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Comme entrepreneur, vous avez des idéaux et parfois c’est l’idéologie du profit seul qui guide vos actions. Alors pourquoi serait-il utile de miser sur la beauté?

1. La beauté fait vendre

Ce n’est pas moi qui l’ait inventé: la laideur se vend mal. Les belles choses interpellent les consommateurs dans ce qu’ils ont de plus intime: leur goût.

2. La beauté rassure et attire dans un magasin

Dans un contexte de mondialisation où il y a beaucoup de bruit, la beauté est sécurisante. Elle apaise les sens. La beauté permet de retenir le consommateur dans un espace clé: le poste de vente.

3. La beauté est universelle et propre à la sélection naturelle

La beauté de la poésie est une chose universelle et comme tel, elle permet de créer une culture universelle dans une entreprise. Cette culture qui s’adresse à tout le monde permet de rejoindre tout le monde. Contrairement à la croyance populaire, il y a des choses qui sont belles pour tout le monde. Kant en avait parlé dans ses textes sur l’esthétique. La beauté relève aussi de la sélection naturelle: on a tendance à préférer ce qui est beau et à le conserver avec attention.

Pour les fins de la vente, il faut décrire un design en commençant par la catégorie de produit. L’erreur fréquente que je perçois des entreprises qui sont nouvelles dans le monde de la fabrication d’objet c’est qu’ils n’ont pas réussi à identifier clairement à quelle catégorie appartient ce qu’ils ont à vendre. En somme, ils n’ont pas répondu à  la question: qu’est-ce que je vends? Souvent, ils n’ont pas répondu qu’à la question: à quel besoin est-ce que je veux répondre avec mon objet? Et parfois, ils n’ont pas non plus répondu à la question: comment vendre ce que je veux vendre?

De fait, ces trois questions sont un minimum pour situer un produit de consommation sur les marchés de niche d’aujourd’hui!

Un humoriste québécois célèbre, Yvon Deschamps, vous aurait dit « …qu’ossa donne? » (Qu’est-ce que ça donne?) et « On veut pas le savoir. On veut le voir! ». Mon produit, à que donne-t-il, qu’apporte-t-il à mon client? Mon produit, comment le présenter, le montrer, le faire voir?

J’écrivais dans mon ebook « Le Design tout simplement » qu’il y avait au moins cinq facettes du design*:

  1. Esthétique (apparence, style);
  2. Fonction (pratique, simple d’utilisation);
  3. Rentabilité (aspect économique);
  4. Technique (production, fabrication, matériaux);
  5. Ergonomie (confort, user experience/expérience utilisateur/UX).

*Il y a débat quant à la définition juste du mot « design » à notre époque. Pour plus d’information, lisez:

Pour faciliter votre tâche dans la description d’un design, faîtes référence à des encyclopédie et à des dicitonnaires visuels. C’est là que vous trouverez la terminologie appropriée.

Appuyez-vous aussi sur une démarche de branding. À ce sujet, lisez:

Comme modèle, vous pouvez prendre le monde du cinéma, une industrie véritablement basée sur le principe de la personnalité de marque. Ainsi, un film comme The Lord of the Rings: The Fellowship of the Ring (2001) peut être catégorisé selon différents filtres:

  • À quel public s’adresse-t-il?
  • Est-il nommé aux Oscars?
  • Quel est son score au box-office?
  • Quels sont les acteurs qui y participent?
  • En a-t-on parlé dans le New York Times?
  • Etc.

Par contre, pour un cinéphile averti, qui a vu des centaines, voir des milliers de films, la catégorisation est assez pointue, beaucoup plus pointue que pour un consommateur de film ordinaire. Ainsi, The Lord of the Rings: The Fellowship of the Ring (2001) est un film hollywoodien de genre fantastique, inspiré d’une série de livres écrits par J. R. R. Tolkien, et réalisé par Peter Jackson en 2001, dont le synopsis est :

A meek hobbit of The Shire and eight companions set out on a journey to Mount Doom to destroy the One Ring and the dark lord Sauron.

Notez le degré de précision de la définition:

  • Lieu de production;
  • Genre;
  • Scénario;
  • Réalisation;
  • Année de parution;
  • Description du contenu et du contenant.

Il en va de même pour un objet. Plus la définition qu’on en fait est précise, plus l’objet est distingué de la compétition dans les engins de recherches comme Google par exemple. Ainsi, « une montre à cadran numérique noire fabriquée en 2010 par la compagnie ABC, numéro de série XYZ, de taille normale » est une désignation complète. La distinction d’un mot en soi peut faciliter le repérage Web.

Sachez qu’il ya des trucs de pro de type SEO permettant de distinguer encore davantage votre produit sur le marché et sur le Web en fonction de sa simple désignation nominale. Voir:

Apprenez-en plus en lisant l’excellent livre « Brand design construire la personnalité d’une. Marque gagnante – Marco Bassani, Saverio Sbalchiero, Kamel Ben Youssef, Stéphane Magne ». Pour mieux vendre sa salade, lisez aussi « Convaincre en moins de 2 minutes – Nicholas Boothman ».

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SOURCE:

http://thepiratesdilemma.com/wp-content/uploads/2007/09/fake-louis-v.jpg

La conception de produits permet d’éviter la contrefaçon, mais il s’agit d’un phénomène répendu. Sur le site de J.E. (journalisme d’enquête) à TVA, on présente un reportage intitulé « Canada Goose : contrefaçon ». On y apprend que les manteaux Canada Goose sont si en demande qu’ils sont contrefaits. Pour déterminer un faux, on analyse:

  • La composition
  • La technique de fabrication
  • Le poids
  • La qualité des matériaux
  • La qualité de la finition
Voici des stratégies de design qui empêchent la contrefaçon.
  1. Un logo difficile à reproduire;
  2. Un numéro de série, que le consommateur peut éventuellement écrire sur un formulaire Internet afin de vérifier l’authenticité. La certification d’authenticité accompagnée d’une garantie de remboursement en cas de contrefaçon peut accompagner le produit. Cela est le cas des produits de type antiquité, mais on peut aussi appliquer cette stratégie aux produits quotidiens.
  3. Un élément caché, connu uniquement du fabricant comme:
    • Une étiquette cachée dans l’intérieur de la doublure;
    • Un code graphique presque invisible sur le logo (par exemple, une encre infra-rouge).
Finalement, il est pertinent d’offrir aux distributeurs un style unique de son produit. Par exemple, le distributeur X est le seul à recevoir les produits identifiés à l’aide d’une étiquette rouge. Puis, il faut s’assurer de satisfaire des normes internationales de livraison et localisation de marchandise. De telles normes peuvent être obtenues auprès du service des douanes et du gouvernement.
Puis, au sujet des brevets, je vous invite à consulter:

La vidéo Super Rich : The Greed Game illustre avec beaucoup de clarté l’intérêt de créer des objets véritablement unques pour attirer les gens très riches. Allez à 23 min30:

Ce que cete vidéo confirme, c’est que les gens très riches veulent essentiellement trois choses:

  1. Des expériences uniques et qui imposent le respect et l’admiration;
  2. Profiter de leur argent en achetant ce qui a le plus de valeur, dans une logique de profusion;
  3. Séduire en assurant un statut social supérieur.

Pour atteindre cela, ils exigent un service impeccable et une assurance que le produit ou service prendra de la valeur en donnant du prestige à celui qui en a profité ou en rapportant gros à celui qui se l’ait payé.


Le merchandising ou marchanisage (l’art de la présentation et de la mise en marché) est un sujet relatif au design. Une étudiante m’a posé des questions à ce sujet. Voici mes réponses. D’abord, le mot de cette étudiante:

Je suis étudiante en master 1 en communication institutionnelle à SUP DE PUB, Paris (une école de commnication)
Cette année je réalise mon mémoire sur le merchandising visuel des enseignes de parfums et de cosmétiques.
 
Et j’ai besoin d’interviewer des professionnels du merchandising afin d’enrichir mon mémoire. Effectuer vous des travaux sur les tendances du merchandising visuel?

Bonjour, ce questionnaire a été réalisé pour mon mémoire de fin d’études. Vos réponses me sont d’un très grand intérêt. Merci.

– Sarah Mroue

Voici mes réponses à ses questions.

Le merchandising visuel : techniques et intérêt

Pouvez-vous me donner une définition du merchandising visuel ?

     
  • La mise en valeur de produits et services par des installations (exemples : affiches, bannières ou stand) dans un objectif de mise en marché (marketing).

Le personnel (dimension sociale de l’atmosphère) fait-il parti des composants du merchandising visuel ?

  • Oui et non, cela dépend de la philosophie de l’entreprise. En général, ce sont des négociations entre le service des ventes et celui du merchandising qui aboutissent à des conclusions en ce sens.
  • Lorsque le personnel est en contact direct avec le client et qu’il interagit avec les consommateurs, son importance est grande, donc on a tendance à créer un look. Au contraire, on ne travaille généralement pas le visuel des employés qui ne sont pas en interaction avec les clients, question de réduire les coûts.
  • Les vêtements des différents départements d’une boutique ne porteront pas le même type d’uniforme. Ces uniformes sont des codes qui facilitent le service à la clientèle. Ils indiquent un message de professionnalisme.
  • Aussi, il est possible de donner comme objectif à une entreprise qu’il n’y ait pas d’uniforme comme tel, mais plutôt un code vestimentaire général. C’est le cas dans les restaurants et bars qui se veulent accessibles et branchés en laissant une part de créativité à leurs employés.
  • Le look peut aussi favoriser l’achat. C’est le cas de la boutique de jouets Benjo à Québec où les employés sont déguisés et présentent les jouets avec amusement de sorte à créer une atmosphère festive qui pique la curiosité des enfants et des parents.
  • Puis, les postures de travail des employés sont à revoir ainsi que l’aménagement des postes de service. Certains consommateurs ne veulent pas être servis par une personne assise ou par une personne derrière une vitrine. C’est une question de bon sens généralement selon la vitesse d’exécution du service et de contraintes relatives à la tâche de l’employé.

A quelle fréquence les enseignes modifient elles leur merchandising visuel? (saisons, nouveaux arrivages etc.)

     
  • Selon mon expérience, les visuels des boutiques changent à toutes les saisons au minimum. Il faut comprendre que certaines boutiques voient leur stock modifier à toutes les deux semaines et ce sont les fournisseurs qui leurs envoient des affiches.
  • Généralement, il existe aussi des enseignes qui ne sont changées que lorsqu’on revoit l’aménagement complet du magasin.
  • Puis, il y a des produits qui viennent dans leur propre stand. Ceux-là sont modifiés rapidement (disons une semaine), dès l’épuisement des stocks.

Pouvez-vous me citer quelques nouvelles tendances du merchandising visuel ? Quelles enseignes appliquent ces nouvelles techniques ?

  • L’interactivité. Comme dans l’ensemble des activités de nature marketing, la tendance en vogue est l’interactivité. Donc, il s’agit de faire interagir les consommateurs avec des objets animés, des écrans tactiles, des appareils  électroniques, etc.
  • L’authenticité. Le fait d’utiliser un flacon de parfum à tester représente un évènement authentique dans la journée du consommateur. Ce genre d’évènements authentiques est en demande.
  • L’expérience totale. C’est l’idée d’impliquer le consommateur dans un parcours visuel allant de l’entrée du magasin à sortie et plus tard encore de sorte à imprégner une image forte dans son esprit. Cette expérience se poursuit à la maison lorsque le consommateur se rappelle de son expérience en entrant en contact avec l’emballage, la facture, le site Web, etc.
  • La distribution automatique. Depuis quelques temps, on sent monter un intérêt pour l’utilisation de distributrices automatiques. On place le produit dans une de ces distributrices et le consommateur exécute lui-même l’achat.
  • Le recours à Internet. Certains entreprises ont aussi recours à des postes informatiques afin d’inciter les consommateurs à faire des achats en ligne, question d’initier ce genre de pratique auprès de la population.

Dans quel but les enseignes font elles appel au merchandising visuel ?

  • C’est une question de cohérence. L’incohérence dérange. La cohérence apaise et rassure. Elle donne donc envie d’acheter.
  • Puis, les consommateurs réagissent inconsciemment à certaines géométries de l’espace, certaines couleurs, formes, etc. Ces signaux les incitent à accomplir des actions, dont l’une d’elle est l’achat.

Quels types d’études sont faites auprès des consommateurs ? (exemple : eye tracking etc.). On dit que « les merchandisers empruntent les yeux des consommateurs. »

  • En général, on demande à un groupe test de donner ses impressions de manière structurée, voire scientifique.
  • On peut filmer un client et observer ses gestes.
  • On peut aussi utiliser des logiciels qui calculent les actions.
  • D’une manière très poussée, on peut réaliser des tests (neuromarketing) évaluant les zones du cerveau touchées par certains éléments visuels.
  • Il existe des études scientifiques sur l’impact des éléments visuels. Par exemple, on sait bien que la couleur rouge est vendeuse puisqu’elle affecte le rythme cardiaque.
  • Puis, il existe des principes fondamentaux étudiés par les spécialistes de la géométrie, de la psychologie, de l’ethnologie et de l’anthropologie.

Que pouvons nous dire du merchandising visuel à l’ère du numérique ? Quels conseils donneriez-vous ?

  • D’abord, il faut une présence en ligne efficace, ce qui nécessite une équipe professionnelle !
  • Pour la boutique, il suffit d’intégrer les internautes dans le magasin. Ce peut être par l’intégration d’un écran affichant les « tweets » ou d’une interface permettant le clavardage entre employés et internautes ou internautes et consommateurs. Ce peut-être aussi par l’intégration d’une Webcam diffusant des images de la boutique lors d’évènements spéciaux. Enfin, il ne faut pas sous-estimer l’impact des technologies interactives. Les projections 3D, ambiances musicales et ambiances lumineuses interactives ont un impact significatif sur l’expérience vécue par le consommateur en boutique. Il ne faut pas oublier d’intégrer des outils comme Foursquare qui augmentent l’achalandage.
  • Pour les autres, il ne faut pas oublier d’être tangible dans le monde réel autant que virtuel. Les consommateurs apprécient de toucher, voir, parler en face-à-face avec un être humain, dans un monde réel.
  • Enfin, il est utile d’intégrer l’adresse de son site à ses outils promotionnels (un point important que certains oublient malheureusement).

Les pratiques du merchandising visuel sur le web sont-elles différentes du merchandising visuel dans une enseigne ?

  • Bien entendu : oui.
  • Le Web est régi par des normes et standards correspondant à la navigation Internet : ergonomie, référencement Web, etc. Le Web est intangible, mais ce sont les choses tangibles que les consommateurs achètent en général. Certains sites ont intérêt à ressembler au monde réel, d’où l’intérêt des boutons 3D, textures réalistes, vidéos et photographies. Sur le Web, c’est plus proche d’une enquête dans une encyclopédie.
  • L’enseigne est structurée selon des normes que je dirais « ethnologiques » en ce sens que la consommation en boutique est un acte de socialisation. Donc, on a intérêt à inclure des bancs, comptoirs de service chaleureux, espaces de détente et de divertissement, « bac à trouvailles », etc. Dans une boutique, c’est plus proche de la chasse au trésor.

Le fun shopping : consommer autrement

Aujourd’hui on parle de fun shopping ? Qu’est-ce que cette tendance a apporté aux enseignes ?

  • Les consommateurs achètent pour se faire plaisir et cela depuis longtemps. On ne fait que remettre à jour les pratiques des galeries d’art, boutiques de poterie et d’artisanat en les appliquant ailleurs. Maintenant, on comprend l’impact du design sur le roulement des consommateurs en magasin : ils cheminent d’un intérêt à un autre et s’arrêtent aux endroits les plus stimulants positivement.
  • Donc, il y a plus d’éléments stimulants positivement : odeurs, musiques, couleurs, géométries circulaires ou ovales, textures recherchées, zones de divertissement à même la boutique, espace de dégustation, etc.

Pouvez-vous me commenter cette phrase ? « La mise en scène contribue au ré enchantement de la consommation »- Hetzel (2002)

  • Je suis d’accord. Les objets produits en série n’ont plus de valeur comme tel, ce sont leur impact dans la mémoire des consommateurs qui compte. La mise en scène des objets permet de les imbriquer de manière positive dans l’imaginaire des consommateurs afin qu’ils leurs donnent du sens.

Comment accélérer les ventes ?

Comment éviter les coins morts dans un point de vente ?

  • L’habillage des coins morts, c’est plutôt inefficace. C’est l’ensemble de la géométrie d’un local qu’il faut revoir pour qu’il n’y ait pas de coins morts. Pour cela, il faut penser à un aménagement Feng shui qui maximise la circulation des personnes dans la boutique. La clé de tout cela, c’est d’imiter l’aménagement des casinos: facile d’y entrer et d’aller payer, pas facile d’en sortir sans acheter.
  • Dans un coin mort impossible à modifier, on indique de manière claire le chemin à suivre pour retrouver les coins payants avec des affiches par exemples qui donnent un plan de la boutique si elle est très grande. On  transforme ce coin en coin de divertissement en ajoutant des produits interactifs. On y place un préposé du service à la clientèle pour dégustation/test de produits ou encore une boîte à suggestion.

Pourquoi dit-on que l’étalage en carré est le plus vendeur ?

  • Cela oblige le consommateur à faire le tour de la boutique sur ces quatre murs en le confrontant avec des produits plus ou moins mis en valeur aux coins par exemple.
  • Je ne crois pas que le carré soit la meilleure forme. Je prétends que c’est la forme octogonale qui est préférable, mais elle n’est pas simple à utiliser puisque la majorité des locaux sont rectangulaires ! Cependant, observez l’interaction des consommateurs autour d’une table de démonstration octogonale et vous verrez qu’il s’agit d’une forme à considérer.

Les PLV et les miroirs sont ils un véritable accélérateur de vente ?

  • Cela dépend des types de lieux de vente. Dans une banque, c’est nul. Dans une boutique de vente de vêtement, c’est un must. En général, les surfaces miroirs donnent le sentiment de faire parti du décor, ce qui a un effet inconscient. On se sent ainsi inclut dans l’espace, mais cela a aussi un effet dévastateur si on a une mauvaise estime de soi ! Je crois que la lumière accélère davantage les ventes.

Quel est selon vous un merchandising visuel qui vend ?

  • Il faut de la cohérence autour d’un message marketing à la fois stimulant et extrêmement clair.
  • Exemple : si le message est « Boulanger : pain baguette », tout le décor doit signifier cela. On y verra du pain, des couleurs relatives au pain, des images rappelant le plaisir de déguster du vin, du fromage et du pain. Il y aura une table de dégustation de pain baguette. On verra un gros four à pain chaud et qui sent bon. On sentira l’odeur du pain. On aura l’impression de parler à un véritable boulanger, habillé comme tel. Et pour signifier « pain baguette », on aura l’occasion de voir des œuvres artistiques évoquant le pain baguette, le blé et la farine.

Pouvez-vous me donner quelques chiffres qui illustrent cette efficacité ?

  • Je vous réfère à Neurosciencemarketing.com, un site qui fait la démonstration de l’efficacité des pratiques de design sur les ventes de manière scientifique.

L’ergonomie est un des critères importants que prend en compte un designer. Concevoir de manière ergonomique, cela signifie créer quelque chose de confortable. Ce confort prend plusieurs formes:

  • Ambiance générale
  • Espace de travail
  • Mouvements du corps humain
  • Rapidité d’atteinte à des objets/machines
  • Posture
  • Ajustements pour divers types de physionomies
  • Facilité et rapidité d’exécution des commandes
  • Navigation dans l’espace
  • Navigation dans les mondes virtuels (interface)
  • Couleurs et formes qui attirent ou non l’attention
  • Symboles et techniques facilitant la compréhension

Bref, cela signifie concevoir de manière à ce qu’un maximum de personnes puisse fonctionner adéquatement pendant une durée maximale, dans un état de bien-être et en toute sécurité.

Aussi, les consommateurs veulent bien entendu des objets qui fonctionnent. Pour que le consommateur comprenne que le produit fonctionne bien, l’objet doit être simple d’approche, facile à comprendre. On peut montrer le produit ergonomique à différents groupes ethniques et ils comprendront tous le fonctionnement du produit, car il est conçu de manière à être utilisé par une majorité de personnes avec un minimum d’instructions.

Selon Wikipédia:

On nomme ergonomie « l’étude scientifique de la relation entre l’homme et ses moyens, méthodes et milieux de travail » et l’application de ces connaissances à la conception de systèmes « qui puissent être utilisés avec le maximum de confort, de sécurité et d’efficacité par le plus grand nombre. »

« Être ergonomique » permet d’éviter des pertes d’efficacité et de production, ainsi que des blessures, en plus d’augmenter l’intérêt des consommateurs envers un produit ou service.

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Comment fabriquer un produit de niche en petite série? Quand il s’agit de mettre en production un objet en série limitée, il est nécessaire de tenir compte des principes de logistique facilitant la distribution. Se doter de site Web cohérent avec l’objectif de l’entreprise est un must. Cela permet d’augmenter la visibilité de l’entreprise à moindre coût.

De nos jours, les consommateurs apprécient de suivre le colis de la manufacture à leur domicile. Il est donc primordial d’attribuer un numéro de produit à chaque colis. Pourquoi? Il existe des avantages évidents:

  • Retrouver un colis perdu;
  • Cibler une quantié X de produits avec défauts;
  • Créer des collections, donc volontairement limiter le nombre de produits mis en marché.

De plus, les acheteurs aiment les objets personnalisés. Si vous pouvez offrir un choix de couleurs, matériaux, types d’assemblages, cela représente un avantage. À l’extrême, si vous pouvez signer à la main chaque produit, fabriqué par un artisan reconnu, vous obtiendrez des produits de collection, ayant plus de valeur aux yeux des clients. La stratégie de la création de rareté par la collection s’avère tout à fait cohérente avec l’esprit d’authenticité qui existe de nos jours dans la mesure où l’objet fabriqué est véritablement original.

Puis, il est légitime de se doter d’un inventaire disponible dans un entrepôt de taille réduite, annexé à un bureau des ventes et du service à la clientèle, ainsi qu’à un système de poste rapide, question d’accélérer la chaîne d’action suivante:

  1. Fabrication du produit;
  2. Attribution d’un code produit;
  3. Emballage du produit après fabrication;
  4. Achat en ligne (service des ventes et du service  la clientèle);
  5. Finalisation du colis;
  6. Envoie et suivi du colis.

Pour compléter un cycle fabrication-vente-envoie, il suffit de bien viser une niche. Selon Wikipédia :

Une niche de marché est un petit segment de marché (en termes de clientèle ou de produits). Le nombre d’acteurs du côté de l’offre y est restreint mais la niche est considérée comme rentable, de par la structure peu concurrentielle de son marché. La demande doit être dans ce cas suffisante pour maintenir cette rentabilité. Une niche se définit par l’existence de 3 critères : une définition extrêmement précise, un comportement homogène, et une évaluation quantitative. La difficulté sera de trouver les critères de segmentation adéquats, qui peuvent être très différents selon les marchés. Chaque niche est aussi caractérisé par un mix spécifique, ce qui fait que le même produit peut se trouver présent à la fois sur un marché de masse et sur une niche.

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Vous voulez vendre dans une boutique ou une foire commerciale?

Les designers ont souvent des secrets bien gardés… mais les vendeurs aussi! Voici trois règles pour vendre dans une foire commerciale:

  1. Les gens peuvent toucher le produit ou service et en apprécier la sensation (sens du toucher. Exemple: Toucher un vêtement avant de l’essayer.)
  2. Les futurs acheteurs ont tendance à sourire et se réjouir du produit ou service (émotion. Exemple: C’est divertissant à cause de la musique et des couleurs ambiantes.)
  3. Les clients peuvent interagir avec le produit ou service, le transformer et en parler à leurs amis (pouvoir. Exemple: On repart chez soi avec un paquet cadeau.)

Un bon produit qui se vend tout seul

King Human a de bonnes idées pour vendre dans une foire commerciale, une activité de promotion ou un salon quand on a peu de moyens. Dans sa vidéo, il explique clairement qu’un produit aussi attirant que le gel-pack Snap Heat peut se vendre n’importe où parce qu’il répond aux trois critères (sens du toucher, émotion et pouvoir)!

Je suis designer de produits et je suis toujours étonné de voir comment les produits bien conçus se vendent bien! À mon avis, ce produit est une petite merveille d’un point de vue marketing et design:

Le produit: http://snapheat.com/

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    Laurent Marcoux, consultant en design industriel

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    LE DESIGN ET L’ÉCOLOGIE est un essai qui vise à vulgariser les concepts généraux liés à l’éco-conception de manière simple et concise. Il s’agit d’une introduction à l’éco-conception qui inclut une liste de définitions, un constat de l’impact du design sur l’entreprise socialement responsable, la logistique, le cycle de vie, l’image de marque et les normes de développement, ainsi qu’une liste de sites Web à consulter. AUCUN REMBOURSEMENT. AUCUN ÉCHANGE. 11 pages.
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    LE DESIGN TOUT SIMPLEMENT est un essai qui vise à répondre à quatre grandes questions relatives au design : Qu’est-ce que le design? À quoi sert le design? Qu’est-ce qu’un bon design? Comment travaille un designer?  Né à Québec en 1987, Laurent Marcoux est diplômé en technique de design industriel au cégep de Sainte-Foy (Québec, Canada). Consultant en design, recherche et développement, il est l’auteur d’un blogue : http://designer-entreprise.com.  Notes générales: Ce texte fait 31 pages. Aucun échange. Aucun remboursement.