Archive for the ‘Design thinking, pensée design, design strategy, stratégie’ Category

Comme le design est un élément central de l’entreprise, je pense que les étudiants en administration devraient avoir un cours en design. On devrait leur apprendre le Design thinking, la pensée design, le design strategy, la stratégie de développement de produits et services.

On devrait aussi leur apprendre à faire du brainstorming en équipe. Les gens qui démarrent des entreprises le savent: il y a beaucoup de dépenses liées à la recherche et développement.

On pourrait leur apprendre aussi à développer un concept d’objet ou de service à partir de zéro. En ce moment, à moins que vous ailliez des études avancées comme un MBA, vous n’aurez probablement pas touché ce domaine pratique durant vos études en administration. Bref, je recommande un simple cours en design durant les études en administration.

En attendant, les gens en administration peuvent consulter ces billets:

Je suis résident de la ville de Québec (on est le 12-06-2014 lorsque j’écris ces lignes). Comme designer industriel, je pratique en tant que travailleur autonome à contrat. Vous pouvez voir mon portfolio ici:

http://designer-entreprise.com/reputation/

Mon travail de design, je l’ai expliqué à plusieurs reprises sur ce blogue. Vous pouvez découvrir plus sur ma personnalité et mon style de travail en consultant les articles sur ce site.

J’ai un style bien à moi. Je m’intéresse depuis toujours à l’esthétisme et en particulier à l’esthétique Web. Je me suis spécialisé en analyse des tendances avec le temps. Ce que je fais de différent des autres? Moi, j’analyse le marché et je consulte les consommateurs. Je suis à l’écoute des tendances.

Mon style, c’est aussi mon amour des couleur franches et des lignes épurées. J’aime le travail visuel d’artistes comme Miro, Dalì et Kubrick. Mon style est contemporain et minimaliste. Trois mots pour me décrire:

  • Simplicité;
  • Tendance;
  • Coloré.

Cette semaine, j’ai fait un Facepalm. Cette semaine, j’ai eu un déclic mental. J’ai compris que pour arriver à mettre en marché les produits que j’avais imaginé, je devais m’adresser à des gens spécialisés en matériaux. Wow! Quelle découverte! Moi qui travaillait un peu à l’envers, je développais mon idée de startup sans m’adresser ensuite aux bonnes personnes pour rendre concret mon projet.

J’ai perdu tellement de temps avant de rencontrer la bonne personne qui n’a raconté ce petit truc tout simple finalement! J’ai passé un bon moment au début à chercher un ébéniste, mais j’avais arrêté ma quête à une seule personne. C’était pour cela que mon projet en bois n’avait jamais levé! J’avais le plan d’affaires, j’avais le produit, mais je n’avais pas LA BONNE ÉQUIPE derrière moi!

Quel déclic simplement génial! Je le résumerais ainsi: développer votre idée et ensuite soumettez-là à un expert de la matière dans laquelle votre idée est faite. Ce n’est pas un producteur ou un manufacturier. C’est véritablement un expert de la matière.

Par exemple, si vous inventez une brosse-à-dents, contactez un spécialiste du plastique. Si vous concevez des bottes, contactez un spécialiste des tissus et des caoutchoucs… Si vous faîtes un programme informatique ou un application, parlez de votre concept à un programmeur Apple par exemple… Tout simplement: entourez-vous de gens qui en savent plus que vous sur la matière que vous cherchez à transformer, ça vous évitera tellement de perte de temps!

J’ai enfin compris pourquoi les gens disent toujours: il faut savoir s’entourer!

À propos, à quoi pourrais-je vous servir? Je suis designer de produits, je suis la personne qui peut vous aider à faire de votre idée un objet de consommation et qui peut vous aider à rendre votre produit plus « sexy », ergonomique et fonctionnel/pratique.

Si vous connaissez Calvin Klein, vous savez qu’ils sont synonymes de style. La marque raffine ses éléments publicitaires pour mettre en valeur les points clés qui différencie leur proposition mode. Il est important lorsqu’on met en vente des objets de mettre en vedette une signature. C’est ce que fait CK à merveille.

Qu’est-ce qu’une signature design?

La signature est par définition unique. Si on lui donne un style reconnaissable et lisible par un public cible, elle devint un outil de marketing. C’est votre logo, votre charte graphique, etc. La signature design, ça implique le stylisme de votre marque, ça ligne directrice en quelque sorte.

Il faut trouver le juste milieu lorsqu’on signe un produit. Les gens qui ont du style et du talent sont plus rares que ceux qui sont grotesques et ringards. Pour reconnaître un « créatif », il faut savoir juger de son portfolio. Pour juger un portfolio, ça prend une bonne connaissance de l’historique de son industrie. Si une institution dans une industrie, prenons celle de la mode vestimentaire, accepte le portfolio d’un designer comme étant supérieur aux autres, c’est en fonction des changements majeur dans cette industrie. On jugera supérieur le portfolio d’un designer ayant acquis chacune des leçons de mode des 100 dernières années…

Je pense que de nombreuses marques négligent leur signature au profit d’une image de marque molle et mal définie. Ils n’ont de toute évidence pas lu Start with why de Simon Sinek. Ce livre fait la critique d’Apple et donne son caractère particulier. Un must-read.

De mon côté, j’aime bien quand une marque a une signature design. Ça ajoute à la valeur perçue!

Comme entrepreneur, vous avez des idéaux et parfois c’est l’idéologie du profit seul qui guide vos actions. Alors pourquoi serait-il utile de miser sur la beauté?

1. La beauté fait vendre

Ce n’est pas moi qui l’ait inventé: la laideur se vend mal. Les belles choses interpellent les consommateurs dans ce qu’ils ont de plus intime: leur goût.

2. La beauté rassure et attire dans un magasin

Dans un contexte de mondialisation où il y a beaucoup de bruit, la beauté est sécurisante. Elle apaise les sens. La beauté permet de retenir le consommateur dans un espace clé: le poste de vente.

3. La beauté est universelle et propre à la sélection naturelle

La beauté de la poésie est une chose universelle et comme tel, elle permet de créer une culture universelle dans une entreprise. Cette culture qui s’adresse à tout le monde permet de rejoindre tout le monde. Contrairement à la croyance populaire, il y a des choses qui sont belles pour tout le monde. Kant en avait parlé dans ses textes sur l’esthétique. La beauté relève aussi de la sélection naturelle: on a tendance à préférer ce qui est beau et à le conserver avec attention.

Dans son billet, l’éthicien René Villemure décrit quatre scénarios possibles pour 2030, tels qu’exprimés par la NIC:

Ainsi, d’ici à 2030, quatre scénarios se trouveraient sur la table des décideurs. Premier scénario, le déclin de la domination occidentale se poursuit, la mondialisation s’essouffle et les conflits entre les Etats augmentent. Vision pessimiste mais plausible.

Deuxième scénario : le système se bipolarise de nouveau, cette fois autour du tandem formé par les Etats-Unis et la Chine, catalyseur d’une harmonie mondiale et d’une coopération économique rénovée. Une vision optimiste et plausible aussi.

Le troisième scénario est celui du grand écart, entre des Etats de plus en plus riches et d’autres de plus en plus pauvres ; des inégalités toujours plus criantes à l’intérieur des sociétés puissantes et sources de tensions sociales. Les Etats-Unis n’y seraient plus le gendarme d’un monde éclaté.

Enfin, dernier scénario, celui d’un monde moins institutionnalisé autour des Etats dépassés par la globalisation des problèmes, les sociétés se substituant aux pouvoirs publics.

Pour nous qui sommes Québécois, cela peut poser problème. C’est que nous sommes une nation qui mise beaucoup sur ces exportations et sur des échanges économiques avec les États-Unis. Comme je ne suis pas un spécialiste de la question économique, je vais vous référer à mes articles qui font une analyse de points précis concernant l’industrie manufacturière, celle qui affecte ma discipline de designer. Ces petits articles sans avergure vous donneront tout le moins des points de vue pertinents sur la question de l’avenir de la PME et de la manufacture au Québec et au Canada:

Sur un plan plus global, mes recherches et mon côté futurologue m’indiquent qu’il est grand temps pour les entreprises du Québec qu’elles se dotent de véritables stratégies d’exportation à la grandeur du globe, en particulier dans les marchés en croissance que sont ceux de l’Asie et de l’Inde, pour ce qui est des produits de consommation de mode par exemple. Il faudrait se doter d’équipements informatiques performants et s’allier à des gestionnaires du risque capables de décoder l’immense base de donnée du système économique et faciliter le développement des affaires sur une base quantitative (en gros: départager l’important du négligeable). À ce propos, le big data et le reality mining sont des outils de pointe qu’il faudrait mieux étudier, voir:

De mon côté, comme on ne connait pas l’avenir, je propose qu’on analyse l’histoire de notre nation afin d’en tirer les conclusions suivantes:

  • Le peuple québécois est jeune et il est relativement « frileux » des questions économiques;
  • Les péripéties du printemps 2012 font la preuve qu’il y a une relève intéressée par l’équité intergénérationnelle;
  • Nous sommes dans un secteur géographique plein de ressources très valables pour le futur: eau potable, électricité, minerai et pétrole.

Avec ces trois conclusions, on peut définir trois objectifs:

  • On peut mieux enrichir le Québec avec des institutions faisant la promotion de l’intelligence économique et de la littéracie financière;
  • La population semble au courant des enjeux sociaux à venir et sait réagir en conséquence;
  • Les ressources disponibles devront être mieux exploitées et exportées par des entreprises et des palliers de gouvernement plus au courant de l’importance de leurs actions sur le long terme.

De mon côté, je vous invite à développer vos connaissances en perfectionnant vos processus d’innovation et d’amélioration continue. Je suis la preuve vivante que ces méthodes d’apprentissage accélèrent et améliorent la performance, tant au niveau de la vie personnelle qu’au niveau de la vie professionnelle, et qu’elles ont un impact pour orienter les décisions de demain. Et si vous êtes bloqué à ce niveau-là, lisez :

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Voici une technologie Reality mining du professeur Sandy Pentland pourrait révolutionner la manière dont on fait des études de marché et des analyses sur les comportements des gens en société (voir 2ième à la minute):

Brave New World w/Stephen Hawking Episode 3: TECHNOLOGY – Full/HD


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Toutes les réformes commencent par le « ventre », c’est-à-dire qu’il faut s’attarder à ce qui nourrit le système pour le transformer. Dans une organisation comme une entreprise privée, le profit est au centre du système, mais aussi, et souvent beaucoup plus, l’intérêt des employés et des employeurs. Aussi, si on veut changer les choses dans une organisation, il faut trouver l’élément central avant même qu’un conflit survienne, le point de rupture à partir duquel il serait inapproprié ou même dangereux de ne pas porter attention. De nos jours, on dirait que les travailleurs ont pour intérêt de « donner quelque chose à manger à leurs enfants ». Pour révolutionner le monde du travail, attaquons-nous à offrir une meilleure conciliation travail-famille et un contexte plus favorable à l’épanouissement des familles.

Dans le monde du design, le « ventre » du système, c’est cette culture des dirigeants de conseil d’administration qui considèrent que le design vaut quelque chose. Sans eux, il n’y aurait pas de vrais changements dans les produits et services qui nous sont accessibles.

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Pour ce qui est des offres de service en design industriel, je pense qu’on peut les comparer à n’importe quelle offre de service en publicité en ce sens qu’il s’agit d’un résumé du mandat à effectuer en considérant des notions de marque commerciale. Historiquement, les offre de service en publicité (et en design) sont structurées de sorte à mettre en évidence:

  • Le nom de la marque
  • La charte graphique de la marque (logo, couleurs, etc.)
  • Le message à communiquer (par exemple: Coca-Cola, c’est rafraîchissant)
  • Les contraintes: économiques, techniques (outillage), en ressources humaines
  • Le domaine d’activité de l’entreprise et un court descriptif de sa mission et de son historique
  • Les dimensions propre au projet (par exemple: Coca-Cola est compétiteur de PepsiCo)
  • Conjoncture du marché et partenariats d’affaires
  • Description de l’objectif à remplir
  • Les échéanciers
  • Les budgets

Vous pouvez aussi vous inspirer des offres de service en architecture, conception mécanique ou ingénérie.

Il est bon de prévoir un temps plus court que ce dont vous avez besoin, question d’assurer que tout soit livré à temps. Il est aussi pertinent de développer un montant d’argent réservé seulement aux gens de la production, de sorte à ce qu’il y ait des ajustements rapides des chaînes de montages. Tous les projets de design n’ont pas influencé la production de manière à révolutionner les façons de faire. Cependant, il faut noter que de bons projets de design ont demandé des modifications dans la chaîne de production. Voici un exemple frappant:

Bien entendu, le respect de ces éléments de l’offre de service, c’est le genre de propos qu’on tient losqu’on discute lors de la signature du contrat et vous n’avez pas à écrire tout cela de manière très détaillée. Cependant, tout ce qui concerne la marque doit être très clair. En anglais, on dirait « laser sharp » (ciblé comme un laser). Certaines entreprise n’ont pas fait la réflexion sur leur marque, il importe alors de le dire en toute lettre, afin d’éviter de tergiverser autour de ce problème fondamental.

Les agences de design sont habiles pour tracer les lignes directrices d’un développement de produit. Demandez qu’on vous explique les étapes une à une. Ça fait parti du boulot du designer de structurer le développement de produit. Certains appeleront ces jalons des « milestones » ou encore des « étapes clés-en-main ». Les jalons marquent la fin d’une partie du mandat. Ce sont par exemple: « Dessin de fabrication – première révision ». Ces jalons sont identifiés par des « livrables » qui sont en fait ce qu’on livre au client, c’est-à-dire ce qui doit être fait pour être cohérent dans l’échéancier.

Les différents modes d’action selon les agences permettent de remarquer le style même de l’agence, son style organisationnel. Certaines agences ne font pas de brainstorming. D’autres font du brainstorming pendant deux semaines, d’autres pendant plus longtemps encore.

Au delà de l’ordre du développement de projet, il y a des différences d’ordre philosophiques qui permettent de choisir la bonne agence. Ainsi, des studios de design seront beaucoup moins flexibles et polyvalentes que certains consultants. Il serait bon pour vous de voir s’il y a un « fit » (une alliance cohérente) entre votre entreprise et l’entreprise qui vous offre des services de design.

Personnellement, j’apprécie collaborer avec mes clients pour obtenir les meilleurs résultats possibles. Ma gestion de l’innovation s’inspire de la gestion du développement en programmation. Voici un exemple de gestion en programmation:

Carlo Blatz – Pigs & Chickens

Je suis partciulièrement influencé par les stratégies d’innovation d’Henry Ford, voir:

Le tarif demandé par chacun des sous-traitant en design est aussi un facteur à prendre en compte. Pour en savoir plus sur ce sujet, lisez: «Les designers coûtent-ils trop cher ? Salaires et tarifs horaires »:

…allez voir le site Corolfot qui présente un aperçu des salaires et taux horaires selon les professions dans leur dossier Design Salary Guide

Lisez aussi « Sélectionner une agence de design + un studio de design », surtout ce passage:

Comment choisir un designer à l’externe? Le site AAPQ.ca présente un guide des meilleures pratiques en recherche et en sélection d’une agence marketing : LE GUIDE POUR CHOISIR LE BON PARTENAIRE EN COMMUNICATION MARKETING. (PDF)

Enfin, pour comprendre le développement d’une idée vers un projet finalisé, je vous invite à suivre le modèle que je suis personnellement, que j’ai décris dans le texte « Branding pour repenser la marque »:

Moving Brands met en ligne une étude pour le logo de HP. Je vous invite à regarder leur vidéo qui explique bien les efforts que demandent la conception d’une marque.

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J’ai écris plusieurs fois sur l’importance d’un bon processus décisionnel en entreprise pour favoriser l’innovation. Cette fois, j’ai trouvé une vidéo qui résume tout ce que j’ai à dire. On y fait la parodie du scandale de BP et de l’explosion de Deepwater Horizon:

BP Spills Coffee

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