Archive for the ‘Design : médecine et produits pharmaceutiques’ Category

Réflexion du jour: Que ce passerait-il si une hausse soudaine du coût du plastique affectait à la hausse le prix des produits nécessaires à l’industrie pharmaceutique et de production d’équipement et d’outils pour les soins de santé? Ce serait un désastre compte tenu des finances actuelles au Québec… Pensons à tous ces produits en plastique dans les hôpitaux:

  • Flacons
  • Contenants
  • Outils
  • Etc.

Ces objets à usage unique représentent un réel souci pour la logistique des hôpitaux. On s’attendrait au maintien de la production de ces produits. On s’attendrait à ce que leur prix soit raisonnable. Hors, il est possible que les prix augmentent et alors c’est le prix des soins qui augmenterait proportionnellement.

Wikipédia:

Aujourd’hui, une grande part des matériaux d’emballage et de fabrication des produits industriels utilisent du plastique, c’est-à-dire du pétrole transformé.

Certains designers prédisent une hausse des prix du plastique dans les prochaines années en raison du coût plus élevé du pétrole. Il serait temps de repenser la façon de faire les produits destinés au soin de sorte à éviter une hausse des prix si cela est inévitable dans les prochaines années. Pourrait-on opter pour les bioplastiques? Dans le cas des produits pour la santé, ça peut être problématique…

Comme je l’écrivais dans mon billet L’avenir du plastique, le problème du pétrole et le bioplastique:

L’avenir du plastique issu du pétrole est menacé si les ressources de pétroles se font plus rares. Il semblerait que le prix du pétrole sera en hausse, selon Équiterre – Pétrole 2030 (PDF).

Pour en savoir plus:

Comme je ne suis ni économiste ni spécialiste des soins, je vais vous laisser sur ce mot: prévention.

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Voici l’extrait d’un texte de 18 pages que j’ai écrit sur les emballages de médicaments. Vous pouvez vous procurer ce document en me contactant.

Critères fonctionnels
L’emballage doit être optimisé pour le transport, prendre un minimum d’espace et demander un minimum de matériaux, question d’alléger son poids. Cela peut être problématique pour l’emballage de petites quantités, d’où l’intérêt alors de faire des emballages plats, ayant plus grande surface, comme le sont certains paquets de gomme à mâcher, de sorte à ce qu’ils soient vus sur les étalages. Il est aussi pertinent d’écrire en braille et d’offrir une texture distinctive sur le produit pour les non-voyants. L’emballage aurait avantage à contenir des indications sous la forme d’illustrations au lieu d’être simplement sous forme écrite, question d’être compréhensible par des analphabètes. Le diamètre des ouvertures du contenant doit faciliter la sortie des comprimés et ne pas bloquer leur sortir ou accélérer la chute de trop de comprimés à la fois. À ce sujet, on peut recommander les emballages sous scellé qui permettent de sortir un comprimé àla fois. On doit éviter les cartons aient des coins pointus et que les pièces en plastiques se cassent sous impact. Il faudrait s’assurer que les comprimés soient à l’appris des agents extérieurs, entre autre du Soleil qui pourrait affecter certains médicaments me dit-on, et les liquides.

Un texte clair et précis
On devrait écrire ceci sur l’emballage : le nom générique et commercial, la force du médicament, les interactions, les effets secondaires, la mise en garde, la raison de l’utilisation et la monographie du produit.

Un code de couleur
Les couleurs peuvent jouer un rôle dans l’adhésion aux médicaments en permettant d’organiser les médicaments dans l’emballage de manière à ce que leur prise soit graduelle, au rythme des tonalités des couleurs. On pourrait ainsi situer les comprimés sur une gradation de rouge (représentant la douleur) à crème (représentant la santé). Comme certaines personnes ne perçoivent pas bien les couleurs, parce qu’ils sont daltonien ou parce qu’ils sont plus âgés, il convient de ne pas surcharger le produit de couleurs arc-en-ciel et d’attribuer un code de couleur qui soit trop subtil.

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Ce blogue est aussi un espace qui me permet de m’exprimer sur plusieurs sujets, tout en conservant toujours un angle d’analyse propre au « design ». Cette semaine, j’écris sur deux points au sujet de l’état des urgences au Québec. Ce que je trouve détestable des salles d’urgence du Québec, c’est leur total inconfort pour les enfants et surtout le manque de communication entre le « patient » et son institution.

Faire attendre les enfants et une pré-urgence plus confortable

Après un séjour à l’urgence et après avoir vu des bébés et de jeunes enfants attendre 7 à 10 heures dans la salle… J’ai réfléchi. Il fallait dire qu’il n’y avait qu’un seul médecin durant la nuit, avec une équipe réduite bien entendu! Il fallait aussi dire que ces enfants n’étaient pas en train de mourir, heureusement. Ils n’étaient pas arrivés en ambulance ou en train de s’effondrer comme s’ils auraient eu un choc au crâne… Ils avaient une grosse fièvre, un mal de tête énorme ou des vomissements. J’avais intérêt à réfléchir.

Voici une idée d’entreprise (impossible?) qui m’est apparu à la fin de cette réflexion: une pré-urgence. Tu vas à cet endroit quand tu n’es pas sur le point de crever, tu as juste mal comme un chien et tu sais que c’est stupide, comme un gros mal de ventre ou de tête. On te traite même la nuit, même quand les pharmacies sont fermées et que l’accès aux soins est difficile. Qui veut ça au Québec? Une idée comme ça, sans base scientifique… Permettez-moi de rêver.

Combien de temps attent-on en urgence au Québec?

En salle d’urgence, il n’y a pas de moyen de savoir si on va attendre toute la nuit ou non, se dit-on! Quand on sait que les attentes en urgence sont longues, c’est clair que chaque détail mal conçu nous saute aux yeux! Pourtant, il existe une sorte de moyen de se rassurer. Voici un compteur du temps d’attente (ville de Québec), un outil que je trouve, pour une fois, très bien conçu! Il permet à quiconque de vérifier si l’attente en urgence est immense ou simplement trop longue. Le seul problème? Quand on est malade, on ne regarde pas ce genre de chose. Il faudrait que ce type de tableau soit visible à quelque part dans l’urgence ou la cafétériat de l’hôpital elle-même, non? Mais si c’était le cas, ce serait risquer la sécurité du personnel…

Je suggère à toute entreprise qui serait incapable de servir adéquatement ses clients de se doter d’un de ces compteurs à « clients ». Ou tout simplement, je lui dirais: enlève la corruption dans tes services et ton institution sera meilleure.

Situation dans les salles d’urgence de la région de Québec (10 juillet 2013)*

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Pour accéder à ce compteur pour votre région, écrivez « compteur de la situation des attentes en urgence + (votre région au Québec) » dans un moteur de recherche ou consultez directement le site des « agences de santé et services sociaux » de votre secteur.

En attendant d’avoir un hôpital sain dans un état sain, voici une scène du film Les Invasions Barbares (2003):

Les Invasions Barbares, Denys Arcand

À voir absolument:

Si le lien entre design et santé vous branche, j’ai aussi une catégorie « Design : médecine et produits pharmaceutiques » sur ce blogue!

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La peine d’amour est certainement un phénomène, voir une étape de vie, qui est universel. Dans ce sens, le kit « Love hurts » de Melanie Chernock est une vrai réussite:

Basée à New York, Melanie Chernock a imaginé un kit de survie « Love Hurts Packaging », contenant tous les éléments nécessaires pour se remettre d’une rupture amoureuse. Avec une identité visuelle simple et réussie, découvrez ce projet contenant des mouchoirs, du chocolat ou encore de la vodka dans la suite en images.

LOVE HURTS

Ça répond à un besoin réel, très peu abordé par les marques de ce monde. Certes, on connait le penchant des femmes pour la crème glacée et le chocolat quand elles mangent leurs émotions, mais ça ne comble pas tous les désirs d’une personne déprimée par une peine d’amour que de manger. Encore faut-il un peu de musique, un peu de chaleur humaine… Love hurts, c’est un design qui va dans le sens de plus d’empathie, plus de compassion. Je trouve ça génial. Ce concept rapelle l’excellent kit de survie Just in Case kit.

Je critique l’aspect rétro, « 90’s », de cette typologie et de ce graphisme qui manque de sophistication. Le boîtier comme tel me semble très « moyen », très « gna-gna » comme on dit chez nous… En français plus correct, on dirait que c’est « froid et beige ». J’aurais proposé un coffret plus élégant, en métal léger, et un imprimé avec plus de relief, d’un rouge vif, un peu comme ceci:

via core77

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Quoique certaines cultures n’apprécient pas les images évoquant les êtres vivants, il est clair que les expressions faciales sont des moyens de communication universels. Les émoticônes et les photographies de visages représentant des émotions sont à utiliser davantage dans le domaine de la santé parce qu’ils induisent des émotions chez le consommateur. Par ricochet, ils invitent à des comportements conséquents. Par exemple, il est pertinent de présenter un bonhomme sourire (un happy face) lorsqu’on veut indiquer au patient qu’il est dans la bonne voie vers la santé. L’expression sur le visage d’un personnage est aussi un moyen rapide de communiquer un sentiment, comme la douleur ou le soulagement. À ce sujet, voici l’excellent emballage Robaxisal®, pour le soulagement des maux de dos :

Certains logos représentant des animaux sont particulièrement appréciés du public, puisqu’ils illustrent des éléments familiers. Concernant la santé, on aura intérêt à opter pour des animaux propres au monde de la maternité et de l’enfance : ourson, chaton, chiot, etc. Voici un produit de la marque HydraSense® qui démontre cela:

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Proteus Digital Health a mis en ligne Powered By You, une vidéo qui fait la description de leur solution pour faire le suivi médical. Leur Digital Medecine est une innovation qui permet de connecter le corps à un appareil technologique:

Proteus Digital Health is creating a new category of products and services that stands to significantly improve the effectiveness of existing pharmaceutical treatments, leading to fundamentally new care paradigms. We call the category Digital Medicines.

Digital Medicines are the same pharmaceuticals you take today, with one small change: each pill also contains a tiny sensor that can communicate, via our digital health feedback system, vital information about your medication-taking behaviors and how your body is responding.

As a result, you can be sure you’re taking your medicines as prescribed, while at the same time receiving unprecedented feedback on your physical response to treatment. This offers a path to improved health. Currently, over 50% of us don’t get full benefit from the pharmaceuticals we use, because we take the wrong dose or inconsistently follow our prescriptions. The information from Digital Medicines can help you manage better each and every day, and you can share this information with family members, clinicians and other carer givers, allowing for better informed treatment decisions.

We have completed clinical trials in various therapeutic areas. Our products have proven to have an exceptional safety profile across studies and very high levels of accuracy. Patients and families reported positive experiences and many asked to keep using the Digital Medicines after our trials were completed.

L’invention répond à un besoin réel et la solution semble plutôt simple à intégrer à sa routine personnelle.

Personnellement, je trouve ça à la limite de l’effrayant puisque je ne connais pas les risque s’il y en a, d’ingérer un tel médicament. J’ai hâte de lire vos commentaires!

via J’ai un doute

Les produits pharmaceutiques sont des produits de consommation et à ce titre ils nécessitent une analyse propre au design. Les comprimés sont fabriqués en série, dans une chaîne de montage, en usine.

À mon avis, les médicaments sont en majorité mal conçus d’un point de vue « design ». Ils sont laids. Ils sentent mauvais. Ils ont mauvais goût. Ils sont difficiles à reconnaître les uns des autres. Ils sont parfois difficile à avaler. C’est sans parler de leurs effets secondaires! Leur emballage est relativement insignifiant. On évoque rarement la féminité, la jeunesse et l’aspect mignon, trois facteurs contribuant à l’acceptation par la masse des consommateurs.

Bref, les médicaments sont moches, mais surtout, ils remplissent leur fonction sans tenir compte des formes, couleurs et styles qu’apprécient pourtant les acheteurs.

Effet placebo

Alors que l’effet placebo contribue au fait de se sentir guéri ou en guérison, on mise rarement sur les éléments de design qui en augmente la performance. Selon moi, on peut favoriser l’effet placebo en s’assurant que le comprimé et son emballage connote ces éléments:

  • Expertise;
  • Autorité;
  • Féminité;
  • Hygiène;
  • Efficacité.

La simple observation de certains comportements met en évidence qu’il y a certains comprimés qu’on aime moins que d’autres pour des raisons de design.

Vitamines Pierrafeu

À entendre les enfants, on pourrait s’inspirer du design des Vitamines Pierreafeu! Ce qui leur donne un bon design:

  • Une forme arrondie au maximum (ce style de design est nommé : bubble-ism);
  • Un goût identifiable;
  • Des couleurs vives;
  • Un emballage significatif et rassurant.

Advil

La marque Advil semble aussi avoir compris l’intérêt du design de par la qualité des comprimés. Ceux-ci sont d’un rouge vif et ont un goût intéressant.

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MAJ:

Sur l’effet placebo:




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    LE DESIGN ET L’ÉCOLOGIE est un essai qui vise à vulgariser les concepts généraux liés à l’éco-conception de manière simple et concise. Il s’agit d’une introduction à l’éco-conception qui inclut une liste de définitions, un constat de l’impact du design sur l’entreprise socialement responsable, la logistique, le cycle de vie, l’image de marque et les normes de développement, ainsi qu’une liste de sites Web à consulter. AUCUN REMBOURSEMENT. AUCUN ÉCHANGE. 11 pages.
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    LE DESIGN TOUT SIMPLEMENT est un essai qui vise à répondre à quatre grandes questions relatives au design : Qu’est-ce que le design? À quoi sert le design? Qu’est-ce qu’un bon design? Comment travaille un designer?  Né à Québec en 1987, Laurent Marcoux est diplômé en technique de design industriel au cégep de Sainte-Foy (Québec, Canada). Consultant en design, recherche et développement, il est l’auteur d’un blogue : http://designer-entreprise.com.  Notes générales: Ce texte fait 31 pages. Aucun échange. Aucun remboursement.