Tendance tribalité: la société de consommation et la notion de civilisation

J’ai remarqué en lisant sur la société de consommation qu’il y a dans notre époque une opposition de moins en moins franche entre la notion de civilisé et de non civilisé. La publicité, les médias et la culture de masse amènent l’individu à se séparer de sa culture d’appartenance pour rejoindre la culture mondiale.

Le monde de l’Art semble chercher à mettre en lumière cette opposition « civilisé / non civilisé ». Ce retour vers une esthétique tribale se fait aussi sentir sur Internet et comme Internet influence les designers, elle se fait aussi sentir dans le monde du design.

La popularité montante du tatouage (voir l’éclatant: Rick Genest), l’arrivé dans les salons de design de matériaux « rought » non polis, naturels, et des logos abondants, la mise en scène guérilla marketing, voilà autant de preuves que la tribu est au coeur des préoccupations. Doit-on y comprendre une quête d’identité? Doit-on y voir un regain d’intérêt pour le communautaire? Doit-on y comprendre que la solitude est grandissante dans les sociétés modernes?

Mon interprétation est la suivante: la ville donne un sentiment d’être seul dans la foule et notre culture est à l’image de cette ville. Puisqu’il existe un besoin naturel pour l’affiliation, des entreprises misent sur le manque ressenti par la population pour faire valoir leur point de vue. En effet, « La structure sociale actuelle des pays occidentaux valorise l’individualisme, la performance, la compétition et crée ainsi des conditions propices à l’apparition du sentiment de solitude. »

Voici des oeuvres d’art font état de la dualité civilisé/non civilisé:

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SOURCE: http://www.cscp.umontreal.ca/consultationpsychologique/documents/depliant_mythes-realites.pdf

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