Archive for the ‘Branding et brand design’ Category

Branding and Logo Design, Matt Rappaport, YouTube Creator Institute

https://www.youtube.com/watch?v=4yxzzq3JNsc

Comme entrepreneur, vous avez des idéaux et parfois c’est l’idéologie du profit seul qui guide vos actions. Alors pourquoi serait-il utile de miser sur la beauté?

1. La beauté fait vendre

Ce n’est pas moi qui l’ait inventé: la laideur se vend mal. Les belles choses interpellent les consommateurs dans ce qu’ils ont de plus intime: leur goût.

2. La beauté rassure et attire dans un magasin

Dans un contexte de mondialisation où il y a beaucoup de bruit, la beauté est sécurisante. Elle apaise les sens. La beauté permet de retenir le consommateur dans un espace clé: le poste de vente.

3. La beauté est universelle et propre à la sélection naturelle

La beauté de la poésie est une chose universelle et comme tel, elle permet de créer une culture universelle dans une entreprise. Cette culture qui s’adresse à tout le monde permet de rejoindre tout le monde. Contrairement à la croyance populaire, il y a des choses qui sont belles pour tout le monde. Kant en avait parlé dans ses textes sur l’esthétique. La beauté relève aussi de la sélection naturelle: on a tendance à préférer ce qui est beau et à le conserver avec attention.

Il est intéressant de revoir les morceaux de son organisation selon la méthode du design utilisateur. J’ai appris cette méthode dans mes cours en design et je l’ai mis en pratique sur le terrain en entreprise. Il s’agit de revoir chaque morceaux de l’entreprise dans l’objectif de la fin du projet. On adapte chaque étape de la démarche de production pour éliminer les coûts et réduire les pertes de temps et d’énergie.

Voici l’extrait d’un texte de 18 pages que j’ai écrit sur les emballages de médicaments. Vous pouvez vous procurer ce document en me contactant.

Critères fonctionnels
L’emballage doit être optimisé pour le transport, prendre un minimum d’espace et demander un minimum de matériaux, question d’alléger son poids. Cela peut être problématique pour l’emballage de petites quantités, d’où l’intérêt alors de faire des emballages plats, ayant plus grande surface, comme le sont certains paquets de gomme à mâcher, de sorte à ce qu’ils soient vus sur les étalages. Il est aussi pertinent d’écrire en braille et d’offrir une texture distinctive sur le produit pour les non-voyants. L’emballage aurait avantage à contenir des indications sous la forme d’illustrations au lieu d’être simplement sous forme écrite, question d’être compréhensible par des analphabètes. Le diamètre des ouvertures du contenant doit faciliter la sortie des comprimés et ne pas bloquer leur sortir ou accélérer la chute de trop de comprimés à la fois. À ce sujet, on peut recommander les emballages sous scellé qui permettent de sortir un comprimé àla fois. On doit éviter les cartons aient des coins pointus et que les pièces en plastiques se cassent sous impact. Il faudrait s’assurer que les comprimés soient à l’appris des agents extérieurs, entre autre du Soleil qui pourrait affecter certains médicaments me dit-on, et les liquides.

Un texte clair et précis
On devrait écrire ceci sur l’emballage : le nom générique et commercial, la force du médicament, les interactions, les effets secondaires, la mise en garde, la raison de l’utilisation et la monographie du produit.

Un code de couleur
Les couleurs peuvent jouer un rôle dans l’adhésion aux médicaments en permettant d’organiser les médicaments dans l’emballage de manière à ce que leur prise soit graduelle, au rythme des tonalités des couleurs. On pourrait ainsi situer les comprimés sur une gradation de rouge (représentant la douleur) à crème (représentant la santé). Comme certaines personnes ne perçoivent pas bien les couleurs, parce qu’ils sont daltonien ou parce qu’ils sont plus âgés, il convient de ne pas surcharger le produit de couleurs arc-en-ciel et d’attribuer un code de couleur qui soit trop subtil.

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Après tout ce temps d’attente, voici enfin une vidéo qui fait l’explication de l’emballage du XBox One:

Unboxing Xbox One

Xbox’s Major Nelson unboxes the new Xbox One for the first time. See what’s inside the Day One edition.

via Buzzfeed

De quoi donner de la salive à la bouche des amateurs de jeux vidéo! J’aime bien!

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Une jolie vidéo de Apple m’a donné envie de vous parler du rôle du design sur l’image de marque:

Apple – Designed By Apple – Intention

L’image de marque est ce que le consommateur voit, littéralement, au moment précis où il existe, dans le moment présent, ici et maintenant. Non pas il y a deux minutes: maintenant. Le consommateur très impliqué dans votre produit ou service a aussi un rôle positionné uen entre-deux, entre deux pôles.

Premier pôle: le consommateur-spectateur devenu consommateur-intervenant

La récente histoire du RockFest 2013 nous rappelle que le consommateur-spectateur est de plus en plus consommateur-intervenant: il intervient dans vos plates-bandes, il interagit avec vous sur les médias sociaux, il écrit à votre sujet…

Le consommateur-intervenant, c’est le fan, le groupie fini qui se tatoue votre marque sur l’avant-bras. C’est lui qui adore ce que vous faîtes, ce qui, il faut l’avouer, est très rare pour une marque commune, voire banale. La marque ordinaire n’a pas de fans. Elle a des clients. Ce type de consommateur n’a pas nécessairement d’argent à vous donner. Il peut être dit « évangéliste », c’est-à-dire qu’il peut faire de la promotion pour vous et parler de vous à ses proches, ses contacts.

Par exemple, je suis un fan fini de Salvador Dalì. Je rêve d’aller à son musée. J’ai lu beaucoup à son sujet. J’ai même écrit un court essai sur lui pour un cours d’arts plastiques. Tout le monde de ma famille proche sait que j’admire cet artiste. On me donne en cadeau des posters de ces oeuvres, des bouquins remplis d’images, etc. Pourtant, je n’ai jamais acheté moi-même quoi que ce soit de cet artiste: ni tableau, ni reproduction… rien. Comme consommateur-intervenant, j’ai partagé ma passion pour Dalì à mes nouveaux amis. J’ai fait connaître son oeuvre. J’ai imité son travail en dessinant de manière surréaliste. Chaque fois qu’on me présente une image de Dalì, c’est un stimulus qui me rappelle que je suis motivé à partager son travail.

Vous avez sans doute vous aussi de l’admiration pour un artiste. Vos proches le savent et vous encouragent dans votre passion…

Certaines marques, relativement peu, ont des consommateurs-intervenants à la tonne: Apple, Google, Starbucks, Facebook, Twitter… Ces marques sont aimées. Mais le fait d’être aimé ne garantie pas de revenu. Les revenus proviennent plutôt de la vente et la vente se fait bien souvent à Noël, dans le temps des Fêtes, ou à un anniversaire, ou à une occasion spéciale. Alors? Alors, il coûte un effort publicitaire pour maintenir l’intérêt sur cette marque jusqu’au moment clé de la vente. Voilà tout: il faut investir pour garder l’intérêt présent. Cet investissement peut être en temps, en effort de programmation, en prospection, en argent, etc.

Deuxième pôle: le consommateur-fabricant

Collectionneur, bricoleur, inventeur, le consommateur-fabricant agit comme contributeur à l’esprit de la marque. Il bâtit une image de marque parallèle à la marque officielle pour la faire coïncider avec son style de vie et son territoire (territoire mental ou spatial). Il décline des couleurs, il définit une palette de saveurs nouvelles, il participe à modifier la perception des gens, il mélange et fait des « remix ». Encore une fois, très peu de marques profitent de la force de ces consommateurs-fabricants. J’en compte quelques unes: World of WarCraft, les séries The Sims, les conférences TED, LEGO®. Ces marques sont des signes qu’on perçoit comme authentiques à l’extrême. Ils représentent une manière de faire les choses, un gage de qualité. Ce sont des plateformes ayant leurs propres règles.

Entre ces deux pôles : le consommateur-rêveur

Entre ces deux pôles se trouve une déclinaison subtile, en tons de gris, de milliers de types différents de consommateurs. Au centre se trouve le consommateur-rêveur, une personne qui sait utiliser l’univers de la marque pour se bâtir un imaginaire et exploiter cet imaginaire. Encore une fois, peu de marques me viennent en tête à ce sujet: Disney, Harry Potter, Star Wars. Le consommateur-rêveur veut une expérience totale. Il est probablement desservi par les gens du marketing qui préfèrent vendre, vendre, vendre. C’est ici qu’intervient le design avec le plus de force: le design permet de créer un imaginaire fort autour de la marque. On utilise le design comme moyen de débanaliser l’objet, de créer de la surprise, de l’étonnement, du plaisir.

Comment mieux se présenter?

Pour mieux se présenter, il faut offrir trois choses:

  1. Du contenu riche pour les fans;
  2. Une signature « design » qui frappe l’imaginaire;
  3. Des outils pour faciliter le feed-back positif, la collection et le bricolage.

À ce sujet, voyez l’excellente présentation « Weyland Industries », un site Web qui se rapport au film Prometheus, accompagné de vidéos « corporatives » totalement fictives pour une compagnie qui est issue de la fiction du film:

Happy Birthday David (Prometheus Viral) – YouTube

Cette présentation à une signature « design » forte et distinctive. C’est aussi un contenu riche offert aux fans. C’est enfin un monde interactif : jeux en ligne, énigmes à résoudre, images à s’approprier, etc.

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Un vendeur de bonbons s’est fait connaître en mettant en vente des lollipops au goût de « breast milk », littéralement un goût de « lait maternel ». Un de ces lollipops de série limitée vaut 10$US.

capture-ecran-lollyphile-2013-06-18

Je sais qu’en France on ne dit pas « sucette », mais au Québec oui… bon disons qu’il fabrique des bonbons sur bâton, des lollipops! L’heureux inventeur de chez Lollyphile (amoureux de lollipops) a reçu une dose d’attention majeure sur les Interwebs en ayant même son produit « breast milk lollipops » présenté sur la page CNN « vidéo » par Jeanne Moos:

via abc

Son site  Lollyphile fait la vente en ligne de bonbons lollipops aux goûts originaux, un peu comme le font les vendeurs de crème-glacée avec leurs parfums diversifiés. Le site fait aussi en quelque sorte la promotion de la philosophie « amoureux de bonbons même à l’âge adulte », qui est en réalité un style de vie. Gros plan philosophique, vous me direz, mais bon…

Vous vous demandez probablement ce que j’en pense? Mise-à-part le fait que ces bonbons sont des produits commestibles en e-commerce et qu’une professionnelle de Santé Canada m’a dit qu’il n’était pas recommander de d’acheter et consommer des produits comestibles achetés via Internet pour des raisons sécuritaires, il faut dire que c’est un coup de maître. Ce jeune inventeur avec son joli chien (qui est tellement mignon qu’il en devient un symbole même de l’entreprise) est un vrai héros du marketing authentique. Il est tellement « 2013 », tellement humain, tellement sympathique. Regardez-le en vidéo, souriant et dynamique, presque exhibitionniste:

Would you try a breast-milk lollipop?

Have a breast-milk lollipop with a cronut, but watch out for the flying pizza. Jeanne Moos dishes on weird food stories. For more CNN videos, visit our site at http://www.cnn.com/video/

On l’adopterait immédiatement comme ami imaginaire Web.

Plus sérieusement, le nom du produit lui-même est un élément de vente majeur. En vérité, le bonbon n’est pas fabriqué avec du vrai lait maternel. Il est plutôt produit avec des ingrédients « au goût  de lait maternel ». Ce jeu sur la nomenclature du produit et sur sa saveur a amélioré son repérage Web, comme je l’expliquais dans mon billet « La nomenclature des produits facilite les recherches Internet ». Ce bonbon si unique à quelque chose d’un objet à collectionner. Ce nom à la limite provocateur, mais surtout plutôt mignon compte tenu de son rapport à l’enfance, a eu un effet sur la perception des consommateurs:

  • Est-ce que je veux vraiment goûter à ça?
  • Est-ce que je peux résister à cette tentation?
  • Est-ce que c’est « politically correct »?

Ce nom a contribué à la renommé du bonbon, au même titre que l’a fait le fameux « heart attack burger » (le hamburger qui donne une crise du coeur) du Heart Attack Grill, célébré par l’auteur de Exploiting chaos, Jeremy Gutsche, dans son chapitre sur l’invention de produits avec des noms originaux.

Heart attack burger

via ctvnews

Conclusion

Développez des produits aux noms très originaux et accrocheurs et vous gagnerez en popularité auprès des amateurs de ces produits originaux et accrocheurs! C’est aussi simple que ça, parfois!

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Dans l’oeil du Dragon a présenté un produit de haute qualité nommé « Gamine et cie », une gamme de poupées et toutous qui ont la forme de figurines humaines.

J’ai adoré ce que l’entrepreneure à dit quand on lui a laissé la place pour parler de son entreprise. Elle a dit: « (Mon entreprise sert à) fabriquer des sourires. »

Wow! Pensez un peu à la profondeur de cette énoncé-là: la fabrication de sourires. J’aimerais que toutes les entreprises qui offrent un service ou un produit à valeur humanitaire aient ce mantra-là écrit sur leurs murs et dans leurs plans d’affaires:

  • Nous fabriquons des sourires.

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