Archive for the ‘Design intérieur, décoration’ Category

Comme entrepreneur, vous avez des idéaux et parfois c’est l’idéologie du profit seul qui guide vos actions. Alors pourquoi serait-il utile de miser sur la beauté?

1. La beauté fait vendre

Ce n’est pas moi qui l’ait inventé: la laideur se vend mal. Les belles choses interpellent les consommateurs dans ce qu’ils ont de plus intime: leur goût.

2. La beauté rassure et attire dans un magasin

Dans un contexte de mondialisation où il y a beaucoup de bruit, la beauté est sécurisante. Elle apaise les sens. La beauté permet de retenir le consommateur dans un espace clé: le poste de vente.

3. La beauté est universelle et propre à la sélection naturelle

La beauté de la poésie est une chose universelle et comme tel, elle permet de créer une culture universelle dans une entreprise. Cette culture qui s’adresse à tout le monde permet de rejoindre tout le monde. Contrairement à la croyance populaire, il y a des choses qui sont belles pour tout le monde. Kant en avait parlé dans ses textes sur l’esthétique. La beauté relève aussi de la sélection naturelle: on a tendance à préférer ce qui est beau et à le conserver avec attention.

L’un des meilleurs designers que je connais n’a encore rien fait de concret, mais sa vision du monde est tellement éclairante qu’il devrait avoir un prix pour discourir. Voici un résumé de nos conversations.

Bref, l’un des meilleurs designers que je connais à une vintaine d’années et il parle d’urbanisme, de la géométrie des lieux qui influence les attitudes et les relations. Il parle avec moi de l’impact de l’architecture sur l’économie d’une région, en favorisant les rencontres amicales qui aboutissent à des projets économiques.

On parle ensemble de musique, de l’effet d’une nouvelle composition sur une communauté pour l’inspirer. Savez-vous que l’économie carbure aussi au culturel?

Il me parle d’un design intérieur calqué sur le fonctionnement optimal du corps humain. Un genre de laboratoire à humains en santé…

J’ai réalisé le plan de fabrication et le modèle 3D des moulures à appliquer aux murs d’une maison pour une famille qui souhaitait visualiser en trois dimensions ce qu’aurait l’air son futur décor. Cette expérience que j’ai faite gratuitement pour des proches m’a permi de comprendre que le 3D aide beaucoup les gens à ne pas faire d’erreur. La personne qui m’a demandé ces dessins est un bricoleur qui sait découper les moulures et les assembler, mais qui avait besoin d’un bon coup de main pour les mesures. Compte tenu de la complexité de cette opération, il m’a demandé un 3D!

Le projet de réno de cette famille a été concluant:

  • Réduction des pertes de matériaux;
  • Réduction du temps de main d’oeuvres;
  • Amélioration de l’esthétique au final;
  • Accélération de la mise en chantier…

Si vous cherchez un 3D pour votre décor, contactez-moi et voyez mon portfolio, en particulier:

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Une conférence à voir sur le design des espaces de travail:

Now playing: 3. Jason Fried: Why work doesn’t happen at work

Jason Fried has a radical theory of working: that the office isn’t a good place to do it. In his talk, he lays out the main problems (call them the M&Ms) and offers three suggestions to make work work. (Filmed at TEDxMidWest.) About Jason Fried

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C’est râre, en effet, mais certains me questionnent pour savoir quelle couleur serait apropriée pour leur espace. Comme je ne prétends pas être designer d’intérieur, pas plus que je ne prétends être designer de mode, ça me fait un petit velours quand on remarque mon aptitute à bien coordonner les couleurs et les formes. Il faut dire que j’ai suivi des cours en analyse des tendances, mais aussi en sélection des couleurs et des matériaux et en sémantique de l’objet. Je peux aussi modéliser en 3D un espace pour qu’on y teste des couleurs. C’est toujours pratique!

Il faut dire que comme designer industriel, je suis très précis lorsqu’il faut choisir des meubles et des bibelots de manière cohérente avec un décor. Je rappelle à ceux qui douterait de mes compétences que j’ai fait un travail de design pour une salle de musée en 2010:

Puis, j’ai fait la modélisation 3D de moulûres pour la rénovation d’une maison, question de tester les différentes configurations.

J’ai aussi mis en 3D un kiosque et d’autres meubles:

Bureau d’ordinateur

Table à café « Explosion »

Table de salon « OVNI »

Table-coffre (rendu 3-D)

Meuble MAMMUT (rendu 3-D)

Levier au bain (illustrations)

Stand d’exposition, vue 3D

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Pour ce qui est des offres de service en design industriel, je pense qu’on peut les comparer à n’importe quelle offre de service en publicité en ce sens qu’il s’agit d’un résumé du mandat à effectuer en considérant des notions de marque commerciale. Historiquement, les offre de service en publicité (et en design) sont structurées de sorte à mettre en évidence:

  • Le nom de la marque
  • La charte graphique de la marque (logo, couleurs, etc.)
  • Le message à communiquer (par exemple: Coca-Cola, c’est rafraîchissant)
  • Les contraintes: économiques, techniques (outillage), en ressources humaines
  • Le domaine d’activité de l’entreprise et un court descriptif de sa mission et de son historique
  • Les dimensions propre au projet (par exemple: Coca-Cola est compétiteur de PepsiCo)
  • Conjoncture du marché et partenariats d’affaires
  • Description de l’objectif à remplir
  • Les échéanciers
  • Les budgets

Vous pouvez aussi vous inspirer des offres de service en architecture, conception mécanique ou ingénérie.

Il est bon de prévoir un temps plus court que ce dont vous avez besoin, question d’assurer que tout soit livré à temps. Il est aussi pertinent de développer un montant d’argent réservé seulement aux gens de la production, de sorte à ce qu’il y ait des ajustements rapides des chaînes de montages. Tous les projets de design n’ont pas influencé la production de manière à révolutionner les façons de faire. Cependant, il faut noter que de bons projets de design ont demandé des modifications dans la chaîne de production. Voici un exemple frappant:

Bien entendu, le respect de ces éléments de l’offre de service, c’est le genre de propos qu’on tient losqu’on discute lors de la signature du contrat et vous n’avez pas à écrire tout cela de manière très détaillée. Cependant, tout ce qui concerne la marque doit être très clair. En anglais, on dirait « laser sharp » (ciblé comme un laser). Certaines entreprise n’ont pas fait la réflexion sur leur marque, il importe alors de le dire en toute lettre, afin d’éviter de tergiverser autour de ce problème fondamental.

Les agences de design sont habiles pour tracer les lignes directrices d’un développement de produit. Demandez qu’on vous explique les étapes une à une. Ça fait parti du boulot du designer de structurer le développement de produit. Certains appeleront ces jalons des « milestones » ou encore des « étapes clés-en-main ». Les jalons marquent la fin d’une partie du mandat. Ce sont par exemple: « Dessin de fabrication – première révision ». Ces jalons sont identifiés par des « livrables » qui sont en fait ce qu’on livre au client, c’est-à-dire ce qui doit être fait pour être cohérent dans l’échéancier.

Les différents modes d’action selon les agences permettent de remarquer le style même de l’agence, son style organisationnel. Certaines agences ne font pas de brainstorming. D’autres font du brainstorming pendant deux semaines, d’autres pendant plus longtemps encore.

Au delà de l’ordre du développement de projet, il y a des différences d’ordre philosophiques qui permettent de choisir la bonne agence. Ainsi, des studios de design seront beaucoup moins flexibles et polyvalentes que certains consultants. Il serait bon pour vous de voir s’il y a un « fit » (une alliance cohérente) entre votre entreprise et l’entreprise qui vous offre des services de design.

Personnellement, j’apprécie collaborer avec mes clients pour obtenir les meilleurs résultats possibles. Ma gestion de l’innovation s’inspire de la gestion du développement en programmation. Voici un exemple de gestion en programmation:

Carlo Blatz – Pigs & Chickens

Je suis partciulièrement influencé par les stratégies d’innovation d’Henry Ford, voir:

Le tarif demandé par chacun des sous-traitant en design est aussi un facteur à prendre en compte. Pour en savoir plus sur ce sujet, lisez: «Les designers coûtent-ils trop cher ? Salaires et tarifs horaires »:

…allez voir le site Corolfot qui présente un aperçu des salaires et taux horaires selon les professions dans leur dossier Design Salary Guide

Lisez aussi « Sélectionner une agence de design + un studio de design », surtout ce passage:

Comment choisir un designer à l’externe? Le site AAPQ.ca présente un guide des meilleures pratiques en recherche et en sélection d’une agence marketing : LE GUIDE POUR CHOISIR LE BON PARTENAIRE EN COMMUNICATION MARKETING. (PDF)

Enfin, pour comprendre le développement d’une idée vers un projet finalisé, je vous invite à suivre le modèle que je suis personnellement, que j’ai décris dans le texte « Branding pour repenser la marque »:

Moving Brands met en ligne une étude pour le logo de HP. Je vous invite à regarder leur vidéo qui explique bien les efforts que demandent la conception d’une marque.

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Une maison dont l’extérieur est peint en rose attire les regards à Ville de Saint-Constant. C’est que la demeure ressort du lot! Elle se distingue beaucoup.

Le mystère de la maison rose (Le Reflet)

Une maison attire le regard de plusieurs passants sur la rue Saint-Pierre à Saint-Constant. Cette dernière est entièrement peinte en rose, tout comme le garage de l’endroit. Elle ressemble d’ailleurs plus à une peppermint qu’à une demeure.

Il faudra faire vite pour ne pas rater cette nouvelle attraction, puisqu’elle devrait être repeinte en blanc sous peu. C’est ce qu’a confirmé la responsable des communications de la Ville de Saint-Constant, Geneviève Poirier, qui a été avare de commentaires quant au reste du dossier.

Quand on me demande à quoi sert le design, je réponds que ça sert, comme la peinture rose sur cette maison, à distinguer un objet sur le marché. Pour en savoir plus sur la distinction en marketing, consultez Purple Cow de Seth Godin.

via LaClique duplateau

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Computer Board Table

Une table originale:

Shut Up and Take My Money of the Day: Computer Board Table

Built by David Maloney using boards and drives from old Intergraph 6000 series machines made in the late 80s early 90s.

via Cheezburger.com

Le merchandising ou marchanisage (l’art de la présentation et de la mise en marché) est un sujet relatif au design. Une étudiante m’a posé des questions à ce sujet. Voici mes réponses. D’abord, le mot de cette étudiante:

Je suis étudiante en master 1 en communication institutionnelle à SUP DE PUB, Paris (une école de commnication)
Cette année je réalise mon mémoire sur le merchandising visuel des enseignes de parfums et de cosmétiques.
 
Et j’ai besoin d’interviewer des professionnels du merchandising afin d’enrichir mon mémoire. Effectuer vous des travaux sur les tendances du merchandising visuel?

Bonjour, ce questionnaire a été réalisé pour mon mémoire de fin d’études. Vos réponses me sont d’un très grand intérêt. Merci.

– Sarah Mroue

Voici mes réponses à ses questions.

Le merchandising visuel : techniques et intérêt

Pouvez-vous me donner une définition du merchandising visuel ?

     
  • La mise en valeur de produits et services par des installations (exemples : affiches, bannières ou stand) dans un objectif de mise en marché (marketing).

Le personnel (dimension sociale de l’atmosphère) fait-il parti des composants du merchandising visuel ?

  • Oui et non, cela dépend de la philosophie de l’entreprise. En général, ce sont des négociations entre le service des ventes et celui du merchandising qui aboutissent à des conclusions en ce sens.
  • Lorsque le personnel est en contact direct avec le client et qu’il interagit avec les consommateurs, son importance est grande, donc on a tendance à créer un look. Au contraire, on ne travaille généralement pas le visuel des employés qui ne sont pas en interaction avec les clients, question de réduire les coûts.
  • Les vêtements des différents départements d’une boutique ne porteront pas le même type d’uniforme. Ces uniformes sont des codes qui facilitent le service à la clientèle. Ils indiquent un message de professionnalisme.
  • Aussi, il est possible de donner comme objectif à une entreprise qu’il n’y ait pas d’uniforme comme tel, mais plutôt un code vestimentaire général. C’est le cas dans les restaurants et bars qui se veulent accessibles et branchés en laissant une part de créativité à leurs employés.
  • Le look peut aussi favoriser l’achat. C’est le cas de la boutique de jouets Benjo à Québec où les employés sont déguisés et présentent les jouets avec amusement de sorte à créer une atmosphère festive qui pique la curiosité des enfants et des parents.
  • Puis, les postures de travail des employés sont à revoir ainsi que l’aménagement des postes de service. Certains consommateurs ne veulent pas être servis par une personne assise ou par une personne derrière une vitrine. C’est une question de bon sens généralement selon la vitesse d’exécution du service et de contraintes relatives à la tâche de l’employé.

A quelle fréquence les enseignes modifient elles leur merchandising visuel? (saisons, nouveaux arrivages etc.)

     
  • Selon mon expérience, les visuels des boutiques changent à toutes les saisons au minimum. Il faut comprendre que certaines boutiques voient leur stock modifier à toutes les deux semaines et ce sont les fournisseurs qui leurs envoient des affiches.
  • Généralement, il existe aussi des enseignes qui ne sont changées que lorsqu’on revoit l’aménagement complet du magasin.
  • Puis, il y a des produits qui viennent dans leur propre stand. Ceux-là sont modifiés rapidement (disons une semaine), dès l’épuisement des stocks.

Pouvez-vous me citer quelques nouvelles tendances du merchandising visuel ? Quelles enseignes appliquent ces nouvelles techniques ?

  • L’interactivité. Comme dans l’ensemble des activités de nature marketing, la tendance en vogue est l’interactivité. Donc, il s’agit de faire interagir les consommateurs avec des objets animés, des écrans tactiles, des appareils  électroniques, etc.
  • L’authenticité. Le fait d’utiliser un flacon de parfum à tester représente un évènement authentique dans la journée du consommateur. Ce genre d’évènements authentiques est en demande.
  • L’expérience totale. C’est l’idée d’impliquer le consommateur dans un parcours visuel allant de l’entrée du magasin à sortie et plus tard encore de sorte à imprégner une image forte dans son esprit. Cette expérience se poursuit à la maison lorsque le consommateur se rappelle de son expérience en entrant en contact avec l’emballage, la facture, le site Web, etc.
  • La distribution automatique. Depuis quelques temps, on sent monter un intérêt pour l’utilisation de distributrices automatiques. On place le produit dans une de ces distributrices et le consommateur exécute lui-même l’achat.
  • Le recours à Internet. Certains entreprises ont aussi recours à des postes informatiques afin d’inciter les consommateurs à faire des achats en ligne, question d’initier ce genre de pratique auprès de la population.

Dans quel but les enseignes font elles appel au merchandising visuel ?

  • C’est une question de cohérence. L’incohérence dérange. La cohérence apaise et rassure. Elle donne donc envie d’acheter.
  • Puis, les consommateurs réagissent inconsciemment à certaines géométries de l’espace, certaines couleurs, formes, etc. Ces signaux les incitent à accomplir des actions, dont l’une d’elle est l’achat.

Quels types d’études sont faites auprès des consommateurs ? (exemple : eye tracking etc.). On dit que « les merchandisers empruntent les yeux des consommateurs. »

  • En général, on demande à un groupe test de donner ses impressions de manière structurée, voire scientifique.
  • On peut filmer un client et observer ses gestes.
  • On peut aussi utiliser des logiciels qui calculent les actions.
  • D’une manière très poussée, on peut réaliser des tests (neuromarketing) évaluant les zones du cerveau touchées par certains éléments visuels.
  • Il existe des études scientifiques sur l’impact des éléments visuels. Par exemple, on sait bien que la couleur rouge est vendeuse puisqu’elle affecte le rythme cardiaque.
  • Puis, il existe des principes fondamentaux étudiés par les spécialistes de la géométrie, de la psychologie, de l’ethnologie et de l’anthropologie.

Que pouvons nous dire du merchandising visuel à l’ère du numérique ? Quels conseils donneriez-vous ?

  • D’abord, il faut une présence en ligne efficace, ce qui nécessite une équipe professionnelle !
  • Pour la boutique, il suffit d’intégrer les internautes dans le magasin. Ce peut être par l’intégration d’un écran affichant les « tweets » ou d’une interface permettant le clavardage entre employés et internautes ou internautes et consommateurs. Ce peut-être aussi par l’intégration d’une Webcam diffusant des images de la boutique lors d’évènements spéciaux. Enfin, il ne faut pas sous-estimer l’impact des technologies interactives. Les projections 3D, ambiances musicales et ambiances lumineuses interactives ont un impact significatif sur l’expérience vécue par le consommateur en boutique. Il ne faut pas oublier d’intégrer des outils comme Foursquare qui augmentent l’achalandage.
  • Pour les autres, il ne faut pas oublier d’être tangible dans le monde réel autant que virtuel. Les consommateurs apprécient de toucher, voir, parler en face-à-face avec un être humain, dans un monde réel.
  • Enfin, il est utile d’intégrer l’adresse de son site à ses outils promotionnels (un point important que certains oublient malheureusement).

Les pratiques du merchandising visuel sur le web sont-elles différentes du merchandising visuel dans une enseigne ?

  • Bien entendu : oui.
  • Le Web est régi par des normes et standards correspondant à la navigation Internet : ergonomie, référencement Web, etc. Le Web est intangible, mais ce sont les choses tangibles que les consommateurs achètent en général. Certains sites ont intérêt à ressembler au monde réel, d’où l’intérêt des boutons 3D, textures réalistes, vidéos et photographies. Sur le Web, c’est plus proche d’une enquête dans une encyclopédie.
  • L’enseigne est structurée selon des normes que je dirais « ethnologiques » en ce sens que la consommation en boutique est un acte de socialisation. Donc, on a intérêt à inclure des bancs, comptoirs de service chaleureux, espaces de détente et de divertissement, « bac à trouvailles », etc. Dans une boutique, c’est plus proche de la chasse au trésor.

Le fun shopping : consommer autrement

Aujourd’hui on parle de fun shopping ? Qu’est-ce que cette tendance a apporté aux enseignes ?

  • Les consommateurs achètent pour se faire plaisir et cela depuis longtemps. On ne fait que remettre à jour les pratiques des galeries d’art, boutiques de poterie et d’artisanat en les appliquant ailleurs. Maintenant, on comprend l’impact du design sur le roulement des consommateurs en magasin : ils cheminent d’un intérêt à un autre et s’arrêtent aux endroits les plus stimulants positivement.
  • Donc, il y a plus d’éléments stimulants positivement : odeurs, musiques, couleurs, géométries circulaires ou ovales, textures recherchées, zones de divertissement à même la boutique, espace de dégustation, etc.

Pouvez-vous me commenter cette phrase ? « La mise en scène contribue au ré enchantement de la consommation »- Hetzel (2002)

  • Je suis d’accord. Les objets produits en série n’ont plus de valeur comme tel, ce sont leur impact dans la mémoire des consommateurs qui compte. La mise en scène des objets permet de les imbriquer de manière positive dans l’imaginaire des consommateurs afin qu’ils leurs donnent du sens.

Comment accélérer les ventes ?

Comment éviter les coins morts dans un point de vente ?

  • L’habillage des coins morts, c’est plutôt inefficace. C’est l’ensemble de la géométrie d’un local qu’il faut revoir pour qu’il n’y ait pas de coins morts. Pour cela, il faut penser à un aménagement Feng shui qui maximise la circulation des personnes dans la boutique. La clé de tout cela, c’est d’imiter l’aménagement des casinos: facile d’y entrer et d’aller payer, pas facile d’en sortir sans acheter.
  • Dans un coin mort impossible à modifier, on indique de manière claire le chemin à suivre pour retrouver les coins payants avec des affiches par exemples qui donnent un plan de la boutique si elle est très grande. On  transforme ce coin en coin de divertissement en ajoutant des produits interactifs. On y place un préposé du service à la clientèle pour dégustation/test de produits ou encore une boîte à suggestion.

Pourquoi dit-on que l’étalage en carré est le plus vendeur ?

  • Cela oblige le consommateur à faire le tour de la boutique sur ces quatre murs en le confrontant avec des produits plus ou moins mis en valeur aux coins par exemple.
  • Je ne crois pas que le carré soit la meilleure forme. Je prétends que c’est la forme octogonale qui est préférable, mais elle n’est pas simple à utiliser puisque la majorité des locaux sont rectangulaires ! Cependant, observez l’interaction des consommateurs autour d’une table de démonstration octogonale et vous verrez qu’il s’agit d’une forme à considérer.

Les PLV et les miroirs sont ils un véritable accélérateur de vente ?

  • Cela dépend des types de lieux de vente. Dans une banque, c’est nul. Dans une boutique de vente de vêtement, c’est un must. En général, les surfaces miroirs donnent le sentiment de faire parti du décor, ce qui a un effet inconscient. On se sent ainsi inclut dans l’espace, mais cela a aussi un effet dévastateur si on a une mauvaise estime de soi ! Je crois que la lumière accélère davantage les ventes.

Quel est selon vous un merchandising visuel qui vend ?

  • Il faut de la cohérence autour d’un message marketing à la fois stimulant et extrêmement clair.
  • Exemple : si le message est « Boulanger : pain baguette », tout le décor doit signifier cela. On y verra du pain, des couleurs relatives au pain, des images rappelant le plaisir de déguster du vin, du fromage et du pain. Il y aura une table de dégustation de pain baguette. On verra un gros four à pain chaud et qui sent bon. On sentira l’odeur du pain. On aura l’impression de parler à un véritable boulanger, habillé comme tel. Et pour signifier « pain baguette », on aura l’occasion de voir des œuvres artistiques évoquant le pain baguette, le blé et la farine.

Pouvez-vous me donner quelques chiffres qui illustrent cette efficacité ?

  • Je vous réfère à Neurosciencemarketing.com, un site qui fait la démonstration de l’efficacité des pratiques de design sur les ventes de manière scientifique.

L’ergonomie est un des critères importants que prend en compte un designer. Concevoir de manière ergonomique, cela signifie créer quelque chose de confortable. Ce confort prend plusieurs formes:

  • Ambiance générale
  • Espace de travail
  • Mouvements du corps humain
  • Rapidité d’atteinte à des objets/machines
  • Posture
  • Ajustements pour divers types de physionomies
  • Facilité et rapidité d’exécution des commandes
  • Navigation dans l’espace
  • Navigation dans les mondes virtuels (interface)
  • Couleurs et formes qui attirent ou non l’attention
  • Symboles et techniques facilitant la compréhension

Bref, cela signifie concevoir de manière à ce qu’un maximum de personnes puisse fonctionner adéquatement pendant une durée maximale, dans un état de bien-être et en toute sécurité.

Aussi, les consommateurs veulent bien entendu des objets qui fonctionnent. Pour que le consommateur comprenne que le produit fonctionne bien, l’objet doit être simple d’approche, facile à comprendre. On peut montrer le produit ergonomique à différents groupes ethniques et ils comprendront tous le fonctionnement du produit, car il est conçu de manière à être utilisé par une majorité de personnes avec un minimum d’instructions.

Selon Wikipédia:

On nomme ergonomie « l’étude scientifique de la relation entre l’homme et ses moyens, méthodes et milieux de travail » et l’application de ces connaissances à la conception de systèmes « qui puissent être utilisés avec le maximum de confort, de sécurité et d’efficacité par le plus grand nombre. »

« Être ergonomique » permet d’éviter des pertes d’efficacité et de production, ainsi que des blessures, en plus d’augmenter l’intérêt des consommateurs envers un produit ou service.

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