des consommateurs et s’intègrent bien à leur environnement. Le design industriel est plus qu’un habillage esthétique; il requiert une réflexion globale, dès le début du processus de création.

Selon une étude menée par Industrie Canada :

Plus de 80 p. 100 des entreprises canadiennes de toutes tailles ont constaté une amélioration marquée de la satisfaction des besoins de la clientèle et de la qualité des produits par suite de l’adoption des technologies de pointe et des procédés de CDP (Conception et Développement de Produits).

Augmenter sa rentabilité

Les conclusions d’Industrie Canada.

Strategis – 2001 :

 Un design efficace et innovateur est un facteur critique pour la croissance économique. C’est grâce à de bonnes pratiques de design que les professionnels du design réussissent à augmenter la valeur des produits, des services, des communications et des espaces physiques tout en réduisant les coûts, en améliorant l’efficacité et en augmentant la productivité.

Bien paraître

Le constat de Léger Marketing.

Sondage omnibus, printemps 2008 :

69% de la population québécoise estime que le travail des designers contribue de façon importante à améliorer leur qualité de vie.

SOURCES :

Conception et Développement de Produits (CDP) :

Selon une étude menée par Industrie Canada :

Plus de 80 p. 100 des entreprises canadiennes de toutes tailles ont constaté une amélioration marquée de la satisfaction des besoins de la clientèle et de la qualité des produits par suite de l’adoption des technologies de pointe et des procédés de CDP (Conception et Développement de Produits).

Pour en savoir plus, visitez L’ÉTAT de la CONCEPTION de PRODUITS.

Le design est pratiqué dans tous les domaines d’activité :

Le design en entreprise est un avantage concurrentiel. J’ai lu récemment une étude du ministère de l’Économie, des Finances et de l’Industrie de la France qui s’intitule : L’Offre de design en France. Dans cette étude, on peut lire:

Le design n’est pas  l’apanage d’un secteur ou de quelques secteurs particuliers.

Il est aujourd’hui pratiqué dans tous les domaines d’activité…

Pourcentage de structures ayant mentionné travailler dans chaque secteur (4%NR)

Meubles, Bijouterie, Jouets, Sports 32 %

Loisirs 26 %

Administration publique 25 %

Services aux entreprises 24 %

Machines Equipements 23 %

Agroalimentaire 22 %

Automobile et transports 20 %

Electricité – Electronique 20 %

Edition – Imprimerie – Presse 20 %

Distribution 19 %

Fabrication instruments précision 18 %

Environnement 15 %

Autres 15 %

Equipement radio – TV et Télécoms 13 %

Habillement, cuir, chaussures 12 %

Santé – Action sociale 11 %

Education, Recherche et Développement 11 %

Services aux particuliers 10 %

Chimie 10 %

Construction – BTP 10 %

Hôtellerie – restauration 10 %

Activités financières 9 %

Caoutchouc – plastiques 9 %

Commerce de détail 9 %

Informatique (services) 8 %

Immobilier 7 %

Télécommunications- TV (services) 7 %

Textile 7 %

Energie 5 %

Métallurgie – Travail des métaux 5 %

Transports (services) 5 %

Bois – Papier 5 %

Pourquoi engager un designer : design industriel/design de produits/design de service… :

Passer au pallier supérieur

Selon un sondage auprès de 131 dirigeants d’entreprises du Québec.

Voici par ordre croissant les avantages de faire appel à un designer industriel:

  1. Augmentation de la créativité
  2. Diversification de la gamme de produits
  3. Augmentation du chiffre d’affaire
  4. Développement d’une culture de qualité
  5. Pratique de la veille technologique et concurrentielle
  6. Mise en place de nouvelles méthodes de travail
  7. Augmentation des exportations
  8. Mobilisation des équipes internes
  9. Décloisonnement des services
  10. Augmentation du nombre d’emplois.

Augmenter son chiffre d’affaires

L’avis d’un expert de la consommation.

Ronan Chastelier, sociologue et auteur de Tendançologie : La fabrication du Glamour, dit sans son livre sur les tendances du marché :

Selon une étude réalisée au Royaume-Uni sur la période de 2002 à 2005, les entreprises qui utilisent intensivement le design ont réalisé deux fois plus d’innovations que les autres. Le corolaire est une augmentation de chiffre d’affaires, comme le montre une autre étude, danoise elle : sur une période de cinq ans, les entreprises qui « font du design » ont connu une augmentation de 122% de leur chiffre d’affaires.

Atteindre le succès

D’après le gouvernement du Québec.

Le Ministère du Développement économique, Innovation et Exportation (MDEIE) présente l’importance d’engager un designer industriel:

Instrument essentiel de développement économique, le design industriel peut faire toute la différence entre le succès et l’échec de votre produit. Il permet à votre entreprise de concevoir des produits qui satisfont aux besoins des consommateurs et s’intègrent bien à leur environnement. Le design industriel est plus qu’un habillage esthétique; il requiert une réflexion globale, dès le début du processus de création.

Selon une étude menée par Industrie Canada :

Plus de 80 p. 100 des entreprises canadiennes de toutes tailles ont constaté une amélioration marquée de la satisfaction des besoins de la clientèle et de la qualité des produits par suite de l’adoption des technologies de pointe et des procédés de CDP (Conception et Développement de Produits).

Augmenter sa rentabilité

Les conclusions d’Industrie Canada.

Strategis – 2001 :

Un design efficace et innovateur est un facteur critique pour la croissance économique. C’est grâce à de bonnes pratiques de design que les professionnels du design réussissent à augmenter la valeur des produits, des services, des communications et des espaces physiques tout en réduisant les coûts, en améliorant l’efficacité et en augmentant la productivité.

Bien paraître

Le constat de Léger Marketing.

Sondage omnibus, printemps 2008 :

69% de la population québécoise estime que le travail des designers contribue de façon importante à améliorer leur qualité de vie.

Se distinguer

Selon un article du magazine Jobboom, voici des exemples de produits sortis de l’imaginaire de designers Québécois:

NOTE:

Designer de produits et designer industriel sont des synonymes en ce sens qu’ils sont tous deux les professionnels de la conception d’objets manifacturés.

Voir aussi

SOURCES:

Synthèse des résultats de l’enquête sur la perception et l’utilisation du design industriel par les entreprises manufacturières québécoises, Gouvernement du Québec, Développement économique, Innovation et Exportation, avril 2008, 32 pages.

CHASTELIER, Ronan. Tendançologie : La fabrication du Glamour, Organisation, Eyrolles, Paris, 2008, 208 pages.

Le Design, ça rapporte! ,Ministère du développement économique, Innovation et exportation, 2009.

Conférence interprofessionnelle du design de Québec

BELLEROSE, Patrick. « La vie en mieux », À la une: Design,Magazine Jobboom, mars 2009,  p. 20-24.

L’ÉTAT de la CONCEPTION de PRODUITS, une étude menée par Industrie Canada, 2010.

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Un client m’a appelé pour que je l’aide avec la créativité d’entreprise et le management de la créativité.  Je vais tenter ici de définir un morceau de ma réponse, à savoir qu’il faille faire appel à des « weirdos » (des étranges) lorsqu’on veut réinventer son entreprise. L’objectif ici, c’est de se doter de sang neuf sans mettre en péril sa structure ressource humaines (RH). On peut composer des réseaux de gens créatifs sans les joindre totalement à la structure organisationnelle. En faisant appel aux créatifs fous fous fous, on génère des idées neuves. C’est aussi simple que ça, parfois!

De bouche-à-oreille, on comprend que l’agence publicitaire Sid Lee a une méthode de brainstorming qui va un peu dans ce sens, et que je considère excellente. Chez eux, paraît il, on réunit des gens qui ont un rapport plus ou moins distant avec l’objet d’un brainstorming. Par exemple, pour un remue-méninge au sujet du mot « café », on fera appel à ces gens:

  • Artiste qui travaille avec le café;
  • Parfumeur qui utilise le café;
  • Chef cuisinier qui travaille avec le café;
  • Veneur porte-à-porte de café;
  • Mère d’une famille moyenne américaine;
  • Vendeur de machine à café;
  • etc.

Ainsi, on réunit autour d’une même table plusieurs « weirdos » et non « weirdos » qui partagent une tempête d’idées.

Mais il y a d’autres moyens de profiter des « bizz », des « coucous », des « créatifs ». On peut leur demander de réinventer notre produit ou service d’une manière ludique, en ayant pas en tête de créer de la richesse, mais bien afin de créer une expérience enrichissante. Dans la pyramide des besoins de Maslow, le besoin de reconnaissance trône, mais il cache  aussi le besoin de se transformer au travers d’une expérience heureuse. De fait, créer une expérience qui satisfait ce besoin de changement positif en soi, ça passe aussi par une certaine dose de créativité.

Quelques film à voir dans lesquels sont présentés des « weirdos » utiles:

  • What Women Want : On y voit un publicitaire masculin se déguiser en femme pour comprendre leur rapport avec les cosmétiques, les bas collants, etc.
  • Big : Un enfant dans la peau d’un homme (ou un homme qui fait des enfantillages) développe des jouets qui ont de la personnalité.
  • The Greatest Movie Ever Sold : Documentaire qui présente l’univers du placement de produit, on y voit naître des concepts publicitaires imaginatifs.
  • 99 francs : Illustration de l’univers des créatifs en pub par un ex publicitaire.

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Comment choisir un designer à l’externe? Le site AAPQ.ca présente un guide des meilleures pratiques en recherche et en sélection d’une agence marketing : LE GUIDE POUR CHOISIR LE BON PARTENAIRE EN COMMUNICATION MARKETING. (PDF) Je crois que la même démarche de sélection peut s’appliquer au choix d’un consultant en design. En résumé, il suffit de déterminer 1) si l’agence est en mesure de faire le travail, 2) si le courant passe bien entre vous et l’agence et 3) s’il y a un gain de productivité à travailler ensemble (travaillez-vous bien ensemble?).

Ma propre expérience avec des clients me permet de conclure qu’il y a aussi des points clés sur lesquels se mettre en accord avant le début du mandat.

Le contrat couvre-t-il l’ensemble du mandat ou une partie du mandat?

Le contrat, c’est la clé pour une bonne entente dès le départ. Il faut aussi penser à l’aspect confidentiel et aux notions de salaire horaire ou tarif fixe… Question stratégie, il est parfois judicieux de faire appel à plusieurs firmes de design en même temps ou encore multiplier les sources d’innovation. C’est un point que je traitais dans ce billet: PME et R&D, la solution est de créer des alliances.

Quel seront les moyens de communications adoptés (téléphone, courriel…)?

Ce petit détail peut faire toute la différence lorsque le stress des échéanciers devient réel. Il est donc primordial de s’assurer que les communications sont 1) rapides, 2) efficaces et 3) infaillibles. Je pense ici à l’échec de communications qu’a vécu mon collègue lorsque j’étais aux études et qui lui a coûté de devoir recommencer sa recherche de marché depuis le début en raison d’un courriel qui n’avait pas été répondu dans les délais…

À qui doit-on se référer s’il y a une décision difficile à prendre? En bref, qui a le dernier mot?

Des décisions doivent parfois être prises de façon urgente avant la mise en marché de produits. Il est donc nécessaire de savoir qui décide dans chaque département de l’entreprise et qui a le mot final quand il y a une incertitude. Par exemple: les gens du marketing ne s’entendent pas avec les gens de la production sur l’importance d’innover avec une nouvelle technique de mise en forme. Alors, il faut parfois trancher. C’est pourquoi l’idée est de nommer un « chef de projet » reconnu et apprécié des intervenants et qui aura l’autorité de donner dernier mot. À ce sujet, écoutez l’excellente entrevue avec Michel Dallaire et Serge Bouchard sur l’innovation en entreprise.

Quelle est l’histoire de la compagnie et quel est son rapport avec les agences?

Si l’entreprise à l’habitude de travailler en sous-traitance et elle a comme objectif de garder une petite équipe à l’interne, elle ne travaillera pas comme s’il s’agissait d’une grosse business qui a les moyens de créer un département r et d. Aussi, le conseil d’administration peut nuire au processus. Voir: Processus design et conseil d’administration.

Quelles sont les directives concernant l’impact du changement dans l’entreprise?

Une entreprise ne voudra pas que ses actionnaires soient surpris par un nouveau produit et ils voudront les consulter avant de modifier leur ligne de produit. Pensons par exemple au coût de l’innovation technique qu’a pu représenter Absolut Unique Vodka, un emballage unique à chaque mise en production. Il faut aussi prévoir l’impact du changement sur les autres départements que le marketing et calculer le risque politique d’introduire un sous-traitant. Je veux dire que certains égos ont de la difficulté à recevoir des critiques… et qu’il faut parfois un chef dans le bateau pour que le bateau avance!

BREF…

Les meilleures entreprises avec lesquelles j’ai fait du design étaient franches et directes. L’intégrité permet l’innovation. Je mets à jour une catégorie « Design: concepts et produits de qualité » sur ce blogue. Je vous invite à visiter ce lien pour découvrir de bons exemples de l’impact du design en entreprise. Je vous invite aussi à lire Le Design tout simplement, le ebook que j’ai écrit pour vulgariser ce qu’est le design.

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ebook: Le Design tout simplement

ebook: Le Design tout simplement

Combien de jeunes entrepreneurs m’ont demandé la clé du succès des entreprises qui font de l’innovation et du design… Je pense qu’il y a ici une bonne partie de la réponse! Quelle surprise se fut pour moi d’entendre Me Paul St-Pierre Plamondon, président et porte-parole de Génération d’Idées, à l’émission : RDI ÉconomieEntrevue Paul Saint-Pierre Plamondon (23-11-2012, 18h30):

Le modèle suédois. Entrevue avec Paul Saint-Pierre Plamondon et Henrik Mattsson.

Dans son entrevue, St-Pierre Plamondon définit une logique du modèle suédois qui mène à une meilleure performance. La logique est la suivante: en étant intransigeant avec la corruption, on gagne la confiance du public de sorte à faire régner un esprit d’intégrité qui permet ensuite des essais et erreurs et des remises en question, ce qui est un processus propre à la recherche et développement et donc, à l’innovation. 

Cette notion d’intégrité a été soulignée à de nombreuses reprises par le célèbre investisseur Warren Buffet et son collègue Charlie Munger comme étant un facteur majeur à considérer dans un investissement envers une entreprise. Voir Munger dans  Warren Buffett – 4 Steps to Picking a Stock :

1. You have to deal in things that you are capable of understanding.

2. Then once you’re over that filter, you need to have a business with some intrinsic characteristics that give it a durable competitive advantage.

3. Then you should vastly prefer management in place with a lot of integrity and talent.

4. Finally, no matter how wonderful it is, it’s not worth an infinite price, so you have to have a price that makes sense and gives a margin of safety considering the natural vicissitudes of life.

Il est sage qu’une entreprise qui souhaite faire affaire avec un firme de design mette en place un processus à l’interne visant à évaluer le choix final de façon simple et structurée. En effet, cela évite des pertes de temps et d’argent. Pour simplifier les choses, il serait pertinent de nommer à l’interne un décideur final, dont l’objectif sera ultimement de s’assurer que la commande de départ est satisfaite. Tout simplement: une personne avec un bon sens de l’analyse qui saura cocher point par point les critères du mandat de départ. Voilà. Point. Final. C’est ce qu’on peut conclure en lisant un article de La Presse, Les patrons doivent faire confiance aux créateurs :

Nos quelques fleurons, telles Hydro-Québec et la SAQ, réussissent assez bien, côté communications, dit Metz en entrevue. Pour la STM, c’est une autre paire de manches… Il y a 40 patrons, 40 entreprises de transport. Personne n’accepte de faire un seul logo, une seule passe. Peut-on être simple et penser grand?

Le studio de design tout comme l’entreprise traditionnelle est parfois teinté d’une idéologie dominante… Avant de se lancer dans un processus design, il est pertinent de savoir orienter sa manière traditionnelle de prendre des décisions. Votre entreprise est-elle plutôt centrée sur le court terme, le moyen terme, l’hypercompétitivité, le risque, la quête d’un standard commun… Tracez votre manière de décider et communiquez-la à la firme que vous engagez. Assurez-vous que le studio de design est compatible avec ce mode décisionnel.

Lorsque je pense à ce principe, la marque Enron et son slogan « Ask Why » (excellent slogan d’aileurs) me viennent à l’esprit. Enron était une entreprise basée sur la sélection naturelle. Ce mode décisionnel était si encré dans les moeurs que les employés à l’interne prenaient des risques importants pour propulser l’entreprise, ce qui ultimement entraîna la chute de ce géant aux pieds d’argile. Voir ce documentaire: Enron The Smartest Guys In The Room et Enron Commercial – Ode To Why .

En opposition, Unicef a un mode décisionnel qui me semble être basé sur la survie de tous et le développement durable. En conséquence, les employés agissent de manière à garantir la stabilité et la croissance pour des fins humanitaires.

Enron et Unicef ont tous deux des modes décisionnels très différents. Ainsi, ils devront communiquer différemment leur besoins au studio de design et sélectionner le concept final de manière différente. Pour en apprendre plus sur les erreurs de processus à éviter, voyez: The Process – succès ou échec en design .

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