Aujourd’hui, j’apprends que l’organisme Idéa PME met un terme à ses activités.

Sur le blogue de l’organisme, on peut lire ce matin:

IDÉA était la seule boîte qui proposait de faire les choses différemment au Saguenay–Lac-Saint-Jean, la seule boîte de design industriel pour soutenir et développer les entreprises manufacturières par le développement de nouveaux produits novateurs. Le seul organisme qui assurait une mission de sensibilisation à l’innovation pour développer une région basée sur une économie créative dans le futur.

Nous voulions changer le paysage économique régional, mais il semble que l’ambition était finalement démesurée, puisque la volonté de changement que nous sommes parvenus à installer n’est pas assez forte, même aujourd’hui.

Sachez que j’offre du soutien aux entreprises manufacturières en tant de designer industriel et agent de projet marketing.

À mon avis, ce regard lucide que porte M. Romain Cunat est systématique des bouleversements qu’on causés la crise économique. Selon toutes réserves, il semblerait que les entreprises en design industriel du Québec, en particulier les bureaux de consultations (j’en ai visité plusieurs), soient durement affectés par ce marasme économique. Si il y a moins de travail, c’est parce que :

  • Les entreprises du Québec sont en majorité des PME qui n’ont ni le temps, ni l’argent, ni l’expertise pour enclencher des cessions de recherche et développement importantes et ainsi investir dans l’innovation et la créativité, alors qu’on reconnaît un peu partout dans le monde que l’innovation en industrie est source de grands profits;
  • Le design industriel est une profession peu connue au Québec comme dans le monde, malgré que ce soit un levier économique et que les efforts du designer ont pour impact l’accroissement des revenus en réduisant les coûts de production, de main d’œuvre et en augmentant le potentiel de vente;
  • Les structures de soutient (appelons ça filet de survie) sont pratiquement inconnus des jeunes entrepreneurs parce qu’on n’en fait pas assez la publicité dans les cégeps et université à mon sens;
  • La mondialisation entraîne son lot de changements et de nouvelles formes d’économies sont en train d’émerger : économie et écologie, vente sur Internet, production à courte série par des procédés nouveaux…
  • La concurrence est mondiale et la production en Chine est à faible coût.

De mon côté, je pense que les efforts du gouvernement pour exporter le talent et l’expertise québécoise est tout-à-fait nécessaire. Aussi, les nombreux voyages à l’étranger de Monsieur le premier ministre Jean Charest n’ont rien de provoquant, à mon avis. Ils sont absolument nécessaires. Et d’ailleurs, la visite du PM en Russie caractérise toute l’aventure et je vous invite à regarder ce reportage:

On entend qu’un entrepreneur, via ses contacts avec le PM, a été en mesure de créer une alliance en Russie, ce qui me fait dire: si vous êtes une entreprise manufacturière du Québec, tentez donc par tous les moyens de faire parti de ces voyages d’affaires en contactant immédiatement le Ministère du Développement économique, innovation et exportation (MDEIE)! Vous trouverez des informations pertinentes en posant les bonnes questions à ces professionnels du développement économique via un simple courriel.

De fait, le Québec et la Russie feraient des partenaires économiques intéressants dans la mesure où ils subissent les rigueurs d’un climat semblable. Du moins, c’est ce que m’inspirent les reportages à ce sujet qu’on fait Radio-Canada. D’un autre côté, on critique cette approche comme un manque de responsabilité, mais comme je ne suis pas un spécialiste de la question, je vais me résigner de commenter. En considérant seulement les manufactures, les producteurs et les exportateurs, c’est une action audacieuse et rentable que tous ces voyages.

C’est incroyable de remarquer à quel point les médias ont ignoré les entreprises qui ont profité de ces voyages sous prétexte, j’imagine, que ça ne profite pas au bien commun.

En conclusion, le positionnement des entreprises manufacturières au Québec se doit peut-être d’être à l’échelle mondiale. Si internet permet la distribution rapide des produits et la production pièce par pièce de produits personnalisés, je pense qu’il est temps de revoir la manière dont on conçoit, met en forme et distribue les produits fabriqués au Québec.

SOURCE:

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