Dans son billet, l’éthicien René Villemure décrit quatre scénarios possibles pour 2030, tels qu’exprimés par la NIC:

Ainsi, d’ici à 2030, quatre scénarios se trouveraient sur la table des décideurs. Premier scénario, le déclin de la domination occidentale se poursuit, la mondialisation s’essouffle et les conflits entre les Etats augmentent. Vision pessimiste mais plausible.

Deuxième scénario : le système se bipolarise de nouveau, cette fois autour du tandem formé par les Etats-Unis et la Chine, catalyseur d’une harmonie mondiale et d’une coopération économique rénovée. Une vision optimiste et plausible aussi.

Le troisième scénario est celui du grand écart, entre des Etats de plus en plus riches et d’autres de plus en plus pauvres ; des inégalités toujours plus criantes à l’intérieur des sociétés puissantes et sources de tensions sociales. Les Etats-Unis n’y seraient plus le gendarme d’un monde éclaté.

Enfin, dernier scénario, celui d’un monde moins institutionnalisé autour des Etats dépassés par la globalisation des problèmes, les sociétés se substituant aux pouvoirs publics.

Pour nous qui sommes Québécois, cela peut poser problème. C’est que nous sommes une nation qui mise beaucoup sur ces exportations et sur des échanges économiques avec les États-Unis. Comme je ne suis pas un spécialiste de la question économique, je vais vous référer à mes articles qui font une analyse de points précis concernant l’industrie manufacturière, celle qui affecte ma discipline de designer. Ces petits articles sans avergure vous donneront tout le moins des points de vue pertinents sur la question de l’avenir de la PME et de la manufacture au Québec et au Canada:

Sur un plan plus global, mes recherches et mon côté futurologue m’indiquent qu’il est grand temps pour les entreprises du Québec qu’elles se dotent de véritables stratégies d’exportation à la grandeur du globe, en particulier dans les marchés en croissance que sont ceux de l’Asie et de l’Inde, pour ce qui est des produits de consommation de mode par exemple. Il faudrait se doter d’équipements informatiques performants et s’allier à des gestionnaires du risque capables de décoder l’immense base de donnée du système économique et faciliter le développement des affaires sur une base quantitative (en gros: départager l’important du négligeable). À ce propos, le big data et le reality mining sont des outils de pointe qu’il faudrait mieux étudier, voir:

De mon côté, comme on ne connait pas l’avenir, je propose qu’on analyse l’histoire de notre nation afin d’en tirer les conclusions suivantes:

  • Le peuple québécois est jeune et il est relativement « frileux » des questions économiques;
  • Les péripéties du printemps 2012 font la preuve qu’il y a une relève intéressée par l’équité intergénérationnelle;
  • Nous sommes dans un secteur géographique plein de ressources très valables pour le futur: eau potable, électricité, minerai et pétrole.

Avec ces trois conclusions, on peut définir trois objectifs:

  • On peut mieux enrichir le Québec avec des institutions faisant la promotion de l’intelligence économique et de la littéracie financière;
  • La population semble au courant des enjeux sociaux à venir et sait réagir en conséquence;
  • Les ressources disponibles devront être mieux exploitées et exportées par des entreprises et des palliers de gouvernement plus au courant de l’importance de leurs actions sur le long terme.

De mon côté, je vous invite à développer vos connaissances en perfectionnant vos processus d’innovation et d’amélioration continue. Je suis la preuve vivante que ces méthodes d’apprentissage accélèrent et améliorent la performance, tant au niveau de la vie personnelle qu’au niveau de la vie professionnelle, et qu’elles ont un impact pour orienter les décisions de demain. Et si vous êtes bloqué à ce niveau-là, lisez :

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