Archive for the ‘PME et innovation’ Category

Sur le site http://startupsthisishowdesignworks.com/, Wells Riley met en ligne un sondage qu’il a effectué auprès de 78 CEO, gens du marketing, ingénieur et designer.

Il pose ces questions:

  • What qualities of design do startups consider most important?
  • How important is product design?
  • How deep does design go?
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Dans l’article du Harvard Business Review « Can Design Save Silicon Valley? », on peut lire ceci:

The reasons for an investor focus on design are not all that hard to understand. “Great design” has helped drive Apple’s valuation to $475 billion, while AirBnB, Square and Pinterest all demonstrate how superb user experience design attracts both rabid fans and VC investment (over $1 billion between them, to date). Last, but far from least, is Google’s $3.2 Billion acquisition of the design-centric Nest, maker of a smart thermostat.

 via Guy Kawasaki

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C’est avec déception que je prends connaissance du manque d’études sur la valeur du design industriel. On peut pourtant évaluer son impact sur l’entreprise quant à l’innovation qu’elle contribue à apporter de même sur son effet positif sur le chiffre d’affaires. J’ai écrit tout un dossier à ce sujet, voir:

Vous pouvez aussi lire le billet « PME et design : études de cas et données statistiques » qui des études sérieuses sur le sujet.

On m’a posé récemment la question de savoir comment évaluer le coût du design industriel. Vous pouvez vous fier à une étude sur le salaire des designers pour vous donner une idée: « Les designers coûtent-ils trop cher ? Salaires et tarifs horaires ».

Lisez aussi: « Trouvez un designer industriel pas cher, bon marché et à bon prix ».

Alors, combien est-ce que coûte le design? Comment calculer le coût du design?

Voici une formule simple et claire:

  • Taux horaire X Temps de conception + Frais du studio de design = Coût du design

Taux horaire:

Le meilleur indicateur que je connaisse est celui du site Coroflot Design Salary Guide pour les salaires en entreprise. Bref, ça ne vous coûtera certainement pas moins que le salaire de base d’un designer, c’est bien certain.

Temps de conception:

Pour mesurer le temps de conception par heure, voici un indicateur basé sur des chiffres de mes collègues* :

  • Une table = 30 heures
  • Une chaise de travail = 50 heures
  • Un appareil électronique = 100 heures
  • Un appareil de cuisine sophistiqué = 200 heures
  • Une chaise ergonomique médicale = 600 heures

* Ces chiffres sont très approximatifs, mais un designer peut évaluer le nombre d’heures de travail pour un concept avec un pitch de vente de quelques phrases seulement. Pour savoir le nombre d’heure que votre design demande, demandez une soumission.

Frais du studio:

Pour calculer les frais de bureau et de publicité, il faut se fier à la tendance du moment et à la réputation du studio de design. Les prix fluctuent amplement selon l’expertise de la firme de design et la grosseur des équipes. Il est suggéré de faire une soumission à plusieurs agences de design avant de conclure le contrat dans un concours si nécessaire.

En somme, pour répondre à cette question, il faut savoir que chaque designer a sa propre façon de négocier ses contrats. Il existe le contrat de service, celui que j’utilise en général, et qui fait en sorte que je suis payé au tarif horaire pour tout extra, mais qui a un montant de base décidé selon le type de produit que je conçois. D’autres opteront pour un paiement selon une banque d’heures donnée. Enfin, il est possible que ce soit le client qui propose son prix, ce à quoi vous devriez savoir que les sites de freelance (travail autonome) en ligne ne sont pas de bons indicateurs pour savoir le prix d’un design. En effet, ces sites offrent du design de pauvre qualité à faible coût.

Aussi, il est pertinent pour vous d’évaluer vos besoins d’abord. Voici une liste de questions pour faciliter votre prise de décision.

  • Quel budget ai-je à consacrer à un design?
  • Qu’est-ce que je veux obtenir comme produit final? Une maquette? Un prototype? Un plan de fabrication?
  • Suis-je à l’aise avec la mission que j’ai confié au designer, de sorte à éviter les retours en arrière et les répétitions de tâches?

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Pour écrire un plan d’affaires (business plan), il est pertinent de se fier à des standards. Le site Ressources Entreprises offre des modèles de plan d’affaires.

Que doit-on inclure dans un plan d’affaires pour un objet de consommation / produit de consommation?

Je pense qu’il est nécessaire de décrire la phase de lancement en détail et d’inclure le coût de la recherche et développement ainsi que du prototypage. Certaines entreprises ont validé l’hypothèse de leur plan d’affaires en lançant une courte production de milliers d’exemplaires de leur produit pour valider l’existence d’un marché. Je recommande personnellement que ce scénario soit évalué dès le départ.

Il est aussi nécessaire de vérifier que les manufacturiers sont en accord avec la philosophie et les valeurs de l’entreprise. Cette étape est parfois mise de côté et les entrepreneurs se retrouvent avec des problèmes de relation publique par la suite parce qu’ils font fabriquer leur objet dans une usine qui n’offre pas de bonnes conditions de travail.

Je crois qu’en 2013, il est aussi pertinent de se poser la question du financement populaire (crowdfunding). Certaines plateformes comme Kickstarter permettent désormais de lancer un produit à moindre coût et de générer de la publicité.

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Dans son billet, l’éthicien René Villemure décrit quatre scénarios possibles pour 2030, tels qu’exprimés par la NIC:

Ainsi, d’ici à 2030, quatre scénarios se trouveraient sur la table des décideurs. Premier scénario, le déclin de la domination occidentale se poursuit, la mondialisation s’essouffle et les conflits entre les Etats augmentent. Vision pessimiste mais plausible.

Deuxième scénario : le système se bipolarise de nouveau, cette fois autour du tandem formé par les Etats-Unis et la Chine, catalyseur d’une harmonie mondiale et d’une coopération économique rénovée. Une vision optimiste et plausible aussi.

Le troisième scénario est celui du grand écart, entre des Etats de plus en plus riches et d’autres de plus en plus pauvres ; des inégalités toujours plus criantes à l’intérieur des sociétés puissantes et sources de tensions sociales. Les Etats-Unis n’y seraient plus le gendarme d’un monde éclaté.

Enfin, dernier scénario, celui d’un monde moins institutionnalisé autour des Etats dépassés par la globalisation des problèmes, les sociétés se substituant aux pouvoirs publics.

Pour nous qui sommes Québécois, cela peut poser problème. C’est que nous sommes une nation qui mise beaucoup sur ces exportations et sur des échanges économiques avec les États-Unis. Comme je ne suis pas un spécialiste de la question économique, je vais vous référer à mes articles qui font une analyse de points précis concernant l’industrie manufacturière, celle qui affecte ma discipline de designer. Ces petits articles sans avergure vous donneront tout le moins des points de vue pertinents sur la question de l’avenir de la PME et de la manufacture au Québec et au Canada:

Sur un plan plus global, mes recherches et mon côté futurologue m’indiquent qu’il est grand temps pour les entreprises du Québec qu’elles se dotent de véritables stratégies d’exportation à la grandeur du globe, en particulier dans les marchés en croissance que sont ceux de l’Asie et de l’Inde, pour ce qui est des produits de consommation de mode par exemple. Il faudrait se doter d’équipements informatiques performants et s’allier à des gestionnaires du risque capables de décoder l’immense base de donnée du système économique et faciliter le développement des affaires sur une base quantitative (en gros: départager l’important du négligeable). À ce propos, le big data et le reality mining sont des outils de pointe qu’il faudrait mieux étudier, voir:

De mon côté, comme on ne connait pas l’avenir, je propose qu’on analyse l’histoire de notre nation afin d’en tirer les conclusions suivantes:

  • Le peuple québécois est jeune et il est relativement « frileux » des questions économiques;
  • Les péripéties du printemps 2012 font la preuve qu’il y a une relève intéressée par l’équité intergénérationnelle;
  • Nous sommes dans un secteur géographique plein de ressources très valables pour le futur: eau potable, électricité, minerai et pétrole.

Avec ces trois conclusions, on peut définir trois objectifs:

  • On peut mieux enrichir le Québec avec des institutions faisant la promotion de l’intelligence économique et de la littéracie financière;
  • La population semble au courant des enjeux sociaux à venir et sait réagir en conséquence;
  • Les ressources disponibles devront être mieux exploitées et exportées par des entreprises et des palliers de gouvernement plus au courant de l’importance de leurs actions sur le long terme.

De mon côté, je vous invite à développer vos connaissances en perfectionnant vos processus d’innovation et d’amélioration continue. Je suis la preuve vivante que ces méthodes d’apprentissage accélèrent et améliorent la performance, tant au niveau de la vie personnelle qu’au niveau de la vie professionnelle, et qu’elles ont un impact pour orienter les décisions de demain. Et si vous êtes bloqué à ce niveau-là, lisez :

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Comme designer, je rencontre et je fais des affaires avec des PME québécoises. Il s’avère que quelques uns de mes clients sont soit:

  • Entrepreneurs en PME;
  • Inventeurs;
  • Étudiants ou professionnels en adminsitration des affaires et en marketing.

La chance que j’ai, c’est de voir ces gens et de comprendre leurs besoins.

Les entrepreneurs en PME que j’ai rencontré son concernés par le contexte hypercompétitif de la mondialisation. Certains inventeurs cherchent à s’appuyer sur l’expérience et la connaissance que j’ai du monde de la consommation pour créer. Des gens en adminsitration et en marketing  me confient qu’ils ont besoin d’améliorer leurs processus et qu’ils ne connaissent rien au monde du design et de l’esthétique!

Tous ces gens sont formidables! Ils m’apportent beaucoup sur le plan personnel et professionnel. Pour vous accélérer la tâche, selon qui vous êtes, permettez-moi de vous offrir un petit guide.

À lire pour les entrepreneurs en PME:

À lire pour les inventeurs:

À lire pour les spécialistes de l’administration et du marketing:

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Dans le cadre de mon travail comme designer, il m’arrive de faire face à des clients qui n’ont pas d’expérience  dans leur industrie, de sorte que je suis la personne ressource qui les aide à orienter leur projet de développement. Je suis bien entendu plus expérimenté en développement de produit comme le montre mon portfolio, mais j’ai aussi travaillé au soutien de gens qui écrivaient leur premier plan d’affaires.

Bref, voici 4 mots à retenir pour développer ses affaires!

Éthique

Que ce soit pour des raisons d’intégrité ou de managament de l’information confidentielle, pour des brevets ou pour développer une philosophie d’entreprise, il est bon qu’un entrepreneur connaisse des bases en éthique. En général, l’éthique permet aux gens d’affaires de bâtir un réseau de confiance, ce qui est la base d’une relation commerciale fructueuse. À lire:

Croissance

Guy Kawasaki l’a dit, ce qui fait la différence entre un succès et un échec, c’est la croissance de production (scale of production). Si vous augmentez votre productivité en plus d’augmenter votre clientèle, vous améliorez grandement vos possibilités de faire des affaires. À lire:

Harmonie

Harmonie, dans le sens de « nicely done », dans le sens de « c’est bien conçu ». La beauté et la simplicité des processus permettent de garantir que les nouveaux employés et clients se reconnaissent facilement dans vos façons de faire. Ça évite des problèmes de communication et des pertes de temps que d’établir des règles d’harmonisation. À lire:

Meilleur

Faire de l’amélioration continue, c’est chercher à devenir meilleur dans ce qu’on fait. C’est ainsi qu’on innove, qu’on progresse. En automatisant les choses, on réduit les pertes de temps. En étant plus créatif, on résoud des problèmes plus complexes. À lire:

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Un sage a déjà dit: mesurez trois fois, mais ne tracez qu’une seule fois. Cela provient du fait que lorsqu’on pratique la menuisie et qu’on travaille avec des bois précieux, on ne peux pas rater sa coupe. On doit couper à la bonne mesure, exactement.

Cette philosophie me suit partout où je vais. Je suis très méticuleux sur le début du procesus, avant de passer à l’action. C’est pour éviter des erreurs plus tard. Malheureusement, des clients à moi font l’inverse: ils « rushent » (se précipitent) au départ et ils pensent obtenir de meilleurs résultats par la suite. Des fois, ils arrivent même à me convaincre de ne pas travailler en signant un contrat, une erreur majeure de mon côté!

L’expérience démontre que ce conseil d’un sage qui est de mesurer trois fois, tracer une fois est un conseil valable. De nombreux problèmes peuvent être évités avant même de commencer le travail. C’est le propre même du designer: il résout les problèmes avant la mise en production. C’est pourquoi j’offre souvent à mes clients de rédiger une étude, ou un bilan de recherche. Ça nous permet d’alligner nos esprits, d’être sur la même longueur d’onde. Ça permet de clarifier l’intégrité de chacune des parties.

J’ai un partenaire d’affaires qui a compris qu’il n’était pas en mesure de compléter un projet de café Internet après que je lui ai écrit un de ces bilans, et que j’aie critiqué son plan d’affaires concernant le design intérieur. Ça lui a évité 45 000$ de dette. Ça lui a aussi évité de se ramasser avec un design intérieur à moitié terminé. Ça lui a aussi permi de se rendre compte qu’il est plus un avocat qu’un entrepreneur en construction! Quoique cette relation d’affaires se soit terminée sans résultat concret, je pense toujours que j’ai fait mon maximum pour ce partenaire. Je n’ai pas regretté d’en être sorti un peu amoché parce que j’avais suivi mon processus sans tomber dans l’acharnement. Je suis resté intègre et au fond, lui aussi.

Un contre-exemple me vient en tête. J’ai réalisé recemment des schémas pour un client qui a finalement décidé de ne pas me payer au complet. Si j’aurais mieux mesuré au départ la qualité de ce client, je n’aurais pas eu à perdre la moitié de mon temps à travailler sur un contrat qui n’aurait été payé plus tard qu’à moitié. Ce client n’aurait pas eu non plus à m’exploiter. Il aurait engagé un de ses « freelancers » du Tiers monde sans diplôme qui travaillent à 10$ de l’heure et qui font un travail très approximatif.

Si vous êtes designers, vous connaissez probablement « des clients venus de l’enfer » comme celui dont je fais mention. Pour rire et se remettre en mode « action », allez lire les descriptions humoristiques du site Clients from hell. Si vous êtes client d’un designer, ce site vous enseignera aussi qu’une bonne relation humaine entre un client et son designer permet des innovations et des réussites plus grandes, comme le montre l’expérience et l’histoire même du design industriel.

Ces deux exemples, tirés parmi des dizaines, démontrent qu’il est fort utile de dessiner avant de couper et qu’il est mieux de bien mesurer avant de dessiner!

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Il existe plusieurs informations pertinentes sur « faire du design en PME ». Je vous recommande ces sites:

À voir aussi: http://www.generationinc.com/ catégorie Créativité.

Si vous cherchez des études de cas et des statistiques sur le design en entreprise, allez lire mon billet « PME et design : études de cas et données statistiques ». Cliquez aussi sur ces catégories:

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Cette année, un entrepreneur en communication m’a contacté pour que je l’aide à développer une culture créative dans son entreprise. Je lui ai fait un plan détaillé pour qu’il motive ses employés et qu’il ait un certain contrôle sur la démarche créative.

J’écris déjà depuis 2009 sur l’innovation en entreprise et sur des méthodes pour augmenter la créativité. J’ai regroupé mes textes dans ces catégories:

Côté créativité, mon texte préféré est « Bobak Ferdowsi, l’esprit d’équipe et l’image de la NASA »:

La leçon est que l’esprit d’une entreprise transparaît dans chacune de ses manifestations et que la créativité des employés doit être mise à profit pour que la culture de l’entreprise soit à son meilleur.

Pour ce qui est du management de l’innovation, j’ai écris sur « Bill Gates donne sa méthode de recherche et développement (R et D) ».

Mon billet préféré dans le domaine de l’innovation est « De l’intégrité à l’innovation », où j’écris:

Combien de jeunes entrepreneurs m’ont demandé la clé du succès des entreprises qui font de l’innovation et du design… Je pense qu’il y a ici une bonne partie de la réponse! Quelle surprise se fut pour moi d’entendre Me Paul St-Pierre Plamondon, président et porte-parole de Génération d’Idées, à l’émission : RDI Économie – Entrevue Paul Saint-Pierre Plamondon (23-11-2012, 18h30):

Le modèle suédois. Entrevue avec Paul Saint-Pierre Plamondon et Henrik Mattsson.

Dans son entrevue, St-Pierre Plamondon définit une logique du modèle suédois qui mène à une meilleure performance. La logique est la suivante: en étant intransigeant avec la corruption, on gagne la confiance du public de sorte à faire régner un esprit d’intégrité qui permet ensuite des essais et erreurs et des remises en question, ce qui est un processus propre à la recherche et développement et donc, à l’innovation. 

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