Archive for the ‘Graphisme : emballage, packaging’ Category

J’ai lu beaucoup sur le comportement du consommateur et sur la psychologie et si je retiens une chose, c’est que la première impression, c’est difficile à modifier.

Il y a au moins trois bases pour créer une bonne relation-client: le message (la première impression), le contrat et garder ses promesses. Côté message, il faut savoir que le non-verbal communique et certains disent que le non-dit dit plus que le dit.

Pour créer une bonne première impression, il faut sourire, être poli et courtois et ne pas aller contre les normes du bon savoir-vivre.

Dans le domaine du design industriel, la première impression, c’est souvent l’emballage. Il ne faut pas le négliger!

Un bon emballage, c’est un emballage qui va au-delà de la simple description du produit. C’est un objet conceptuel qui dit quelque chose, qui insuffle un imaginaire. Pour voir de beaux emballages réussis, consultez http://packaginguqam.blogspot.ca/ .

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Voici l’extrait d’un texte de 18 pages que j’ai écrit sur les emballages de médicaments. Vous pouvez vous procurer ce document en me contactant.

Critères fonctionnels
L’emballage doit être optimisé pour le transport, prendre un minimum d’espace et demander un minimum de matériaux, question d’alléger son poids. Cela peut être problématique pour l’emballage de petites quantités, d’où l’intérêt alors de faire des emballages plats, ayant plus grande surface, comme le sont certains paquets de gomme à mâcher, de sorte à ce qu’ils soient vus sur les étalages. Il est aussi pertinent d’écrire en braille et d’offrir une texture distinctive sur le produit pour les non-voyants. L’emballage aurait avantage à contenir des indications sous la forme d’illustrations au lieu d’être simplement sous forme écrite, question d’être compréhensible par des analphabètes. Le diamètre des ouvertures du contenant doit faciliter la sortie des comprimés et ne pas bloquer leur sortir ou accélérer la chute de trop de comprimés à la fois. À ce sujet, on peut recommander les emballages sous scellé qui permettent de sortir un comprimé àla fois. On doit éviter les cartons aient des coins pointus et que les pièces en plastiques se cassent sous impact. Il faudrait s’assurer que les comprimés soient à l’appris des agents extérieurs, entre autre du Soleil qui pourrait affecter certains médicaments me dit-on, et les liquides.

Un texte clair et précis
On devrait écrire ceci sur l’emballage : le nom générique et commercial, la force du médicament, les interactions, les effets secondaires, la mise en garde, la raison de l’utilisation et la monographie du produit.

Un code de couleur
Les couleurs peuvent jouer un rôle dans l’adhésion aux médicaments en permettant d’organiser les médicaments dans l’emballage de manière à ce que leur prise soit graduelle, au rythme des tonalités des couleurs. On pourrait ainsi situer les comprimés sur une gradation de rouge (représentant la douleur) à crème (représentant la santé). Comme certaines personnes ne perçoivent pas bien les couleurs, parce qu’ils sont daltonien ou parce qu’ils sont plus âgés, il convient de ne pas surcharger le produit de couleurs arc-en-ciel et d’attribuer un code de couleur qui soit trop subtil.

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Après tout ce temps d’attente, voici enfin une vidéo qui fait l’explication de l’emballage du XBox One:

Unboxing Xbox One

Xbox’s Major Nelson unboxes the new Xbox One for the first time. See what’s inside the Day One edition.

via Buzzfeed

De quoi donner de la salive à la bouche des amateurs de jeux vidéo! J’aime bien!

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Un vendeur de bonbons s’est fait connaître en mettant en vente des lollipops au goût de « breast milk », littéralement un goût de « lait maternel ». Un de ces lollipops de série limitée vaut 10$US.

capture-ecran-lollyphile-2013-06-18

Je sais qu’en France on ne dit pas « sucette », mais au Québec oui… bon disons qu’il fabrique des bonbons sur bâton, des lollipops! L’heureux inventeur de chez Lollyphile (amoureux de lollipops) a reçu une dose d’attention majeure sur les Interwebs en ayant même son produit « breast milk lollipops » présenté sur la page CNN « vidéo » par Jeanne Moos:

via abc

Son site  Lollyphile fait la vente en ligne de bonbons lollipops aux goûts originaux, un peu comme le font les vendeurs de crème-glacée avec leurs parfums diversifiés. Le site fait aussi en quelque sorte la promotion de la philosophie « amoureux de bonbons même à l’âge adulte », qui est en réalité un style de vie. Gros plan philosophique, vous me direz, mais bon…

Vous vous demandez probablement ce que j’en pense? Mise-à-part le fait que ces bonbons sont des produits commestibles en e-commerce et qu’une professionnelle de Santé Canada m’a dit qu’il n’était pas recommander de d’acheter et consommer des produits comestibles achetés via Internet pour des raisons sécuritaires, il faut dire que c’est un coup de maître. Ce jeune inventeur avec son joli chien (qui est tellement mignon qu’il en devient un symbole même de l’entreprise) est un vrai héros du marketing authentique. Il est tellement « 2013 », tellement humain, tellement sympathique. Regardez-le en vidéo, souriant et dynamique, presque exhibitionniste:

Would you try a breast-milk lollipop?

Have a breast-milk lollipop with a cronut, but watch out for the flying pizza. Jeanne Moos dishes on weird food stories. For more CNN videos, visit our site at http://www.cnn.com/video/

On l’adopterait immédiatement comme ami imaginaire Web.

Plus sérieusement, le nom du produit lui-même est un élément de vente majeur. En vérité, le bonbon n’est pas fabriqué avec du vrai lait maternel. Il est plutôt produit avec des ingrédients « au goût  de lait maternel ». Ce jeu sur la nomenclature du produit et sur sa saveur a amélioré son repérage Web, comme je l’expliquais dans mon billet « La nomenclature des produits facilite les recherches Internet ». Ce bonbon si unique à quelque chose d’un objet à collectionner. Ce nom à la limite provocateur, mais surtout plutôt mignon compte tenu de son rapport à l’enfance, a eu un effet sur la perception des consommateurs:

  • Est-ce que je veux vraiment goûter à ça?
  • Est-ce que je peux résister à cette tentation?
  • Est-ce que c’est « politically correct »?

Ce nom a contribué à la renommé du bonbon, au même titre que l’a fait le fameux « heart attack burger » (le hamburger qui donne une crise du coeur) du Heart Attack Grill, célébré par l’auteur de Exploiting chaos, Jeremy Gutsche, dans son chapitre sur l’invention de produits avec des noms originaux.

Heart attack burger

via ctvnews

Conclusion

Développez des produits aux noms très originaux et accrocheurs et vous gagnerez en popularité auprès des amateurs de ces produits originaux et accrocheurs! C’est aussi simple que ça, parfois!

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Une marque de confiture québécoise dont je vais taire le nom a comme caprice d’être très, mais je veux dire très difficile à ouvrir. Comment peut-on autant manquer sa cible? L’emballage est si dur à ouvrir qu’une main frêle de personne âgée ou encore la petite main d’un enfant ne pourrait jamais réussir à l’ouvrir. Le packaging est tellement nul qu’il est certainement non ergonomique et fabriqué, de toute évidence, pour Hulk. Je dis ça avec certitude parce qu’avec mes bras de gorille d’homme, ça m’a pris 10 minutes avant d’ouvrir le satané pot de confiture. Ouf!

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Voici un emballage pour une montre adressée aux plongeurs. C’est du grand art. J’adore.

Festina Profundo – The Diver’s Watch in Water Packaging

The quality promised by Festina Profundo is that this watch stays waterproof. How can such a claim be visualised in a packaging design that satisfies a demanding target group and demonstrates the quality of the product convincingly? The solution shows a highly vivid implementation: according to the motto “We believe in what we see”, the packaging aims to have maximum transparency.

The watch comes in a transparent bag filled with distilled water, a striking and convincing packaging solution that demonstrates the advantage of the watch without the need for words. Featuring only the company logo and slogan, this packaging thus submits the product to quality control directly at the point of sale and serves as a mark of confidence at the same time. By being subjected to this visible test of endurance, the watch is able to immediately convince the customers of its particularly high quality.

via behanceBaxtton

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La peine d’amour est certainement un phénomène, voir une étape de vie, qui est universel. Dans ce sens, le kit « Love hurts » de Melanie Chernock est une vrai réussite:

Basée à New York, Melanie Chernock a imaginé un kit de survie « Love Hurts Packaging », contenant tous les éléments nécessaires pour se remettre d’une rupture amoureuse. Avec une identité visuelle simple et réussie, découvrez ce projet contenant des mouchoirs, du chocolat ou encore de la vodka dans la suite en images.

LOVE HURTS

Ça répond à un besoin réel, très peu abordé par les marques de ce monde. Certes, on connait le penchant des femmes pour la crème glacée et le chocolat quand elles mangent leurs émotions, mais ça ne comble pas tous les désirs d’une personne déprimée par une peine d’amour que de manger. Encore faut-il un peu de musique, un peu de chaleur humaine… Love hurts, c’est un design qui va dans le sens de plus d’empathie, plus de compassion. Je trouve ça génial. Ce concept rapelle l’excellent kit de survie Just in Case kit.

Je critique l’aspect rétro, « 90’s », de cette typologie et de ce graphisme qui manque de sophistication. Le boîtier comme tel me semble très « moyen », très « gna-gna » comme on dit chez nous… En français plus correct, on dirait que c’est « froid et beige ». J’aurais proposé un coffret plus élégant, en métal léger, et un imprimé avec plus de relief, d’un rouge vif, un peu comme ceci:

via core77

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L’exposition au Bisphénol A (BPA), qui est présent dans la fabrication de certains emballages, serait dangereux pour le foetus. Au Canada, on utilise le principe de précaution face  à ce tératogène.

BPA may expose foetuses to cancer, Health24:

Bisphenol A or BPA, a common component of plastic bottles and canned food and drink linings, may expose unborn children to breast cancer later in life.

Santé Canada:

Le BPA a été intégré dans le second lot du Défi conformément au Plan de gestion des produits chimiques mis en oeuvre par Santé Canada et par Environnement Canada. Le 18 octobre 2008, le Gouvernement du Canada a annoncé la publication de son rapport d’évaluation final comprenant les stratégies de gestion du risque proposées par le gouvernement pour faire en sorte qu’au Canada, l’exposition au BPA soit maintenue au taux le plus faible qu’il soit raisonnablement possible d’atteindre, et ce, particulièrement chez les nouveau-nés et les nourrissons.

Wikipédia:

Le bisphénol A (BPA) est un composé chimique issu de la réaction entre deux équivalents de phénol et un équivalent d’acétone.

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Aaron Mickelson, un étudiant de l’Institut Pratt, pourrait le changer le monde de l’emballage en inventant un packaging presque sans matière avec The Disppearing Package.

Le Figraro / Étudiant:

Côté emballage, c’est la surenchère. Désormais on achète une boite, qui contient des sachets, qui abritent d’autres sachets… Et les poubelles enflent de tout ce plastique. Tout juste diplômé de l’Institut Pratt, Aaron Mickelson a consacré sa thèse à la conception de prototypes de produits presque sans emballage mais tout aussi glamour. Une invention qui pourrait avoir des répercussions écologiques heureuses à l’heure où les déchets, si nombreux, ont formé une masse dont la superficie serait équivalente à six fois la France, comme un septième continent qui flotterait dans nos océans.

C’est un pack d’idées aussi brillantes les unes que les autres, nommé The Disppearing Package (l’emballage qui disparaît, ndlr) qu’Aaron a mis en place. À partir de cinq produits de tous les jours, il a repensé la fonctionnalité de l’emballage et son potentiel séduction.

Cette idée rappelle l’emballage soluble de Simon Laliberté présenté sur Packaging UQAM. À ce rythme, un jour, il n’y aura plus de suremballage!

via Pierre Allard

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