Archive for the ‘Design émotionnel, emotional design’ Category

Une jolie vidéo de Apple m’a donné envie de vous parler du rôle du design sur l’image de marque:

Apple – Designed By Apple – Intention

L’image de marque est ce que le consommateur voit, littéralement, au moment précis où il existe, dans le moment présent, ici et maintenant. Non pas il y a deux minutes: maintenant. Le consommateur très impliqué dans votre produit ou service a aussi un rôle positionné uen entre-deux, entre deux pôles.

Premier pôle: le consommateur-spectateur devenu consommateur-intervenant

La récente histoire du RockFest 2013 nous rappelle que le consommateur-spectateur est de plus en plus consommateur-intervenant: il intervient dans vos plates-bandes, il interagit avec vous sur les médias sociaux, il écrit à votre sujet…

Le consommateur-intervenant, c’est le fan, le groupie fini qui se tatoue votre marque sur l’avant-bras. C’est lui qui adore ce que vous faîtes, ce qui, il faut l’avouer, est très rare pour une marque commune, voire banale. La marque ordinaire n’a pas de fans. Elle a des clients. Ce type de consommateur n’a pas nécessairement d’argent à vous donner. Il peut être dit « évangéliste », c’est-à-dire qu’il peut faire de la promotion pour vous et parler de vous à ses proches, ses contacts.

Par exemple, je suis un fan fini de Salvador Dalì. Je rêve d’aller à son musée. J’ai lu beaucoup à son sujet. J’ai même écrit un court essai sur lui pour un cours d’arts plastiques. Tout le monde de ma famille proche sait que j’admire cet artiste. On me donne en cadeau des posters de ces oeuvres, des bouquins remplis d’images, etc. Pourtant, je n’ai jamais acheté moi-même quoi que ce soit de cet artiste: ni tableau, ni reproduction… rien. Comme consommateur-intervenant, j’ai partagé ma passion pour Dalì à mes nouveaux amis. J’ai fait connaître son oeuvre. J’ai imité son travail en dessinant de manière surréaliste. Chaque fois qu’on me présente une image de Dalì, c’est un stimulus qui me rappelle que je suis motivé à partager son travail.

Vous avez sans doute vous aussi de l’admiration pour un artiste. Vos proches le savent et vous encouragent dans votre passion…

Certaines marques, relativement peu, ont des consommateurs-intervenants à la tonne: Apple, Google, Starbucks, Facebook, Twitter… Ces marques sont aimées. Mais le fait d’être aimé ne garantie pas de revenu. Les revenus proviennent plutôt de la vente et la vente se fait bien souvent à Noël, dans le temps des Fêtes, ou à un anniversaire, ou à une occasion spéciale. Alors? Alors, il coûte un effort publicitaire pour maintenir l’intérêt sur cette marque jusqu’au moment clé de la vente. Voilà tout: il faut investir pour garder l’intérêt présent. Cet investissement peut être en temps, en effort de programmation, en prospection, en argent, etc.

Deuxième pôle: le consommateur-fabricant

Collectionneur, bricoleur, inventeur, le consommateur-fabricant agit comme contributeur à l’esprit de la marque. Il bâtit une image de marque parallèle à la marque officielle pour la faire coïncider avec son style de vie et son territoire (territoire mental ou spatial). Il décline des couleurs, il définit une palette de saveurs nouvelles, il participe à modifier la perception des gens, il mélange et fait des « remix ». Encore une fois, très peu de marques profitent de la force de ces consommateurs-fabricants. J’en compte quelques unes: World of WarCraft, les séries The Sims, les conférences TED, LEGO®. Ces marques sont des signes qu’on perçoit comme authentiques à l’extrême. Ils représentent une manière de faire les choses, un gage de qualité. Ce sont des plateformes ayant leurs propres règles.

Entre ces deux pôles : le consommateur-rêveur

Entre ces deux pôles se trouve une déclinaison subtile, en tons de gris, de milliers de types différents de consommateurs. Au centre se trouve le consommateur-rêveur, une personne qui sait utiliser l’univers de la marque pour se bâtir un imaginaire et exploiter cet imaginaire. Encore une fois, peu de marques me viennent en tête à ce sujet: Disney, Harry Potter, Star Wars. Le consommateur-rêveur veut une expérience totale. Il est probablement desservi par les gens du marketing qui préfèrent vendre, vendre, vendre. C’est ici qu’intervient le design avec le plus de force: le design permet de créer un imaginaire fort autour de la marque. On utilise le design comme moyen de débanaliser l’objet, de créer de la surprise, de l’étonnement, du plaisir.

Comment mieux se présenter?

Pour mieux se présenter, il faut offrir trois choses:

  1. Du contenu riche pour les fans;
  2. Une signature « design » qui frappe l’imaginaire;
  3. Des outils pour faciliter le feed-back positif, la collection et le bricolage.

À ce sujet, voyez l’excellente présentation « Weyland Industries », un site Web qui se rapport au film Prometheus, accompagné de vidéos « corporatives » totalement fictives pour une compagnie qui est issue de la fiction du film:

Happy Birthday David (Prometheus Viral) – YouTube

Cette présentation à une signature « design » forte et distinctive. C’est aussi un contenu riche offert aux fans. C’est enfin un monde interactif : jeux en ligne, énigmes à résoudre, images à s’approprier, etc.

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Un vendeur de bonbons s’est fait connaître en mettant en vente des lollipops au goût de « breast milk », littéralement un goût de « lait maternel ». Un de ces lollipops de série limitée vaut 10$US.

capture-ecran-lollyphile-2013-06-18

Je sais qu’en France on ne dit pas « sucette », mais au Québec oui… bon disons qu’il fabrique des bonbons sur bâton, des lollipops! L’heureux inventeur de chez Lollyphile (amoureux de lollipops) a reçu une dose d’attention majeure sur les Interwebs en ayant même son produit « breast milk lollipops » présenté sur la page CNN « vidéo » par Jeanne Moos:

via abc

Son site  Lollyphile fait la vente en ligne de bonbons lollipops aux goûts originaux, un peu comme le font les vendeurs de crème-glacée avec leurs parfums diversifiés. Le site fait aussi en quelque sorte la promotion de la philosophie « amoureux de bonbons même à l’âge adulte », qui est en réalité un style de vie. Gros plan philosophique, vous me direz, mais bon…

Vous vous demandez probablement ce que j’en pense? Mise-à-part le fait que ces bonbons sont des produits commestibles en e-commerce et qu’une professionnelle de Santé Canada m’a dit qu’il n’était pas recommander de d’acheter et consommer des produits comestibles achetés via Internet pour des raisons sécuritaires, il faut dire que c’est un coup de maître. Ce jeune inventeur avec son joli chien (qui est tellement mignon qu’il en devient un symbole même de l’entreprise) est un vrai héros du marketing authentique. Il est tellement « 2013 », tellement humain, tellement sympathique. Regardez-le en vidéo, souriant et dynamique, presque exhibitionniste:

Would you try a breast-milk lollipop?

Have a breast-milk lollipop with a cronut, but watch out for the flying pizza. Jeanne Moos dishes on weird food stories. For more CNN videos, visit our site at http://www.cnn.com/video/

On l’adopterait immédiatement comme ami imaginaire Web.

Plus sérieusement, le nom du produit lui-même est un élément de vente majeur. En vérité, le bonbon n’est pas fabriqué avec du vrai lait maternel. Il est plutôt produit avec des ingrédients « au goût  de lait maternel ». Ce jeu sur la nomenclature du produit et sur sa saveur a amélioré son repérage Web, comme je l’expliquais dans mon billet « La nomenclature des produits facilite les recherches Internet ». Ce bonbon si unique à quelque chose d’un objet à collectionner. Ce nom à la limite provocateur, mais surtout plutôt mignon compte tenu de son rapport à l’enfance, a eu un effet sur la perception des consommateurs:

  • Est-ce que je veux vraiment goûter à ça?
  • Est-ce que je peux résister à cette tentation?
  • Est-ce que c’est « politically correct »?

Ce nom a contribué à la renommé du bonbon, au même titre que l’a fait le fameux « heart attack burger » (le hamburger qui donne une crise du coeur) du Heart Attack Grill, célébré par l’auteur de Exploiting chaos, Jeremy Gutsche, dans son chapitre sur l’invention de produits avec des noms originaux.

Heart attack burger

via ctvnews

Conclusion

Développez des produits aux noms très originaux et accrocheurs et vous gagnerez en popularité auprès des amateurs de ces produits originaux et accrocheurs! C’est aussi simple que ça, parfois!

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Le monde du design d’évènement (ou design d’expérience) vient de trouver un cas d’espèce. Lamusicographe, qui se dit designer d’expérience, a mis en ligne une liste de copies d’écran dévastatrice concernant l’organisation du festival Rockfest 2013. Bravo, bon texte!

Voici des extraits de On a perdu Alex Martel:

Rock fest, camp de concentration punk.

On y trouve des perles de critiques acides contre l’organisateur de l’évènement. Voici un exemple concernant Pennywise:

C’est incroyable! On peut y lire les commentaires de clients tellement insatisfaits que ça en devient presque drôle:

  • Des navettes absentes;
  • Des guichets sans personnel pour recevoir les premiers arrivés;
  • Des « stages » sans nommenclature, sans présentation;
  • Des « bands » oubliés, d’autres cancellés au dernier moment;
  • Des installations sanitaires (absentes?) dégoûtantes;
  • Un sol qui ressemble à un dépotoire;
  • Un sentiment généralisé de perte de contrôle, voir de danger;
  • Des communications inefficaces, voir improbables;
  • etc.

Les attentes n’ont pas été rencontrées:

via pokpok

Même un band invité, Mononc’ Serge, a manifesté son mécontentement publiquement sur scène:

Mononc’ Serge livre un poème contre le Rockfest:

L’organisateur derrière le Rockfest, Alex Martel, ne fait vraiment pas l’unanimité dans sa façon de gérer son festival. On a appris que plusieurs groupes devaient vendre des billets (pour un total de 5 000$) pour l’événement pour avoir «la chance» de jouer à ce festival gratuitement. On peut aussi apprendre dans l’excellent article du site La Musicographe comment Alex interagit avec ses festivaliers sur Facebook. Voici le poème de Mononc’ Serge sur Alex Martel et le Rockfest ouf:

Mononc’ Serge et son poème pour Alex Martel et le ROCKFEST 2013

via petitpetitgamin

Je n’ai rien d’autre à rajouter sinon que l’organisation du RockFest c’est à mille lieux du bon. C’est vaiment très loin du bon, même que c’est pas bon du tout…

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MAJ

Publicité négative entourant le Rockfest : réaction du maire de Montebello, Pierre Bertrand, avec Louis-Philippe Brulé:

– Montebello a-t-il l’air d’un dépotoire?

– Sur le site même du RockFest, oui… (mais pas dans la ville).

Ayoye…

Radio-Canada refait son image de marque en changeant son nom pour ICI. La déclinaison de l’Indice ICI se rapporte à l’ensemble du réseau. Pour en savoir plus regardez cette vidéo et faîtes « boff »:

Radio-Canada : bientôt ICI

L’indice Radio-Canada

Boff!

UN MESSAGE NI POSITIF, NI NÉGATIF

Tout ça est tellement sans saveur et vide de sens. Je comprends le phénomène par lequel une personne projecte ce qu’il veut sur un média plus facilement si le message qui y est véhiculé est insignifiant. C’est un phénomène qu’on a pu observer lors de la première campagne électorale de Barack Obama en 2008, lorsqu’on a vu le slogan « Yes We Can ». La structure positive et simple de ce message avait de quoi inspirer tout le monde et tout le monde pouvait y projeter ce qu’il voulait: espoir, confiance en l’avenir, esprit américain… « Yes We Can » était un slogan et un message fédérateur, pas un message fade.

Barack Obama: Yes We Can

via blogtap

À ce sujet, le titre « ICI » n’est pas particulièrement tourné vers l’espoir d’un futur heureux. Il n’est pas non plus tourné vers le passé. C’est vraiment plus un signe qu’un message. Ici, c’est comme « Bob »:

  • Bob Télévision
  • Bob Radio
  • Bob Info

Un signe, pas un message:

  • ICI Télévision
  • ICI Radio
  • ICI Info

Et soyons honnêtes, « Bob » est plus sympathique que « ICI », je suis désolé.

« ICI », ça implique un intérêt marqué pour le direct, pour l’instantané, pour le « capté sur le vif ». Ça montre une inclinaison vers le « ici et maintenant », une posture qui, selon les psychologues de l’approche humaniste, faciliterait l’intégration des défis de la vie. Se placer mentalement dans le « ici et maintenant », c’est ne plus gratter le bobo du passé.

UN LOGO FADE, MAIS RÉCUPÉRABLE

Le nouveau logo:

ici-radio-canada-lm

Capture d’écran de la vidéo Radio-Canada : bientôt ICI

L’ancien logo:

via pieuvre.ca

ICI, c’est un logo fade, sans éclat, sans « spark » (brillant), sans fantésie. C’est aussi un logo asexué, ni féminin, ni masculin. En ce sens, c’est un logo qui ne suit pas les exigences des consommateurs de 2013 pour qui les mots « bonheur », « joie » et « espoir » sont des passe-partout permettant de rejoindre leurs coeur. Croisons-nous les doigts pour que ICI, se décline de la sorte:

  • ICI Bonheur
  • ICI Joie
  • ICI Espoir

Ce serait vraiment magnifique.

ICI, c’est aussi un logo qui ne s’adresse pas directement aux femmes, alors qu’on sait très bien que les femmes ont une grande influence sur les choix de consommation de leur foyer. J’en faisais mention dans mon billet Tendance lourde, le consommateur idéal de 2010 est-il une ado de 14 ans.

À l’heure de la télévision en direct, à l’heure de la Web-TV et de la concurrence entre les chaînes à cause de la télé à la carte, je ne comprends pas pourquoi on n’a pas osé un logo plus chaleureux, plus affectueux, plus féminin, plus coloré, qui susciterait davantage l’adhésion par son impact émotionnel.

J’ai toujours apprécié le papillon de Radio-Canada, dont je trouve la forme et la symbolique beaucoup plus proche de celle d’un réseau sans cesse en évolution et qui s’alligne vers l’émotion au service du spectateur:

Papillon Radio-canada.

via wikipedia

À notre époque du multi-plateforme, comment peut-on penser frapper fort avec un logo aussi sans saveur que celui de ICI? C’est prendre le spectateur pour un amateur de choses fades. À ce niveau, le logo de CBS est toujours un classique, jamais ennuyant, jamais dépassé:

CBS-logo

La typographie sans âme du logo ICI sert à cacher la complexité des dénominations attribuées à ce qui était anciennement « Radio-Canada ». À ce niveau, c’est un tour de force, il faut le reconnaître.

UNE STRUCTURE ÉDIFIANTE

L’indice ICI : nouveau baromètre de l’humeur des internautes

via sympatico.ca

ICI a quelque chose de familier. L’orientation de ICI est dans la bonne direction en simplifiant le schéma relationnel qui lie le réseau au spectateur. Cependant, ce rebranding n’attaque pas les critiques de Radio-Canada, ceux-là qui prétendent, comme Éric Duhaime, que Radio-Canada / ICI est une station « gauchiste ». Ce changement d’image n’effacera pas non plus la perception qu’on les souvrainistes que Radio-Canada est une chaîne fédéraliste, c’est-à-dire que Radio-Canada est « Radio-Cadenas » comme l’a si bien dit Pierre Falardeau dans son film culte Elvis Gratton 3: Le retour d’Elvis Wong (2004).

Radio-Cadenas (wikibec):

« Radio-Cadenas » est le surnom de Radio-Canada : Son mandat stipule qu’elle doit « contribuer au partage d’une conscience et d’une identité nationales », or les souverainistes québécois ne reconnaissent pas cette « identité nationale » canadienne

Elvis Gratton III La formation

Si on peut retenir quelque chose de cette opération de rebranding, c’est la qualité de la démonstration et de l’exécution du mandat par les gens du marketing. La page Indice ICI est d’une simplicité rafraîchissante. On y voit l’architecture de cette marque qui est présentée de manière subtile et avec bon goût.

La démonstration est cependant moins envoutante et réussie que celle de Moving Brands pour HP, que j’avais décrite dans mon billet « Branding pour repenser la marque »:

HP Journey

À vos télévisions!

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MAJ

Le logo via NightLife:

Quelle innovation! Un designer a inventé des vêtements « Spray on », qui sont obtenus par la pulvérisation de peinture aérosol directement sur le corps.

What is Fabrican?

Fabrican is the creator of Spray-on Fabric

In 2000 Fabrican patented an instant, sprayable, non-woven fabric. From its base at the Department of Chemical Engineering, Imperial College London, Fabrican technology has captured the imagination of designers, industry and the public around the world. The technology has been developed for use in household, industrial, personal and healthcare, decorative and fashion applications using aerosol cans or spray-guns, and will soon be found in products available everywhere.

via I Am an Engineer to Change the World

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MAJ

Regardez cette chaise couverte du même produit « Spray-on  »! Incroyable!

Hygiene Covers

Fabrican may also be used to create waterproof, yet flexible and soft coverings for mattresses and cushions. It is an ideal system for hospitals/hospices/hotels or anywhere that has a lot of beds as it is quick, strong and long lasting.

Aaron Mickelson, un étudiant de l’Institut Pratt, pourrait le changer le monde de l’emballage en inventant un packaging presque sans matière avec The Disppearing Package.

Le Figraro / Étudiant:

Côté emballage, c’est la surenchère. Désormais on achète une boite, qui contient des sachets, qui abritent d’autres sachets… Et les poubelles enflent de tout ce plastique. Tout juste diplômé de l’Institut Pratt, Aaron Mickelson a consacré sa thèse à la conception de prototypes de produits presque sans emballage mais tout aussi glamour. Une invention qui pourrait avoir des répercussions écologiques heureuses à l’heure où les déchets, si nombreux, ont formé une masse dont la superficie serait équivalente à six fois la France, comme un septième continent qui flotterait dans nos océans.

C’est un pack d’idées aussi brillantes les unes que les autres, nommé The Disppearing Package (l’emballage qui disparaît, ndlr) qu’Aaron a mis en place. À partir de cinq produits de tous les jours, il a repensé la fonctionnalité de l’emballage et son potentiel séduction.

Cette idée rappelle l’emballage soluble de Simon Laliberté présenté sur Packaging UQAM. À ce rythme, un jour, il n’y aura plus de suremballage!

via Pierre Allard

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Le design fait-il vendre? Bah, voici une étude de cas assez convaincante merci et très drôle. NYC Garbage prouve que le design fait vendre n’importe quoi, mêmes des vidanges parce que NYC Garbage emballe des déchets et que, et bien, ça rencontre un certain succès. Ces déchets emballés dans un cube en plastique transparent sont identifiés à des ville comme New York avec une typographie toute simple. Il y a même des éditions limitées. NYC Garbage :

The story behind NYC Garbage:

Justin Gignac is a New York City based artist and entrepreneur. He began selling garbage in 2001 after a co-worker challenged the importance of package design. To prove them wrong, he set out to find something that no one would ever buy, and package it to sell. Looking around the dirty streets of Times Square, garbage was the perfect answer. Twelve years later, over 1,400 NYC Garbage cubes have been sold and now reside in 30 countries around the world.

In addition to original New York City Garbage, Gignac has also produced a number of limited edition cubes. Past editions include: The Republican National Convention, the World Series at Yankee Stadium, New Year’s Eve in Times Square, the NY Giants Victory Parade, the first day Gay Marriage was legal in NYC, Obama’s Inauguration and St. Patrick’s Day in Dublin, Ireland.

Justin resides in SoHo with his wife, Christine, where they keep busy by creating paintings for Wants For Sale and Needs for Sale. He is also the co-founder of Working Not Working, a site that pairs ad agencies and companies with the Universe’s best freelance creatives.

Vous comprendrez que je blague en disant que le design fait vendre n’importe quoi. Ce projet est bien entendu un projet artistique qui critique la surconsommation. Ça reste une démonstration assez convaincante que l’emballage du produit est important dans la stratégie marketing. Ce n’est certainement pas applicable à toutes les entreprises et à tous les produits!

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Summly est une application qui est tout sauf ennuyante. Voilà, tout est dit. Maintenant, regardez cette belle ergonomie:

Summly A news app designed by and for the millenial generation

App Wednesday: Summly Review

Sans oublier l’excellente vidéo sur la page d’accueil du site

À propos des créateurs, en ce qui nous concerne..:

Nick D’Aloisio (Founder)

Nick has been creating iPhone apps since 2008 which included Facemood and SongStumblr prior to Summly. He also enjoys art, typography, chair design, cricket, philosophy and seeing his friends.

(…)

For creative work and design on the App, Robin Razka of Tapmates has played an incredible role – as one of the major design influencers working closely with Nick to bring Summly to life. The stunning cover page images – that help bring the App alive – are from photographer Kevin Abosch. Thanks also go to the team at Sandwich Video – and especially Adam Lisagor for the spectacular video.

Côté vocabulaire, on parle ici de design interactif et d’ergonomie d’interface. Vous pouvez en apprendre davantage sur ce sujet dans la catégorie « Design interactif, interactivité » de ce blogue.

via Jeff Lee

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Je reçois beaucoup d’intérêt pour le billet que j’ai écris sur la marque Chanel et qui traite de l’aspect sémantique du flacon Chanel no5. J’ai donc pensé aborder le sujet des bouteilles et flacons de parfum plus en détail. Comme je l’écrivais dans La stratégie « musique, eau et parfum » pour le marketing promotionnel, la senteur d’un parfum peut engendrer différents comportements, tel que l’ont étudié des spécialistes en neuromarketing. Les odeurs sont fortement liés aux souvenirs.

L’emballage et le flacon comme tel des parfums mérite une attention  particulière puisqu’il l’outil permettant au consommateur de percevoir la qualité du parfum et son utilité sociale avant même de l’avoir senti. Par « l’utilité sociale » du parfum, j’entends qu’il joue des rôles dans les échanges sociaux et la communication:

  • un cadeau pour soi ou pour l’autre;
  • un objet de consommation ostentatoire démontrant un statut social capable de se payer un luxe;
  • un objet nécessaire pour le mode de vie actuel, qu’il métro-boulo-dodo ou adapté aux sorties spéciales;
  • un moyen d’attirer et de séduire des prospects ou son conjoint actuel;
  • etc.

Certaines bouteilles de parfum sont particulièrement réussies parce qu’elles communiquent efficacement le message que devrait vouloir s’approprier celui qui achète le parfum et qu’elles sont  des outils marketing efficaces de par l’agencement de leur forme, couleurs et textures. En mariant bien les choses, on arrive à bien distinguer son parfum de celui de ses concurrents tout en étant à même d’atteindre notre cible dans le marché.

Bang par Marc Jacobs : Cette bouteille de parfum semble avoir été défoncée par un coup (« Bang! »). Le mot « Bang! » évoque la provocation, la force, la violence, l’instinct. C’est réussi parce que c’est hors norme et que ça atteint directement un public cible de mâles qui veulent assumer leur virilité L’effet miroir du parfum joue aussi dans l’effet distinctif puisqu’on s’y voit au travers en passant devant, il y a donc une interaction avec le consommateur avant même qu’il ne prenne la bouteille.

Bang Marc Jacobs for men

Bang par Marc Jacobs

via fragrantica

Marc Jacobs BANG Promo

Bang by Marc Jacobs review

Paris Hilton présente Paris Hilton for women, un flacon élancé donnant une illusion d’optique de sorte à capter le regard instantanément sur un présentoir. La marque fait référence à la célébrité Paris Hilton, féminité désinvolte devenue icône populaire. La qualité du revêtement flacon comme telle n’est peut-être pas la meilleure, mais l’illusion d’optique est impressionnante en étagère. Le flacon se distingue complètement de ses concurrents. Bref, c’est un succès parce que pour une bouteille qui ne coûte pas cher à produire, on a un résultat intéressant sur le consommateur qui est interpellé par la bouteille dans l’étalage. Je vous mets au défi de trouver un flacon plus efficace à ce niveau-là! L’illusion d’optique rapproche pour ainsi dire le flacon de celui qui le voit du coin de l’oeil…

Paris Hilton Paris Hilton for women

Paris Hilton for women

 via fragrantica

Paris Hilton Perfume/Cologne Review

Pour d’autres analyses de parfums, je vous invite à consulter TheFragoholic.

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MAJ

Par ailleurs, j’apprécie ces flacons:

Pour Hommes 2 in 1, 2003, ISSEY MIYAKE MEN, JAPAN de Karim Rashid (Eau de toilette + Déodorant)

Pour Hommes 2 in 1, 2003, ISSEY MIYAKE MEN, JAPAN de Karim Rashid (Eau de toilette + Déodorant)

via penthousedesign

Lacoste Touch of Pink:

Lacoste Touch of Pink is a fruity-floral which captures the essence of a woman full of youthful sensuality. A real classic for a woman who are young yet grown-up, classic yet modern, innocent yet knowing. Her femininity shines from within and her unique charm is as compelling as it is captivating.

Lacoste Touch of Pink

via The Perfume Shop

Un skateboard éclairé, voilà l’innovation spectaculaire qu’offre Samadhi Production avec FIREFLY:

created by:
samadhiproduction.cz
jamcopters.cz

DIRECTED BY
Jan Minol

PILOT / TECHNICAL SUPPORT
Jan Dojcan

STORY
Jan Minol / Jan Dojcan

EDIT / POSTPRODUCTION
Jan Minol

SPECIAL CREATIVITY
Jana Minolova

CAMERA OPERATORS
Jan Fuksa
Ondrej Prochazka
Daniel Truhlar

SKATER
Jan Minol

SONG
Nullified Mark Petrie

Watch making of FIREFLY here:
vimeo.com/55086619

via Matthieu Dugal

L’objet rappelle la mode des néons sous les voitures de luxe, une tendance qui fait parfois des résultats assez moches. Avouons pourtant que sur un skate, c’est spectaculaire. Dans la veine des skates au design délicieux, rappelons le skateboard volant futuriste de Back to the Future, l’Hoverboard, qui reste encore à inventer, quoiqu’il en existe un concept esthétique ici:

HOVERBOARD – NILS GUADAGNIN

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