Archive for the ‘Manufacture et fabrication de produits en usine’ Category

Jacques S. Guillon en entrevue avec Frédéric Metz fait la démonstration que le design est une valeur ajoutée pour l’industrie canadienne (Canal Savoir: Design). Il prend l’exemple de l’industrie du bois pour laquelle l’industrie canadienne de son époque fonctionnait ainsi:

  • Un bois est coupé au Canada;
  • Il est renvoyé en Chine et travaillé là-bas;
  • Il revient au Canada et les morceaux sont assemblés.

À cela, il oppose la bonne idée de limiter le transport inutile du bois. C’est un choix politique. On a un peu la même logique aujourd’hui avec le Buy American. Voir:

Jacques S. Guillon fait aussi la démonstration de son talent en affaires: pour faire survivre chaque facette de son entreprise, il alloue des capitaux d’une discipline (par exemple design industriel) à une autre discipline (par exemple design graphique).

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L’automatisation de la manufacture d’acier par Andrew Carnegie est expliquée en détail dans le documentaire :

Andrew Carnegie: The Richest Man in the World

Andrew Carnegie’s life seemed touched by magic. He embodied the American dream: the immigrant who went from rags to riches, the self-made man who became a captain of industry, the king of steel. « Carnegie was more than most people, » says Owen Dudley Edwards, historian at the University of Edinburgh. « Not only more wealthy, not only more optimistic, Carnegie is still, right throughout his life, the little boy in the fairy story, for whom everything has to be all right. »

On y raconte l’opposition traditionnelle entre les entrepreneurs manufacturiers et les syndicats. On y décrit aussi l’avantage stratégique que représente l’automatisation, qui fait en sorte de forcer les travailleurs à développer des mentalités et des compétences différentes. Cet enjeux est toujours aussi brûlant aujourd’hui, à l’ère de la mondialisation. Ce rapport de force entre industriel et syndicat ferait-il parti de l’essence même de la Première révolution industrielle?

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DARPA, c’est l’histoire d’un robot « ARM ». Voyons voir ce qu’il peut faire sur une chaîne de montage en usine:

Have Two Arms, Will Work

DARPA’s Autonomous Robotic Manipulation (ARM) program is developing software, hardware and sensors to enable robots to semi-autonomously grasp and manipulate objects in unstructured environments (meaning, « outside of a laboratory ») with human operators providing only task-level instructions. For example, rather than dictating step-by-step every movement a robot makes, a human can give DARPA’s ARM robot a high-level command like « Open the door » or « Screw in the bolt. » Performers on the ARM program have already demonstrated success using one arm and hand to manipulate objects. Now DARPA is having teams test two arms and hands on tasks that require bimanual manipulation, like the robot changing a tire shown in this video. If DARPA is successful with grasping and manipulation, while also making robots more adaptable to changing environments and driving down the cost of production, robotic manipulation systems can be applied to a wide range of potentially dangerous Department of Defense applications, including defusing improvised explosive devices and searching bags.

For more information on DARPA’s ARM program, please visit:http://go.usa.gov/vE5

Related work is being done as part of the DARPA Robotics Challenge: http://go.usa.gov/VfA

ExtremeTech:

Modern-day robotics has already advanced to the point where we can create robot limbs sophisticated enough to be attached to machines and perform tasks efficiently enough to outpace humans in certain areas. A significant problem with these limbs, though, is that they’re just too expensive, and not precise enough to outpace humans across the board. However, DARPA has developed a cheap robotic hand that can almost match human performance in dexterous activities, like changing a tire.

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L’avenir du plastique issu du pétrole est menacé si les ressources de pétroles se font plus rares. Il semblerait que le prix du pétrole sera en hausse, selon Équiterre – Pétrole 2030 (PDF).

Alors que faire? L’option qui vient rapidement à l’esprit est ce qu’on appelle les bioplastiques, des plastiques issus de matières végétales.

 Bioplastique (Wikipédia):

Le terme bioplastiques désigne des matériaux de deux types. Il s’agit d’une part de matières plastiques agrosourcés, ou agroplastiques, issus de ressources renouvelables, telles que le maïs, la patate douce, le blé, la canne à sucre ou l’huile de ricin, et d’autre part de plastiques biodégradables, y compris issus de réactions pétrochimiques. Certains matériaux présentent les deux caractéristiques, agrosourcés et biodégradables.

Là, il y a un hic: ça prend des machines pour faire l’agriculture et ces machines sont alimentées en… combustible fossile (essence… et donc pétrole). De plus, ces matériaux à l’origine des « plastiques bio » sont souvent comestibles. Et on connaît le niveau de famine dans le monde. Va-t-on fabriquer des plastiques au lieu de nourrir la planète? J’en doute fort. Alors, que va-t-on faire? En bon québécois: « On va faire dur! »

Sérieusement, on pourrait opter pour des fibres végétales combinées avec des colles végétales, des composites techniques comme ceux issus de la culture du bambou ou encore des caoutchouc synthétiques fabriqués par des organismes vivants, comme des bactéries qui fabriquent des plastiques (oui, ça existe). Mieux encore, on pourrait réviser nos modes de consommation et opter pour des produits indémodables et quasi-indestructibles, comme la Navy Chair de Emeco,  que je décris comme étant potentiellement la chaise parfaite. Mieux, mieux, mieux, on pourrait imaginer des environnements sociaux en écosystème autogérés, à la manière des vaisseaux spatiaux comme dans 2001: A Space Odyssey, et qui récupéreraient 100% des déchets et qui réparerait 100% des bris, mais avouons que ce monde-là nous fait encore peur. Il ne faudrait pas non plus tomber dans l’excès et brimer les libertés individuelles, etc.

Cette réflexion est inspirée de Philippe Starck (Wired):

I prefer to make a very good chair in the best polycarbonate than make any shit in wood that will be in the trash one year later.

Pour découvrir des matériaux innovants, visitez Transmaterial.

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ebook: Le Design et l'écologie

ebook: Le Design et l’écologie

Reportage de Enquête (Radio-Canada) du 28 février 2013 : Foxconn, la face cachée d’Apple.

On y apprend les conditions de vie des employés de cette entreprise qui fabrique des produits électroniques pour de grandes marques. Côté qualité de vie, on repassera. On y apprend aussi une technique efficace pour contrôler la contrefaçon et l’espionnage industriel : des détecteurs de métal sont installés à l’entrée des chaînes de montage et les ouvrier doivent déposer leurs appareils électronique dans un casier identifié avec un numéro.

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    Laurent Marcoux, consultant en design industriel

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  • Le Design et l’écologie

    LE DESIGN ET L’ÉCOLOGIE est un essai qui vise à vulgariser les concepts généraux liés à l’éco-conception de manière simple et concise. Il s’agit d’une introduction à l’éco-conception qui inclut une liste de définitions, un constat de l’impact du design sur l’entreprise socialement responsable, la logistique, le cycle de vie, l’image de marque et les normes de développement, ainsi qu’une liste de sites Web à consulter. AUCUN REMBOURSEMENT. AUCUN ÉCHANGE. 11 pages.
  • Le Design tout simplement

    LE DESIGN TOUT SIMPLEMENT est un essai qui vise à répondre à quatre grandes questions relatives au design : Qu’est-ce que le design? À quoi sert le design? Qu’est-ce qu’un bon design? Comment travaille un designer?  Né à Québec en 1987, Laurent Marcoux est diplômé en technique de design industriel au cégep de Sainte-Foy (Québec, Canada). Consultant en design, recherche et développement, il est l’auteur d’un blogue : http://designer-entreprise.com.  Notes générales: Ce texte fait 31 pages. Aucun échange. Aucun remboursement.