Archive for the ‘Erreurs de design à éviter et critiques’ Category

Le terme « ergonomie » est proposé par Wojciech Jastrzebowski (un polonais) en 1857 à partir des termes grecs ergen (work) et nomos (principe ou loi). L’ergonomie c’est une « étude quantitative et qualitative du travail dans l’entreprise, visant à améliorer les conditions de travail et à accroître la productivité. (Le but de cette science est de tenter d’adapter le travail à l’homme en analysant notamment les différentes étapes du travail industriel, leur perception par celui qui exécute, la transmission de l’information et, de façon parallèle, l’apprentissage de l’homme qui doit s’adapter aux contraintes technologiques.)1 » Pour Jastrzebowski, le travail inclut le travail physique, esthétique, rationnel et moral. Mendeleev discute de la notion d’adapter la machine à l’homme en 1880. Arendt discute du concept d’adaptation en relation avec le développement de l’aéronautique en 1888. Rudnev parle du développement de cockpit standardisés en 1915 et Rosenberg en fait les détails à partir d’information anthropologique en 1928. Lomov et Bertone, ont donné des exemples généraux d’application des facteurs humains ne 1969.

Le travail de conception ergonomique a été fait à plusieurs reprises:

  • Gellerstein et Ittin, en 1924;

  • Bertsein, en 1929;

  • Platonov et Mikhailovskii, en 1934;

  • Zimkin et Aeple.

À la fin de la Deuxième Guerre Mondiale, le mot « ergonomie » fait partie intégrale de la langue anglaise, suite à son utilisation en 1950 par un groupe de travailleurs2.

Radio-Canada refait son image de marque en changeant son nom pour ICI. La déclinaison de l’Indice ICI se rapporte à l’ensemble du réseau. Pour en savoir plus regardez cette vidéo et faîtes « boff »:

Radio-Canada : bientôt ICI

L’indice Radio-Canada

Boff!

UN MESSAGE NI POSITIF, NI NÉGATIF

Tout ça est tellement sans saveur et vide de sens. Je comprends le phénomène par lequel une personne projecte ce qu’il veut sur un média plus facilement si le message qui y est véhiculé est insignifiant. C’est un phénomène qu’on a pu observer lors de la première campagne électorale de Barack Obama en 2008, lorsqu’on a vu le slogan « Yes We Can ». La structure positive et simple de ce message avait de quoi inspirer tout le monde et tout le monde pouvait y projeter ce qu’il voulait: espoir, confiance en l’avenir, esprit américain… « Yes We Can » était un slogan et un message fédérateur, pas un message fade.

Barack Obama: Yes We Can

via blogtap

À ce sujet, le titre « ICI » n’est pas particulièrement tourné vers l’espoir d’un futur heureux. Il n’est pas non plus tourné vers le passé. C’est vraiment plus un signe qu’un message. Ici, c’est comme « Bob »:

  • Bob Télévision
  • Bob Radio
  • Bob Info

Un signe, pas un message:

  • ICI Télévision
  • ICI Radio
  • ICI Info

Et soyons honnêtes, « Bob » est plus sympathique que « ICI », je suis désolé.

« ICI », ça implique un intérêt marqué pour le direct, pour l’instantané, pour le « capté sur le vif ». Ça montre une inclinaison vers le « ici et maintenant », une posture qui, selon les psychologues de l’approche humaniste, faciliterait l’intégration des défis de la vie. Se placer mentalement dans le « ici et maintenant », c’est ne plus gratter le bobo du passé.

UN LOGO FADE, MAIS RÉCUPÉRABLE

Le nouveau logo:

ici-radio-canada-lm

Capture d’écran de la vidéo Radio-Canada : bientôt ICI

L’ancien logo:

via pieuvre.ca

ICI, c’est un logo fade, sans éclat, sans « spark » (brillant), sans fantésie. C’est aussi un logo asexué, ni féminin, ni masculin. En ce sens, c’est un logo qui ne suit pas les exigences des consommateurs de 2013 pour qui les mots « bonheur », « joie » et « espoir » sont des passe-partout permettant de rejoindre leurs coeur. Croisons-nous les doigts pour que ICI, se décline de la sorte:

  • ICI Bonheur
  • ICI Joie
  • ICI Espoir

Ce serait vraiment magnifique.

ICI, c’est aussi un logo qui ne s’adresse pas directement aux femmes, alors qu’on sait très bien que les femmes ont une grande influence sur les choix de consommation de leur foyer. J’en faisais mention dans mon billet Tendance lourde, le consommateur idéal de 2010 est-il une ado de 14 ans.

À l’heure de la télévision en direct, à l’heure de la Web-TV et de la concurrence entre les chaînes à cause de la télé à la carte, je ne comprends pas pourquoi on n’a pas osé un logo plus chaleureux, plus affectueux, plus féminin, plus coloré, qui susciterait davantage l’adhésion par son impact émotionnel.

J’ai toujours apprécié le papillon de Radio-Canada, dont je trouve la forme et la symbolique beaucoup plus proche de celle d’un réseau sans cesse en évolution et qui s’alligne vers l’émotion au service du spectateur:

Papillon Radio-canada.

via wikipedia

À notre époque du multi-plateforme, comment peut-on penser frapper fort avec un logo aussi sans saveur que celui de ICI? C’est prendre le spectateur pour un amateur de choses fades. À ce niveau, le logo de CBS est toujours un classique, jamais ennuyant, jamais dépassé:

CBS-logo

La typographie sans âme du logo ICI sert à cacher la complexité des dénominations attribuées à ce qui était anciennement « Radio-Canada ». À ce niveau, c’est un tour de force, il faut le reconnaître.

UNE STRUCTURE ÉDIFIANTE

L’indice ICI : nouveau baromètre de l’humeur des internautes

via sympatico.ca

ICI a quelque chose de familier. L’orientation de ICI est dans la bonne direction en simplifiant le schéma relationnel qui lie le réseau au spectateur. Cependant, ce rebranding n’attaque pas les critiques de Radio-Canada, ceux-là qui prétendent, comme Éric Duhaime, que Radio-Canada / ICI est une station « gauchiste ». Ce changement d’image n’effacera pas non plus la perception qu’on les souvrainistes que Radio-Canada est une chaîne fédéraliste, c’est-à-dire que Radio-Canada est « Radio-Cadenas » comme l’a si bien dit Pierre Falardeau dans son film culte Elvis Gratton 3: Le retour d’Elvis Wong (2004).

Radio-Cadenas (wikibec):

« Radio-Cadenas » est le surnom de Radio-Canada : Son mandat stipule qu’elle doit « contribuer au partage d’une conscience et d’une identité nationales », or les souverainistes québécois ne reconnaissent pas cette « identité nationale » canadienne

Elvis Gratton III La formation

Si on peut retenir quelque chose de cette opération de rebranding, c’est la qualité de la démonstration et de l’exécution du mandat par les gens du marketing. La page Indice ICI est d’une simplicité rafraîchissante. On y voit l’architecture de cette marque qui est présentée de manière subtile et avec bon goût.

La démonstration est cependant moins envoutante et réussie que celle de Moving Brands pour HP, que j’avais décrite dans mon billet « Branding pour repenser la marque »:

HP Journey

À vos télévisions!

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MAJ

Le logo via NightLife:

Une marque de confiture québécoise dont je vais taire le nom a comme caprice d’être très, mais je veux dire très difficile à ouvrir. Comment peut-on autant manquer sa cible? L’emballage est si dur à ouvrir qu’une main frêle de personne âgée ou encore la petite main d’un enfant ne pourrait jamais réussir à l’ouvrir. Le packaging est tellement nul qu’il est certainement non ergonomique et fabriqué, de toute évidence, pour Hulk. Je dis ça avec certitude parce qu’avec mes bras de gorille d’homme, ça m’a pris 10 minutes avant d’ouvrir le satané pot de confiture. Ouf!

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Si vous suivez ce blogue religieusement, ce que vous pouvez faire en passant en vous abonnant à l’infolettre qui est située à la droite de votre écran et en vous abonnant à la page Facebook « Designer-entreprise.com », vous savez que je suis critique des marques qui ne sont pas vraies, authentiques et bonnes en service client.

Si vous suivez ce blogue, vous savez aussi probablement que je passe un certain temps à épier la compétition de mes clients de manière toute à fait honnête, afin d’en apprendre plus sur leurs bonnes pratiques d’entreprise. Il s’agit d’une méthode toute anodine qui consciste simplement à faire de la veille concurrentielle en lisant ce que la marque concurrente dit d’elle-même. En effet, je teste les choses, j’écris aux service à la clientèle de l’entreprise, j’achète même parfois les produits compétiteurs à ceux de mes clients pour les démonter et les analyser. Comme un petit bricoleur, je m’amuse à faire du « reverse-engeneering » (ingénérie inverse, rétro-ingénérie) de service à la clientèle et de conception de produits.

Berf, quelle histoire cette semaine alors que j’ai souscrit naïvement à un programme de test de produit par la poste il y a un mois et que je vois le fruit de mon non-sens.

Voici donc mon histoire, une petite histoire banale qui, je l’espère, saura vous rappeler que les clients sont des gens très critiques en 2013, comme l’affirmait Jean-Marc Léger en entrevue, mais qu’ils sont aussi très naïfs face à des baisses de prix.

CHRONOLOGIE D’UNE ABSURDITÉ

Il y a quelques 30 jours plus un, je suis tombé sur un site qui listait des offres spéciales du type « testez ce produit gratuitement ». Comme bon idiot que je suis, j’adhère à un plan de « 30 jours d’essai gratuit » pour un produit de beauté anti-ride qui, comme vous pouvez vous l’imaginer, ne me servira à absolument rien pour l’instant, compte tenu que je suis un gars de 25 ans, sans aucune ride, faut-il le préciser! Hahaha!

En somme, je croix comme une belle tarte que je suis à ce qui est écrit sur le site Web, qui, faut-il le préciser, n’est pas celui de la marque qui offre l’essai gratuit de 30 jours. Donc, je fait « clic, clic, clic », « oui, oui, oui », en m’assurant que je respecte ma politique personnelle du « no bullshit » ou, en bon français « tu n’accepteras point de te faire vendre du n’importe quoi ». Sachez que j’avais un client potentiel en tête, un entrepreneur qui fabrique des produits de beauté au Québec. J’avais donc un solide alibi, question de ne pas passer pour un parfait imbécile, si jamais on me questionnait sur mes choix.

Alors, quelques jours plus tard, je reçois une enveloppe pour laquelle je me dois de payer des frais d’envois de 39,99$. Il faut dire que l’offre précisait « des frais peuvent s’ajouter selon le pays de réception de l’envoi ». Bon, je me résigne à payer le 39,99$, sachant bien que l’offre est gratuite et que, bref, j’allais au moins payer pour l’envoi postal sur un produit qui, je dois le dire, devait se payer à plus de 80$ le flacon. L’enveloppe contenant trois flacons, je déduisais qu’on venait de m’envoyer par la poste l’équivalent de 240$ de produit de beauté gratuitement. (Faut-il le rappeler, je suis un mec, et j’en ai rien à battre des produits anti-ride!)

Sans ouvrir quoique ce soit, je lis attentivement la lettre qui dit « STATEMENT: THIS IS NOT A BILL ». Et puis, je me rends compte qu’on est sur le point de me charger 141,89$ de frais supplémentaires pour recevoir deux autres envois postaux. Comme tout mâle qui se respecte, je pète les plombs et j’appelle poliement le service client. Quelle honte! En discutant avec le téléphoniste, je conçois que cette supposée offre gratuite est en fait une affaire qui va me coûter un autre 39,99$ pour retourner le produit à l’entreprise, ou bien un 69,95$ pour payer ce qui, en principe, devrait me revenir gratuit. Je paye le 69,95$, j’efface tout le dossier, j’enregistre la conversation au téléphone. Je repète les plombs. Je me dis: je vais donner les trois flacons en cadeau à des proches qui trouveront ça plus utile que moi…

Morale de l’histoire: ne faîtes pas confiance aux « offres spéciales d’essai gratuit », ce sont de bonnes façons de vous accrocher et c’est aussi un bon moyen pour que votre carte de crédit soit entre de mauvaises mains!

Et pour les marques qui souhaiterait faire la promotion de leur produit via des offres gratuites, je vous invite à présenter vos offres sans attrape-nigaud. Donnez donc quelque chose de gratuit sans proposer d’abonnement ou de paiement supplémentaire. Gratuit, c’est gratuit. Tenez votre parole.

Ce billet vous était présenté par une marque de produits de beauté commençant par L et finissant par E, composée de neuf lettres pour laquelle je n’entretiens aucune animosité.

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XBox One est un design sans fla-fla, sans brillant, sans niaiserie… C’est une petite boîte noire. Un point c’est tout! Je pense que c’est peut-être le choix le plus « flat », « diète », sans surprise qu’on ait vu en terme de design de jeu-vidéo depuis les dernières années. Côté platitude, on peut difficilement faire plus pire qu’un prisme rectangulaire noir positionné à l’horizontal. On n’a même pas l’impression d’un monolith à la 2001: a Space Odyssey. On entend déjà les criquets…

Mais à quoi a-t-on pensé chez Microsoft? C’est clairement un design de conseil s’administration, pas un design avec une signature de designer.

J’ai déjà écrit sur le côté « sans âme » de certains objets. Je pense qu’on est servi. Le seul avantage que je vois avec cette boîte noire est qu’elle s’efface sur le meuble de télévision, de sorte à ce que ce soit le jeu la vedette de cette console de jeux vidéos. Puis, les proportions ne sont pas si mal que ça après tout…

via Wikipédia

Xbox One Reveal 2013 Highlights

Here are the highlights from the Microsoft Xbox One event that was held on May 21st 2013

via petit petit gamin

Au moins, ça va droit au but. Pas fla-fla, pas d’over-design!

J’airais aimé voir plus de chaleur, plus de sensualité, plus de ce sentiment électrisant que ressentent les amateurs de jeux vidéos lorsqu’ils jouent. À ce niveau, on aurait pu penser réaliser quelque chose comme ce design fluide et raffiné de LaCie pour un disque dur externe doré:

LaCie 500GB External Hard Drive

via geeksugar

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MAJ

Via Yan Thériault (Crapules):

xbox-one-crapules

 

 

#FitchTheHomeless est une initiative visant à faire en sorte que la marque A & F (Abercrombie & Fitch) deviennent synonyme d’une marque de vêtements pour les itinérants / sans domicile fixe (SDF). C’est tout-à-fait en accord avec la tendance au NOUS propre au 99 percent  (We Are The 99%). Cet élan de solidarité fait suite au scandale média social «Abercrombie and Fitch : vêtements pour minces et pas pour gros »:

Quand on étudie le dossier d’Abercrombie & Fitch, on comprend que cette marque ne s’adresse pas aux personnes obèses pour une question d’orientation de marché. Il serait trop simple de penser : « ABERCROMBIE ne veut pas avoir l’air de vendre des vêtements aux gros, parce que les gros sont moins cools que les minces. »

Abercrombie & Fitch Gets a Brand Readjustment #FitchTheHomeless

Together, we can remake the A&F brand.#FitchTheHomelessFollow on Twitter: @GregKarber

Shot by James DeLorean (@JamesDeLorean) and Daniel Lisi (@LisiDaniel)

via Jason Lemire

Sur Twitter:

Personnellement, je ne pense pas que A & F fasse une erreur de design. Ceci est plutôt une erreur de communication et relations publiques. Toutes les marques ont des publics cibles et A&F ne fait pas exception, mais le message véhiculé met en péril la réputation de la marque. L’orientation de marché n’est pas le problème. Le problème, c’est de ne pas avoir exprimé correctement le message de la marque, à savoir: « A & F offrent des vêtements cools à des jeunes cools. »

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C’est bien connu: les designers de mode sont ceux qui imposent le plus drastiquement les couleurs et il faut le dire, souvent avec le plus grand raffinement. Cette année encore, ils s’amusent à nous mettre devant le fait accompli: il y a du fluo dans les parades de modes été 2013. Certains assument le fluo avec bon goût, parsemé de couleur pastel de de motifs subtils:

« Gucci » Fashion Show Spring Summer 2013 Milan Fashion Week Pret a Porter Woman

Louis Vuitton Mens SpringSummer 2013 Full Show |by L’HOMME PARIS

Si vous êtes perdu dans les choix à suivre, vous pouvez toujours vous y retrouver dans un équilibre avec des couleurs pastels:

via Behance

Historiquement, l’été est la saison où on peut se permettre d’oser plus du côté vestimentaire en adoptant des couleurs vives et des harmonies ludiques. On dirait que certaines marques mineures ont copié cette tendance au fluo en exagérant beaucoup. Ainsi, vous pourrez voir des excès de fluo un peu partout cet été, comme ça m’est arrivé cette semaine. Je pense que je suis saturé de fluo.

Cette année, il y a du fluo partout:

  • Cheveux fluos
  • T-shirts fluos
  • Ongles peints de verni fluo
  • Rouge à lèvre fluo…

Je fais une indigeston. S.v.p. reconnaissez que le bon goût, c’est d’éviter d’avoir l’air d’un néon sur deux pattes! Faites attention à ne pas inspirer les gens à « vomir un arc-en-ciel »:

via knowyourmemes

Plus tôt cette année, j’avais fait mention de mon espoir qu’on se tourne vers plus d’optimisme en mode pour 2013. Je pense que je suis servi! Le fluo me fait sourire et m’ illumine.

HAHA

fluo-marcoux-laurent-2013 copy

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C’est un sujet un peu tabou dans le milieu du design, mais il faut bien l’assumer: les jeunes designers font souvent les snobs face à leur rivaux qui ont plus d’expérience. L’une des épreuves de ma génération, c’est de réinventer le design sans nier les piliers théoriques du passé. Ce serait une erreur de mettre en péril les solutions passées: le minimalisme de lignes, la simplicité des arrangements de couleur, les formes douces… Tout cela, semble-t-il, mes contemporains s’en fouttent royalement. À voir les objets graphiques du site Behance, on voit bien que ces gens ont des croûtes à manger avant d’arriver à plaire aux gens qui ont un goût très pointu.

Je reproche aux jeunes designers de ma génération de s’adresser aux personnalités histrioniques et narcissiques à défaut de s’adresser à l’ouvrier et au pilote d’avion, à l’ingénieur et au musicien classique. Le problème réside essentiellement dans le morcellement des marchés. Etsy regorge de mauvais design, mais aussi d’accessoires de grande qualité. Le net pollue les esprits… vive les antiquaires!

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Tel qu’en font mention les médias, il existe un règlement propre au vélo Bixi de Montréal qui le déclare interdit aux gens (obèses?) de plus de 265 lbs (120 kg).

L’article est question est sous la rubrique « Article 8: Obligations de l’utilisateur »:

8.3 L’utilisateur s’engage à ne pas excéder la charge maximale que peut supporter le  vélo. Cette charge est de 120 Kg pour le vélo et de 8 Kg pour le panier.

Cliquez ici pour consulter les Conditions d’utilisation du Bixi (PDF).

Ce règlement serait de nature préventive parce que les roues et les freins n’auraient pas été conçus pour satisfaire ce qui représenterait une faible proportion de la population. Si cette notion ergonomique a été prise en compte, c’est que ce vélo accessible à tous ne peut plaire à tous!

Le Bixi interdit aux 120 kg et plus (LaPresse):

À quelques jours du lancement du BIXI à New York, un tabloïd local a fait une découverte troublante: ces vélos sont interdits aux usagers qui pèsent plus de 120 kg (265 lb).

Cocasse et typiquement américain? Ne riez pas, la même condition existe à Montréal.

Pratiquement inconnue, au point où les responsables du BIXI ont dû fouiller pour la retrouver, la clause 8.3 établit à 120 kg la «charge maximale» que peut supporter le vélo. Il s’agit de l’une des 65 conditions que s’engage à respecter tout usager.

Je n’irai pas jusqu’à dire que c’est une erreur de design que d’inclure ce règlement dans la politique du Bixi. Cependant, on aurait pu déjà annoncer ce règlement de manière plus visible, de sorte à ne pas créer de mauvaise surprise à la population.

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Voici une histoire d’horreur mettant en scène un fusil pour enfants fabriqué par Crickett:

Kentucky: un garçon de 5 ans tue sa soeur de 2 ans avec son propre fusil (LaPresse)

…Le fusil, un .22 long rifle spécialement conçu pour les enfants, était un cadeau que le petit garçon avait reçu l’année dernière. Il était rangé dans le coin d’une pièce et les parents ne savaient pas qu’il restait une balle à l’intérieur, a affirmé le médecin légiste.

«C’est un petit fusil pour enfant, de marque Crickett. Le petit garçon avait l’habitude de tirer avec», a-t-il confié au Lexington Herald-Leader.

Attention! Le .22 long rifle par Crickett est même offert en couleur bleu-blanc-rouge patriotique! Il faut aussi le voir pour le croire: leur slogan est « mon premier fusil! »

Dans mon temps, on avait des fusils en plastique en cadeau, pas un vrai petit fusil pour enfant de marque Crickett. On jouait aux cowboys et aux indiens avec des pistolets cheapo en polymère couvert de chrome, tout à fait toxique. On se croyait hot avec notre look de petit méchant hors-la-loi… ou avec une plume blanche sur la tête attachée avec un bandeau. On aimait ça se tirer dessus avec des branches de bois dans les mains aussi. On jouait aux billes… et aux camions. On construisait des cabanes dans les arbres avec notre père ou notre oncle ou notre grand cousin. Dans ce temps-là, on n’avait pas peur. On ne fermait pas la porte de la maison à clé. On ne regardait pas autant de télévision non plus. Disons qu’on aimait ça quand on arrivait à impressionner les adultes avec nos fausses épées ninjas qu’on bricolait nous-même avec des tiges de plastique achetées au magasin à 1 dollar. C’était le gros party quand un plus vieux arrivait avec des pétards à mèche. Mais ça…

Avec tout ce qui se passe aux USA en ce moment, peut-on penser que c’est le début d’une tendance irréversible que celle d’entraîner les enfants à tirer du fusil?

Faut-il rappeler que les jouets sont des véhicules idéologiques? Je ne dis pas que le fusil est un jouet, mais pour l’enfant, que pensez-vous que c’est? Mais quelle sorte d’idéologie est-ce donc que celle de mettre une VRAIE arme à feu dans les mains d’un enfant? Ça dit: « Fais comme un adulte, apprends à te protéger, mon homme! » Ça fait pensé à la manière dont on éduquait les enfants dans le siècle dernier, lorsqu’on disait aux enfants de vouvoyer leur parent et d’agir en « petit homme et futur ouvrier ».

Je ne suis pas dans l’univers des Américains. Ils font face chaque jour à des médias qui aiment bien dire qu’il faut se protéger des attaques imaginaires… Espérons que ça allumera des lumières.

À lire pour en apprendre plus sur les jouets comme objets idéologiques:

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