Archive for the ‘Design : création, créativité, imaginaire’ Category

Qu’est-ce qu’un Fab lab?

Wikipédia:

Un fab lab (contraction de l’anglais fabrication laboratory, « laboratoire de fabrication ») est un lieu ouvert au public où il est mis à sa disposition toutes sortes d’outils, notamment des machines-outils pilotées par ordinateur, pour la conception et la réalisation d’objets.

La caractéristique principale des fab lab est leur « ouverture ». Ils s’adressent aux entrepreneurs, aux designers, aux artistes, aux bricoleurs, aux étudiants ou aux hackers en tout genre, qui veulent passer plus rapidement de la phase de concept à la phase de prototypage, de la phase de prototypage à la phase de mise au point, de la phase de mise au point à celle de déploiement, etc. Ils regroupent différentes populations, tranches d’âge et métiers différents. Ils constituent aussi un espace de rencontre et de création collaborative qui permet, entre autres, de fabriquer des objets uniques: objets décoratifs, objets de remplacement, prothèses, orthèses, outils…

Pour être appelé fab lab, un atelier de fabrication doit respecter la charte des fab labs1, mise en place par le Massachusetts Institute of Technology (MIT). Pour être identifié en tant que « fab lab MIT », il faut passer une certification et des formations, mais un fab lab n’est pas nécessairement affilié au MIT. Les fab labs sont réunis en un réseau mondial très actif, d’après son initiateur Neil Gershenfeld2.

Pour en apprendre plus sur ÉchoFab et les Fab lab, je vous invite à consulter une conférence de Geoffroi Garon:

http://conf.teluq.ca/p4qurttliqi

http://www.geoffroigaron.com/ressources-thematiques/living-lab/

Cette semaine, j’ai fait un Facepalm. Cette semaine, j’ai eu un déclic mental. J’ai compris que pour arriver à mettre en marché les produits que j’avais imaginé, je devais m’adresser à des gens spécialisés en matériaux. Wow! Quelle découverte! Moi qui travaillait un peu à l’envers, je développais mon idée de startup sans m’adresser ensuite aux bonnes personnes pour rendre concret mon projet.

J’ai perdu tellement de temps avant de rencontrer la bonne personne qui n’a raconté ce petit truc tout simple finalement! J’ai passé un bon moment au début à chercher un ébéniste, mais j’avais arrêté ma quête à une seule personne. C’était pour cela que mon projet en bois n’avait jamais levé! J’avais le plan d’affaires, j’avais le produit, mais je n’avais pas LA BONNE ÉQUIPE derrière moi!

Quel déclic simplement génial! Je le résumerais ainsi: développer votre idée et ensuite soumettez-là à un expert de la matière dans laquelle votre idée est faite. Ce n’est pas un producteur ou un manufacturier. C’est véritablement un expert de la matière.

Par exemple, si vous inventez une brosse-à-dents, contactez un spécialiste du plastique. Si vous concevez des bottes, contactez un spécialiste des tissus et des caoutchoucs… Si vous faîtes un programme informatique ou un application, parlez de votre concept à un programmeur Apple par exemple… Tout simplement: entourez-vous de gens qui en savent plus que vous sur la matière que vous cherchez à transformer, ça vous évitera tellement de perte de temps!

J’ai enfin compris pourquoi les gens disent toujours: il faut savoir s’entourer!

À propos, à quoi pourrais-je vous servir? Je suis designer de produits, je suis la personne qui peut vous aider à faire de votre idée un objet de consommation et qui peut vous aider à rendre votre produit plus « sexy », ergonomique et fonctionnel/pratique.

À C2MTL, une conférence sur la créatvité, Fred Dust parle de design. À voir!

C2MTL 2013: Fred Dust – Affaires et design

Fred Dust parle de l’importance de bien observer son sujet avant de faire un travail de design.

Le designer industriel est celui qui vous permet de faire passer une idée jusqu’au plan de fabrication pour la production en série. Pour en savoir davantage, voyez mon portfolio. Pour créer et produire un objet, il faut, comme dans toute entreprise, un plan conception et développement. Voici celui que je vous propose.

Si vous n’avez qu’un seul billet de ce blogue à lire, lisez celui-ci:

POUR LES INVENTEURS ET JEUNES ENTREPRENEURS

1. « Connais-toi toi-même » (Socrate) et débloque ta créativité

Le départ est simple, il faut d’abord se connaître soi-même et savoir juger si on a les moyens de ses ambitions. On voit souvent des inventeurs vendre leur chemise (se ruiner) pour que leurs idées soient réalisées. Et puis leurs idées plantent, tout simplement parce qu’eux-même, comme individu, ne sont pas capable d’encaisser la pression. Si vous êtes là, je vous suggère de lire :

2. S’éduquer à inventer et à faire du brainstorming

Comme les inventeurs sont souvent les premiers à chercher à fabriquer leur objet de rêve, il importe de souligner le besoin de s’éduquer, de se renseigner, de lire des études et faire des tests sur soi-même. Quelles études doit-on lire? On doit lire les études qui relèvent du côté légal de la chose (les brevets, les droits d’auteurs), mais aussi au sujet des tendances de consommation et s’entourer de gens capables de nous accélérer la tâche. À ce sujet, je vous invite à lire:

POUR LES ENTREPRENEURS D’EXPÉRIENCE

3. Savoir clarifier son processus de décision

Le processus de décision est fondamental dans la réalisation d’un objet. En étant bien orienté dès le départ, vous pouvez éviter des erreurs de production. Pour en savoir plus:

4. Décider du type de partenariat avec le designer industriel

Votre relation avec le designer de produit est essentielle. Pour bien démarrer, vous devez mesurer votre implication dans le processus de design. Serez-vous très impliqué dans le processus? À lire:

5. Savoir communiquer avec le designer

Dans la tête du designer, ça se passe ainsi: il y a un maximum de données venant de votre part que le designer assimile et traite de manière à obtenir un portrait réaliste de ce que vous voulez et de ce que le consommateur veut. Puis, il suit les étapes naturelles du processus de design:

  • Brainstorming;
  • Sketchs, dessins, croquis;
  • Réalisation d’un concept accepté de tous sur papier;
  • Modélisation 3D, maquettes, prototypes;
  • Plan de fabrication.

Les outils classiques sont les suivants: crayons, papier, ordinateur, planche à dessin (électronique ou papier), atelier de maquette et de prototypage.

Voilà! Je vous souhaite de commencer avec le sourire et la passion au coeur, parce que créer un objet est une expérience surprenante!

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J’avais envie d’écrire un titre absurde pour vous introduire au monde un peu fou des créatifs. Dans « 29 WAYS TO STAY CREATIVE », on explore des moyens de rester créatif:

Ce type de conseil fonctionne bien si vous êtes créatif dès le départ dans votre nature propre. On pourrait argumenter du fait que l’être humain est en essence un être créatif. Ce n’est pas là mon propos. Je vous simplement orienter votre attention vers le fait que des gens qui veulent devenir créatif rencontre souvent des obstacles dans leur propre esprit qui les empêchent d’arriver à ce but. Le problème à votre non-créativité, c’est vous. Changez-vous vous-même, vous êtes rouillé!

Comme toute autre habitude, c’est en prenant un risque qu’on change vers une vie plus créative. Changez votre routine peut certainement vous aider à cibler les moments-clé où vous êtes créatif naturellement: au bureau, en voiture, dans la douche… Apprenez à laisser la créativité prendre un espace dans votre routine.

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Cette année, un entrepreneur en communication m’a contacté pour que je l’aide à développer une culture créative dans son entreprise. Je lui ai fait un plan détaillé pour qu’il motive ses employés et qu’il ait un certain contrôle sur la démarche créative.

J’écris déjà depuis 2009 sur l’innovation en entreprise et sur des méthodes pour augmenter la créativité. J’ai regroupé mes textes dans ces catégories:

Côté créativité, mon texte préféré est « Bobak Ferdowsi, l’esprit d’équipe et l’image de la NASA »:

La leçon est que l’esprit d’une entreprise transparaît dans chacune de ses manifestations et que la créativité des employés doit être mise à profit pour que la culture de l’entreprise soit à son meilleur.

Pour ce qui est du management de l’innovation, j’ai écris sur « Bill Gates donne sa méthode de recherche et développement (R et D) ».

Mon billet préféré dans le domaine de l’innovation est « De l’intégrité à l’innovation », où j’écris:

Combien de jeunes entrepreneurs m’ont demandé la clé du succès des entreprises qui font de l’innovation et du design… Je pense qu’il y a ici une bonne partie de la réponse! Quelle surprise se fut pour moi d’entendre Me Paul St-Pierre Plamondon, président et porte-parole de Génération d’Idées, à l’émission : RDI Économie – Entrevue Paul Saint-Pierre Plamondon (23-11-2012, 18h30):

Le modèle suédois. Entrevue avec Paul Saint-Pierre Plamondon et Henrik Mattsson.

Dans son entrevue, St-Pierre Plamondon définit une logique du modèle suédois qui mène à une meilleure performance. La logique est la suivante: en étant intransigeant avec la corruption, on gagne la confiance du public de sorte à faire régner un esprit d’intégrité qui permet ensuite des essais et erreurs et des remises en question, ce qui est un processus propre à la recherche et développement et donc, à l’innovation. 

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L’option du design est une option audacieuse. C’est bien entendu qu’il est moins coûteux de ne rien changer. Il est aussi moins coûteux de perdre des clients que d’aller en chercher avec des publicités à coût de millions. Alors pourquoi faisons-nous de la pub? Parce que la publicité permet d’agrandir notre présence dans le marché et d’atteindre une cible. Il en va de même du design. Pourquoi choisir le design? Simplement parce que le design permet d’augmenter son chiffre d’affaires en éliminant entre autre les pertes et de rejoindre des marchés de niche bien ciblés!

À ceux qui doutent de la rentabilité de faire du design, lisez mon billet « PME et design : études de cas et données statistiques »:

Si vous n’avez que trois études à lire pour comprendre l’impact du design sur une entreprise manufacturière, lisez, dans cet ordre :

  1. The Impact of Design on Stock Market Performance (PDF) (Monde), Design Council;

  2. Le design industriel au Québec – un Outil stratégique de compétitivité (PDF), Gouvernement du Québec;

  3. Synthèse des résultats de l’enquête sur la perception et l’utilisation du design industriel par les entreprises manufacturières québécoises, Gouvernement du Québec, Développement économique, Innovation et Exportation, avril 2008, 32 pages. (PDF) (Québec, Canada),Gouvernement du Québec.

Voici une discussion que j’ai eue avec un jeune entrepreneur récemment:

LUI: Nos clients nous disent que notre compartiment pour accéder à la batterie est difficile d’accès et que c’est long et frustrant. Le design de ce morceau est mal conçu. Nous sommes ingénieurs. On connait rien là-dedans. Pourriez-vous nous aider?

MOI: Oui. C’est un problème d’ergonomie. Il faudrait que vous respectiez le cycle d’utilisation. Vos clients ont probablement des gants…

LUI:  OK. On sait que nos clients préfèrent nos concurrents parce que cette pièce-là est inconfortable.

MOI: Je peux vous dessiner une nouvelle configuration. Je pourrais voir des images?

LUI:  Non. Je pense qu’on va plutôt attendre d’avoir des ventes et le budget pour du design. Nos brevets ne sont pas encore prêts.

MOI: On pourrait signer une entente de confidentialité. Je peux aller vous voir sur place.

LUI: Ouais… Je vais plutôt attendre de faire quelques ventes…

Quelle réflexion étrange? Pourquoi essaient-ils de vendre quelque chose d’invendable? Cela me rappelle le véhicule futuriste que je critiquais dans mon billet « Une voiture électrique en forme de pyramide »:

Bref, je lance ce message aux inventeurs: même si on invente un produit intéressant et qui rempli un véritable besoin, ça ne veut pas nécessairement dire qu’il sera commercialisable.

Et quand on argumente sur la valeur ajoutée du design, je me souviens de mon billet « Marketing: Il est très probable que votre produit ou service soit sans âme »:

S’il y a une chose en commun entre tous les designers, c’est leur très forte habileté à critiquer de façon constructive un produit ou service. Cela dit, l’un des éléments clés qu’il manque à la majorité des produits et services que j’analyse, c’est une âme. Tout bonnement une âme (ou le semblant d’une âme comme on pourrait dire qu’un objet à une âme), c’est-à-dire une intention, une vie propre, une histoire, un esprit, une forme de raison d’être au delà de la fonction.

Avez-vous estimé le coût de vendre quelque chose d’invendable? Avez-vous estimé le coût de ne pas entrer dans un nouveau marché? Avez-vous estimé le coût de cesser d’encadrer vos vendeurs sur des cibles imprécises?

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Des entreprises de branding font parfois fausse route en cherchant à ne pas tenir compte des inputs émotifs dans leur démarche alors qu’ils visent précisément à  motiver des consommateurs à passer à l’action. Il y a une chose dont ils ne font certainement pas assez attention, c’est au « coeur d’enfant » de chacun des consommateurs. Je sais, ça sonne « psycho-pop », mais il faut rappeler que de nombreux contemporains sentent un réel niveau d’aliénation dans leur milieu de vie. Des sociologues en traitent de long en large dans leurs ouvrages.

L’aliénation (Sciences humaines) :

Des sociologues aussi différents que Pierre Bourdieu et Luc Boltanski ont chacun à sa manière mis en doute cette description de l’aliénation comme pur produit de structures sociales et économiques. Faisant fond sur leurs perspectives critiques, S. Haber propose de considérer la dimension subjective du phénomène. Ainsi comprise, l’aliénation traduit l’expérience concrète d’un individu qui se sent dépossédé de sa puissance d’agir et ne parvient plus à accomplir les possibles dont il se croit porteur. L’aliéné éprouve une limitation existentielle et peine à s’ouvrir à lui-même, aux autres et au monde. Ne pas pouvoir être soi, telle est la maxime de l’aliénation subjective qui, selon l’auteur, correspond au sens profond que l’on doit donner à cette notion.

Pour éviter que le côté affectif  « en soi » se perde dans la stratégie de rebranding, il existe une idée toute simple et qu’on utilise en art et en marketing lorsqu’on veut s’assurer de bien communiquer un message. On appele cela « le test de l’enfant de 5 ans ».

Le test de l’enfant de 5 ans

Ça consiste à présenter le résultat d’une démarche créative devant un enfant de plus ou moins 5 ans et d’enregistrer sa réaction à vif. La pertinence de ce test est démontré lorsqu’on place un enfant de cinq ans devant une tablette iPad: les yeux brillent, ils sont tout émerveillés.

La série de vidéos Youtube « Kids react too » de TheFineBros est une démonstration réaliste de ce dont je parle.

Certaines marques se laissent envahirent par des enfants le temps d’une journée, question de revoir totalement leur entreprise d’un oeil nouveau. D’autres changent de clientèle et visent des « kids » pour revoir le mode de fonctionnement.

Pink Ponies: A Case Study

*** Attention, je ne recommande pas qu’on fasse de la publicité adressée aux enfants ou qu’on leur présente tout et n’importe quoi. J’invite seulement à ce que les produits te services qui sont catégorisés « pour tous » soient présentés à des enfants lors de tests en focus group pour qu’on observe leur réactions émotionnelles immédiates. ***

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    LE DESIGN ET L’ÉCOLOGIE est un essai qui vise à vulgariser les concepts généraux liés à l’éco-conception de manière simple et concise. Il s’agit d’une introduction à l’éco-conception qui inclut une liste de définitions, un constat de l’impact du design sur l’entreprise socialement responsable, la logistique, le cycle de vie, l’image de marque et les normes de développement, ainsi qu’une liste de sites Web à consulter. AUCUN REMBOURSEMENT. AUCUN ÉCHANGE. 11 pages.
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