Archive for the ‘Design : investisseurs, investissement, investir’ Category

Comme entrepreneur, vous avez des idéaux et parfois c’est l’idéologie du profit seul qui guide vos actions. Alors pourquoi serait-il utile de miser sur la beauté?

1. La beauté fait vendre

Ce n’est pas moi qui l’ait inventé: la laideur se vend mal. Les belles choses interpellent les consommateurs dans ce qu’ils ont de plus intime: leur goût.

2. La beauté rassure et attire dans un magasin

Dans un contexte de mondialisation où il y a beaucoup de bruit, la beauté est sécurisante. Elle apaise les sens. La beauté permet de retenir le consommateur dans un espace clé: le poste de vente.

3. La beauté est universelle et propre à la sélection naturelle

La beauté de la poésie est une chose universelle et comme tel, elle permet de créer une culture universelle dans une entreprise. Cette culture qui s’adresse à tout le monde permet de rejoindre tout le monde. Contrairement à la croyance populaire, il y a des choses qui sont belles pour tout le monde. Kant en avait parlé dans ses textes sur l’esthétique. La beauté relève aussi de la sélection naturelle: on a tendance à préférer ce qui est beau et à le conserver avec attention.

Voici une technologie Reality mining du professeur Sandy Pentland pourrait révolutionner la manière dont on fait des études de marché et des analyses sur les comportements des gens en société (voir 2ième à la minute):

Brave New World w/Stephen Hawking Episode 3: TECHNOLOGY – Full/HD


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Jacques S. Guillon en entrevue avec Frédéric Metz fait la démonstration que le design est une valeur ajoutée pour l’industrie canadienne (Canal Savoir: Design). Il prend l’exemple de l’industrie du bois pour laquelle l’industrie canadienne de son époque fonctionnait ainsi:

  • Un bois est coupé au Canada;
  • Il est renvoyé en Chine et travaillé là-bas;
  • Il revient au Canada et les morceaux sont assemblés.

À cela, il oppose la bonne idée de limiter le transport inutile du bois. C’est un choix politique. On a un peu la même logique aujourd’hui avec le Buy American. Voir:

Jacques S. Guillon fait aussi la démonstration de son talent en affaires: pour faire survivre chaque facette de son entreprise, il alloue des capitaux d’une discipline (par exemple design industriel) à une autre discipline (par exemple design graphique).

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Cette année encore Dans l’oeil du Dragon (Radio-Canada) nous offre un portrait très surprenant, mais juste, des inventeurs à la recherche de capital de risque. Wow! Que de découvertes! On peut y remarquer la totale imbécillité de plusieurs produits de consommation invendables. Mémorablement, on peut y voir le quasi « cas universitaire de ce qu’il ne faut pas faire » de la saison no2, épisode 2. Ça nous rappelle la douloureuse leçon suivante, apprise du grand Guy Kawasaki:

  • Une bonne invention se mesure simplement en fonction de la quantité de vente de son prototype.

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Vous rêvez de réaliser un objet? Avez-vous déjà visité une usine ou un atelier d’artisan? Si oui, vous pouvez constater qu’avant même de lever un outil, il y a toute une série de questions auxquelles le fabricant doit répondre:

  • A-t-on les moyens de nos ambitions?
  • A-t-on suffisamment d’expertise et de compétence?
  • Serons-vous compétitif sur le marché?

Dans mon billet « Créer et produire un objet », j’écrivais:

Le designer industriel est celui qui vous permet de faire passer une idée jusqu’au plan de fabrication pour la production en série. Pour en savoir davantage, voyez mon portfolio. Pour créer et produire un objet, il faut, comme dans toute entreprise, un plan conception et développement.

Le prototypage et le financement de départ, c’est le genre de question du plan d’affaire qui nécessitent une attention particulière… J’avais déjà parlé de ce sujet dans mon billet « Des émissions de télévision à découvrir pour mieux entreprendre ». Je rajoute quelques autres références utiles:

Ces informations vous indique qu’il faut démarrer avec:

  1. Un bon prototype;
  2. Un bon plan d’affaires;
  3. Un goût du risque;
  4. Un bon sens du jugement;
  5. Un bon entourage de conseillers.

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Cette année, un entrepreneur en communication m’a contacté pour que je l’aide à développer une culture créative dans son entreprise. Je lui ai fait un plan détaillé pour qu’il motive ses employés et qu’il ait un certain contrôle sur la démarche créative.

J’écris déjà depuis 2009 sur l’innovation en entreprise et sur des méthodes pour augmenter la créativité. J’ai regroupé mes textes dans ces catégories:

Côté créativité, mon texte préféré est « Bobak Ferdowsi, l’esprit d’équipe et l’image de la NASA »:

La leçon est que l’esprit d’une entreprise transparaît dans chacune de ses manifestations et que la créativité des employés doit être mise à profit pour que la culture de l’entreprise soit à son meilleur.

Pour ce qui est du management de l’innovation, j’ai écris sur « Bill Gates donne sa méthode de recherche et développement (R et D) ».

Mon billet préféré dans le domaine de l’innovation est « De l’intégrité à l’innovation », où j’écris:

Combien de jeunes entrepreneurs m’ont demandé la clé du succès des entreprises qui font de l’innovation et du design… Je pense qu’il y a ici une bonne partie de la réponse! Quelle surprise se fut pour moi d’entendre Me Paul St-Pierre Plamondon, président et porte-parole de Génération d’Idées, à l’émission : RDI Économie – Entrevue Paul Saint-Pierre Plamondon (23-11-2012, 18h30):

Le modèle suédois. Entrevue avec Paul Saint-Pierre Plamondon et Henrik Mattsson.

Dans son entrevue, St-Pierre Plamondon définit une logique du modèle suédois qui mène à une meilleure performance. La logique est la suivante: en étant intransigeant avec la corruption, on gagne la confiance du public de sorte à faire régner un esprit d’intégrité qui permet ensuite des essais et erreurs et des remises en question, ce qui est un processus propre à la recherche et développement et donc, à l’innovation. 

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L’option du design est une option audacieuse. C’est bien entendu qu’il est moins coûteux de ne rien changer. Il est aussi moins coûteux de perdre des clients que d’aller en chercher avec des publicités à coût de millions. Alors pourquoi faisons-nous de la pub? Parce que la publicité permet d’agrandir notre présence dans le marché et d’atteindre une cible. Il en va de même du design. Pourquoi choisir le design? Simplement parce que le design permet d’augmenter son chiffre d’affaires en éliminant entre autre les pertes et de rejoindre des marchés de niche bien ciblés!

À ceux qui doutent de la rentabilité de faire du design, lisez mon billet « PME et design : études de cas et données statistiques »:

Si vous n’avez que trois études à lire pour comprendre l’impact du design sur une entreprise manufacturière, lisez, dans cet ordre :

  1. The Impact of Design on Stock Market Performance (PDF) (Monde), Design Council;

  2. Le design industriel au Québec – un Outil stratégique de compétitivité (PDF), Gouvernement du Québec;

  3. Synthèse des résultats de l’enquête sur la perception et l’utilisation du design industriel par les entreprises manufacturières québécoises, Gouvernement du Québec, Développement économique, Innovation et Exportation, avril 2008, 32 pages. (PDF) (Québec, Canada),Gouvernement du Québec.

Voici une discussion que j’ai eue avec un jeune entrepreneur récemment:

LUI: Nos clients nous disent que notre compartiment pour accéder à la batterie est difficile d’accès et que c’est long et frustrant. Le design de ce morceau est mal conçu. Nous sommes ingénieurs. On connait rien là-dedans. Pourriez-vous nous aider?

MOI: Oui. C’est un problème d’ergonomie. Il faudrait que vous respectiez le cycle d’utilisation. Vos clients ont probablement des gants…

LUI:  OK. On sait que nos clients préfèrent nos concurrents parce que cette pièce-là est inconfortable.

MOI: Je peux vous dessiner une nouvelle configuration. Je pourrais voir des images?

LUI:  Non. Je pense qu’on va plutôt attendre d’avoir des ventes et le budget pour du design. Nos brevets ne sont pas encore prêts.

MOI: On pourrait signer une entente de confidentialité. Je peux aller vous voir sur place.

LUI: Ouais… Je vais plutôt attendre de faire quelques ventes…

Quelle réflexion étrange? Pourquoi essaient-ils de vendre quelque chose d’invendable? Cela me rappelle le véhicule futuriste que je critiquais dans mon billet « Une voiture électrique en forme de pyramide »:

Bref, je lance ce message aux inventeurs: même si on invente un produit intéressant et qui rempli un véritable besoin, ça ne veut pas nécessairement dire qu’il sera commercialisable.

Et quand on argumente sur la valeur ajoutée du design, je me souviens de mon billet « Marketing: Il est très probable que votre produit ou service soit sans âme »:

S’il y a une chose en commun entre tous les designers, c’est leur très forte habileté à critiquer de façon constructive un produit ou service. Cela dit, l’un des éléments clés qu’il manque à la majorité des produits et services que j’analyse, c’est une âme. Tout bonnement une âme (ou le semblant d’une âme comme on pourrait dire qu’un objet à une âme), c’est-à-dire une intention, une vie propre, une histoire, un esprit, une forme de raison d’être au delà de la fonction.

Avez-vous estimé le coût de vendre quelque chose d’invendable? Avez-vous estimé le coût de ne pas entrer dans un nouveau marché? Avez-vous estimé le coût de cesser d’encadrer vos vendeurs sur des cibles imprécises?

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Connaissez-vous Les Bobos, l’émission de Télé-Québec qui met en vedette Marc Labrèche et Anne Dorval? Ces deux-là incarnent avec talent deux « bourgeois bohèmes », des bobos, qui habitent le mythique Plateau-Mont-Royal. Je vous invite à regarder l’épisode « Chasseur de tendances », qui m’a fait beaucoup rire. Une chance que le personnage d’Étienne Maxou existe parce que sans lui je ne me permettrais pas de critiquer ouvertement et sans gêne ces pseudos « trend hunters » qui s’imaginent comprendre les tendances en design produit.

Les Bobos avec Marc Labrèche et Anne Dorval

Le personnage que joue Marc Labrèche se nomme Étienne Maxou et il est « chasseur de tendances » :

Étienne Maxou : homme de bon goût qui se qualifie de chasseur de tendances, il est à l’affut de ce qui s’en vient et de ce qui fera vibrer le Québec dans les mois à venir. Habitant du Plateau Mont-Royal et propriétaire d’une vaste collection de sacs à bandoulière, il est reconnu pour son sourire vaurien et sa chevelure gamine. Oracle de tendances, il avait prédit l’arrivée des « douche bags » et il a la faculté de pouvoir « texter » en utilisant doigts ou orteils. Personnage médiatique d’avant-garde, il s’est fait connaître dans les année 80 en étant le premier à manger avec des baguettes dans le vieux Québec. Il est marié à Sandrine Maxou avec qui il partage une passion coupable et inavouée pour « Star Académie ».

Ce qui est ridicule, c’est la manière totalement arbitraire avec laquelle ce Étienne Maxou définit ce « qui est tendance », ce « qui fait la tendance ». Ce pseudo chasseur de tendance semble ne pas connaître la recherche quantitative, outil fort pertinent s’il en est un si on veut découvrir ce qui fait le « buzz ». Pauvre type. On aurait dû lui apprendre à développer des compétences en analyse!

Ce genre de méthodologie (ou plutôt cette absence de méthodologie) a certes l’avantage de rassurer superficiellement celui qui fonce direct dans un mur avec une stratégie marketing basée sur la pure spéculation. On dirait bien que ce bobo lit des blogues seulement pour définir ce qui est tendance. Quel amateurisme. Il devrait plutôt accumuler une banque de données sur des sondages, des documents sérieux et des études scientifiques.

Ainsi, il pourrait constater, par exemple:

  • Que les gangs de rues américaines ont une réelle influence sur les modes vestimentaires et sur la musique;
  • Qu’un problème grave en santé est la non adhérence à la médication, et que de nombreuses pharmaceutiques n’y font absolument rien;
  • Que les jeunes adolescents de quartiers urbains s’achètent des souliers comme d’autres achètent une voiture, selon le principe de consommation ostentatoire;
  • Que les Russes consomment beaucoup de vodka parce que des stratégies gouvernementales ont encouragées cela;
  • Que l’obésité est un fléau mondial qui ne va pas en s’améliorant de sorte à créer des niches de marché pour les personnes obèses : vêtements, hygiène, appareils d’entraînement…;
  • Qu’on va voir apparaître dans quelques années des robots dotés de capacités de synthèse de plus en plus évoluées et capables de réaliser des expressions faciales réalistes;
  • Qu’on développe déjà des outils informatiques et des algorithmes de plus en plus évolués concernant les transactions boursières;
  • Qu’il est grand temps que les constructeurs automobiles réalisent que la majorité des automobilistes des grandes villes passent énormément de temps dans le trafic et que c’est pourquoi on devrait réinventer le tableau de bord;
  • etc.

Étienne Maxou aurait pu découvrir tout cela parce que des études sérieuses ont été faîtes sur ces sujets.

Bien entendu, il est préférable de chasser les tendances avec une méthodologie rigoureuses afin d’éviter des flops de marché. De tels échecs, croyez-moi, il y en a et beaucoup trop! On peut penser à tous ces inventeurs qui veulent mettre en marché des choses invendables, comme ce véhicule en forme de pyramide (dreamcar123), sur lequel j’avais écrit quelques lignes dans ce billet : « Une voiture électrique en forme de pyramide »:

Home Made Electric Car

… je lance ce message aux inventeurs: même si on invente un produit intéressant et qui rempli un véritable besoin, ça ne veut pas nécessairement dire qu’il sera commercialisable.

Une véritable analyse de l’historique des habitudes de consommation des clients reste aussi une idée à suivre, si on ne veut pas faire du « n’importe quoi »!

Bref, s’il existe plusieurs sites qui traitent des tendances, et j’en ai visité plus d’un millier je crois bien, il demeure que l’évaluation subjective de « ce qui fait le buzz » ne sera jamais aussi pertinente que l’évaluation objective de « ce qui fait le buzz ». Une telle démarche visant l’objectivité demande des efforts d’organisation et de planification. C’est pourquoi je propose souvent à mes clients de leur donner des bilans de recherche basés sur des méta-analyses et sur l’opinion de journalistes calés dans leur domaine.

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Reportage de Enquête (Radio-Canada) du 28 février 2013 : Foxconn, la face cachée d’Apple.

On y apprend les conditions de vie des employés de cette entreprise qui fabrique des produits électroniques pour de grandes marques. Côté qualité de vie, on repassera. On y apprend aussi une technique efficace pour contrôler la contrefaçon et l’espionnage industriel : des détecteurs de métal sont installés à l’entrée des chaînes de montage et les ouvrier doivent déposer leurs appareils électronique dans un casier identifié avec un numéro.

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